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<iframe height="200" style="border: 0px; overflow:hidden" width="100%" scrolling="no" title="Nouveau" src="https://new.mabib.fr/bibliotheque/java/kiosque?titre=Nouveau&style_liste=diaporama&nb_notices=20&only_img=1&aleatoire=0&tri=1&nb_analyse=50&op_hauteur_img=150&op_transition=fade&op_largeur_img=95&op_hauteur_boite=200&op_captions=0&op_autoplay=0&op_visible=0&op_speed=0&op_auto=0&op_scroll=1&rss_avis=1&id_catalogue=5&id_panier=&profil_redirect=&boite=boite_de_la_division_gauche&id_module=7&profile_id=1&id_user=0&styles_reload=0&type_module=KIOSQUE&division=1&id_profil=1&vue=diaporama"> </iframe>Serge Tisseron, né le à Valence (Drôme), est un psychiatre, docteur en psychologie habilité à diriger des recherches en Sciences humaines cliniques, co-responsable avec Frédéric Tordo, depuis 2017, du diplôme universitaire de cyberpsychologie à l’université Paris Cité.
Après une année passée en hypokhâgne au lycée du Parc comme interne, et la validation de propédeutique lettres, il s’oriente vers la médecine avec l’intention de devenir psychiatre. En 1975, il soutient la thèse Contribution à l'utilisation de la bande dessinée comme instrument pédagogique : une tentative graphique sur l'histoire de la psychiatrie présentée sous la forme d'une bande dessinée. Elle est publiée dans une version largement augmentée en 1977 aux Éditions Savelli.
En 1976, Serge Tisseron passe son certificat d’études spécialisées en psychiatrie. Son mémoire porte sur l’utilisation pédagogique de la bande dessinée.
Il est reçu au concours d’internat de Paris. Il s’intéresse aux différents courants de soin, fait une formation en thérapies comportementales dans le laboratoire de Mélinée Agathon, puis part travailler un mois en Italie dans une Unité sanitaire de base organisée sur un mode communautaire.
Parallèlement, il continue à dessiner. Entre 1978 et 1986, il est dessinateur dans la revue P-Dialogue et celle des Cemea VST sous le pseudonyme de Tysron, dans la Revue de thérapie comportementale (qui devient ensuite Revue de thérapie cognitivo-comportementale), puis dans la Revue de psychiatrie française.
En 1998, Serge Tisseron obtient une habilitation à diriger les recherches de l'université Paris-Sorbonne. Il est chercheur associé au CRPMS (Centre de recherches Psychanalyse, médecine et société) à l’université Paris-Diderot depuis 2013 après avoir été chercheur associé au LASI (Laboratoire des atteintes somatiques et identitaires) à l'université Paris-Nanterre. Il est aujourd'hui chercheur associé au CRPMS à l'université Paris-Diderot.
En , le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) lui a commandé un rapport sur le thème : « Quelles protections pour les mineurs dans l'audiovisuel à l'ère d'Internet ? » Ce rapport rendu public en février 2020 propose un nouveau cadre législatif et économique à la protection des mineurs dans les domaines de l'audiovisuel. En 2018, il fait don de ses archives à la BnF. Ses écrits entrent au département des Manuscrits et ses photographies et dessins au département des Estampes. Son film Tisseron en quête de Serge est conservé au département Son, vidéo, multimédia. La BNF lui a consacré un hommage le .
Il est membre de l'Académie des technologies depuis 2015, du Conseil national du numérique depuis 2021 et du conseil scientifique du centre de recherche psychanalyse médecine et société (CRPMS) de l'université Paris-Diderot. Il a été chroniqueur de l’émission Arrêt sur images. Entre 2009 et 2017, il réalise des chroniques de cinéma pour la revue Cerveau et psycho et depuis 2016 pour la revue de l’École des parents et des éducateurs.
Son travail de recherche porte sur les secrets de famille, les relations aux images et le rapport des enfants aux nouvelles technologies.
En 1982, Serge Tisseron propose de voir, à partir de la seule étude des albums de Tintin, un secret dans la famille de Hergé : celui de la souffrance d'un garçon non reconnu par son père, un homme illustre et important (« Haddock et le fantôme du Chevalier, la question du père dans les Aventures de Tintin » Cahiers Confrontation numéro 8, automne 1982, suivi de « Tintin chez le psychanalyste » 1985). Or c'est exactement le secret révélé en 1988 par la découverte d'archives et de documents jusque-là inconnus sur la biographie de Hergé (T. Smolderen et P. Sterckx, Hergé, Portrait biographique, Casterman, 1988). Il a ensuite publié le premier ouvrage théorique consacré aux secrets familiaux (Tintin et les Secrets de famille), le premier ouvrage entièrement consacré à la honte (La Honte, psychanalyse d’un lien social), puis Secrets de famille, mode d’emploi.
En 1990, il est conseiller scientifique de l’exposition des photographies marocaines de l’aliéniste Gaétan Gatian de Clérambault qu’il a contribué à faire restaurer (centre Beaubourg, BPI). Puis il publie avec Mounira Khemir l’ouvrage Gaétan Gatian de Clérambault. Psychiatre et photographe.
Il organise l’exposition « Flous et modernités » présentée aux rencontres d’Arles sur l’explosion du flou dans les années 1990-2000 qui suscite des interrogations de Michel Guerrin. Elle est partiellement reprise avec une interview de Serge Tisseron lors de l’exposition organisée au Musée de l’Élysée à Lausanne en 2023 dans le cadre de l'exposition « Flou. Une histoire photographique ».
En août 2001, dans son ouvrage L’intimité surexposée consacrée à l’émission de téléréalité Loft Story, il donne du mot extimité une définition nouvelle : le désir de rendre visibles certains aspects de soi jusque-là considérés comme relevant de l'intimité. Cette définition connaîtra ensuite un succès considérable avec le développement d’Internet.
Après la parution en 2007 de son ouvrage La Résilience, dans lequel il condamne la réduction du concept centré sur l’individu, et plaide en faveur d’une résilience collective, il est contacté par Jacques Faye, chef du bureau de l'information préventive à la direction de la prévention des pollutions et des risques, pour envisager une action commune favorisant la prévention des catastrophes naturelles. Il crée alors l’« Institut pour l’histoire et la mémoire des catastrophes », puis le site www.memoiresdescatastrophes.org, qui est financé depuis sa création par le MEDDE.
Dans le cadre d’un financement par la préfecture de police, Serge Tisseron crée avec Benoit Labourdette un programme destiné à permettre aux éducateurs d’entrer en contact avec les jeunes déscolarisés en utilisant leur portable comme moyen de s’approprier leur propre vie. Le projet est mis en pratique d’abord avec les éducateurs de l’association Charonne (75010. Paris), puis ceux de l’association Canal (St Denis).
Dès 2011, il alerte sur les risques que peuvent faire peser les robots domestiques sur la construction de l’intersubjectivité. En 2015, il publie le premier ouvrage entièrement consacré à la robotique et dénonce le mensonge de « l’empathie artificielle ». En 2021, il participe à la demande de Olivier Feix à la mise au point d’une salle d’expérimentation dans le cadre du Campus Cyber pour mieux comprendre les failles humaines face aux cybers attaques, et participe à l’enseignement d’un cursus EMBA en cyber sécurité, dans le cadre de Galileo global éducation. Le , il participe en tant que membre du conseil scientifique au lancement de l’association Predictive cyberlab, dont l’objectif est de sensibiliser les entreprises et les collectivités locales à la cybersécurité.
Pour aider les parents à savoir à quel moment et de quelle façon introduire les écrans dans la vie de l’enfant, il propose en 2008 « la règle 3-6-9-12 ». Elle est relayée en 2011 par l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA) , puis par l’avis de l’Académie des sciences. Il en précise les contenus dans Grandir avec les écrans, la règle 3-6-9-12 et reçoit en 2013 un Award du Fosi (Family Online Safety Institute) pour l’ensemble de ses travaux sur les jeunes, la famille et Internet. Parallèlement, la coordination de l’aide aux victimes de maltraitance de Wallonie reprend ces repères d’âge et lance sa propre campagne, mais en proposant un accès libre à Internet dès 9 ans. En 2024, il publie 3-6-9-12+, apprivoiser les écrans et grandir (éres).
En 2010, il présente un programme de lutte contre la violence en milieu scolaire basé sur le développement des compétences empathiques (le « Jeu des trois figures ») qu’il a expérimenté en 2007 avec le soutien de la Fondation de France. Philippe Meirieu lui consacre un documentaire en 2011 , et Télé matin un reportage en 2015. Elle est indiquée en 2013 dans l’avis de l’Académie des sciences comme une activité permettant aux enfants de mieux gérer l’impact de la violence que les images exercent sur eux. Elle est recommandée par la Ligue de l’enseignement. En 2023, la méthode est généralisée à l’ensemble de l’académie de Paris dans le cadre du programme pHARe (prévention du harcèlement à l'école. Depuis 2022, l’association « Développer l’empathie par le jeu des trois figures » est soutenue par la fondation citoyenne Make.org.
En 2014, Serge Tisseron répond à Camille Beglin dans Le Figaro, dans une interview titré Tant pis pour elles !. Il estime que des actrices déposant des photos intimes dans le cloud, devraient être conscientes des risques encourus. Il y rappelle l'importance d'une éducation aux bonnes pratiques sur Internet. L'article est critiqué par quelques médias qui y voient du slut-shaming.
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