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<iframe height="200" style="border: 0px; overflow:hidden" width="100%" scrolling="no" title="Nouveau" src="https://new.mabib.fr/bibliotheque/java/kiosque?titre=Nouveau&style_liste=diaporama&nb_notices=20&only_img=1&aleatoire=0&tri=1&nb_analyse=50&op_hauteur_img=150&op_transition=fade&op_largeur_img=95&op_hauteur_boite=200&op_captions=0&op_autoplay=0&op_visible=0&op_speed=0&op_auto=0&op_scroll=1&rss_avis=1&id_catalogue=5&id_panier=&profil_redirect=&boite=boite_de_la_division_gauche&id_module=7&profile_id=1&id_user=0&styles_reload=0&type_module=KIOSQUE&division=1&id_profil=1&vue=diaporama"> </iframe>Michel Chaillou est un romancier français, né le à Nantes et mort le à Paris.
Auteur de près d'une trentaine d'ouvrages, après le prix des Libraires reçu en 1989, le prix de la langue française en 2002, il obtient en 2007 le grand prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre.
Michel Marcel Chaillou naît le 15 juin 1930 à Nantes.
Il est élevé par ses grands-parents paternels, gardiens d’une cartonnerie à Chantenay, « le faubourg ouvrier de Nantes », puis concierges de la Centrale des œuvres diocésaines, en plein centre-ville. Le contraste est fort entre ces descendants de modestes paysans vendéens et la grand-mère maternelle, l’imprévisible et pittoresque Alice. Cette fille de notables et artistes nantais (le peintre Maurice Orliac, professeur à l'école des beaux-arts de Nantes, lui-même fils de la portraitiste Élise Canoby-Orliac) a pris la route à 20 ans avec un gitan, le futur grand-père de Michel Chaillou. Après que son compagnon a disparu, la laissant avec ses deux enfants (Jean et Eva), Alice devient une figure des quartiers populaires de Nantes, brocanteuse, chanteuse des rues, diseuse de bonne aventure.
Michel Chaillou, d’abord élève à l’école élémentaire de Chantenay, est pensionnaire dans une institution religieuse de Saint-Sébastien-sur-Loire jusqu’au certificat d’études primaires libre.
Avec la Seconde Guerre mondiale, dans la presqu'île de Quiberon où vit sa mère Eva remariée à un médecin, survient le drame qui marquera profondément sa sensibilité (cf. le récit autobiographique 1945). À la Libération, il quitte la France avec sa mère et commence une nouvelle vie — difficile — à Casablanca. Tout en secondant celle-ci qui a ouvert un petit restaurant, il décroche la première partie du baccalauréat. Cette adolescence au Maroc est évoquée dans son roman Mémoires de Melle.
Revenu en France en 1951 après ces six années d'éloignement, il y réussit la deuxième partie du baccalauréat et s’inscrit en philosophie à la faculté de Poitiers. Pour financer ses études, il est surveillant dans divers collèges de l’académie de Poitiers (Luçon, Pons, Melle, Thouars), il obtient une licence de philosophie et se marie une première fois en 1955.
En 1957, il est appelé en Algérie. De retour à la vie civile après vingt-huit mois de service militaire, il obtient le CAPES de lettres modernes et enseigne au lycée de jeunes filles de Niort puis au lycée de Montmorillon. En 1960, il divorce et songe à quitter la province pour la capitale.
En 1962, il est admis au stage audiovisuel de l’École normale supérieure de Saint-Cloud. Il y rencontre Roland Barthes.
De 1963 à 1968, désormais Parisien, il enseigne les lettres au lycée de Saint-Germain-en-Laye. Partiellement détaché auprès de la télévision scolaire il produit de nombreuses émissions de français jusqu’en 1970.
En 1968 paraît chez Gallimard son premier roman Jonathamour dans la collection « Le Chemin » de Georges Lambrichs. Après l'arrêt de la collection en 1987, il se partage entre plusieurs éditeurs : Gallimard, Le Seuil, Fayard… Autour des « déjeuners du Chemin », il se fait ses premiers amis écrivains : Jacques Borel, Jean-Loup Trassard, Jacques Réda, Michel Deguy, Henri Meschonnic, Ludovic Janvier, Patrick Reumaux, Pierre Lepère, Jean Roudaut, Pierre Pachet, etc.
En 1969, il devient enseignant à l’IUT de Saint-Denis. En 1975, il obtient un doctorat en littérature française avec sa thèse « Bergerie critique (le sentiment géographique dans les premières pages de L'Astrée) » dirigée par Roland Barthes et soutenue à Paris-VIII devant un jury composé de Gérard Genette, Jean-Pierre Richard et Barthes. Elle est éditée chez Gallimard sous le titre Le Sentiment géographique, ouvrage singulier qui l’impose dans le milieu littéraire.
En 1991, il entre à l’université Paris VIII-Vincennes où il enseigne la littérature française de l’âge baroque et celle du XVIIIe siècle jusqu’à sa retraite en 1995. En 1982, invité par l’université de Virginie à Charlottesville (États-Unis) il fait un cours sur les romans oubliés de la littérature française du XVIIe siècle.
Parallèlement à l’enseignement et à l’écriture, Michel Chaillou s’intéresse à la radio. Après sa rencontre avec Alain Trutat, il participe à ses expériences de création radiophonique. De nombreuses émissions sur France Culture de 1970 à 2002 témoignent de son don d’improvisation et d’une parole lyrique entre écriture et oralité (Perdus dans la mer de Weddell, Une descente imaginaire de la Volga, Histoires hantées, Avignon cœur de lion…). De 1973 à 1976, il est membre du comité de lecture de Radio France et, en 1976, membre de l’atelier « texte-image » de l’Institut national de l'audiovisuel.
Participant activement à la vie littéraire, Michel Chaillou est en 1982 le premier président de l’ADILC (Association de défense et illustration de la littérature contemporaine). Il a été membre du comité de lecture de la revue Po&sie de Michel Deguy et de plusieurs commissions du Centre national des lettres (Roman, Animation…). De 1985 à 1988, il est conseiller littéraire du Salon du livre de jeunesse de Montreuil. En 1989, il est l’un des six écrivains du groupe l’Hexaméron aux côtés de Michel Deguy, Jacques Roubaud, Denis Roche, Florence Delay et Natacha Michel.
En 1990, Michel Chaillou crée chez Hatier, à la demande de l’éditrice Colline Faure-Poirée, une collection d’histoire littéraire « Brèves littérature » qu’il dirige jusqu’en 1996 (vingt-quatre volumes publiés). Y collaborent de nombreux écrivains et universitaires, dont Jean-Noël Vuarnet, Pierre Lartigue, Bernard Cerquiglini, Pierre Lepère, Pierre Pachet, Jacques Roubaud, Patrick Chamoiseau, Jacqueline Cerquiglini-Toulet, Jean Roudaut, Henri Meschonnic, Michel Butor, Natacha Michel, Dominique Noguez, Paul Louis Rossi, etc. La collection, d’une conception originale, réunit des « gens de style » qui entretiennent tous un rapport personnel, intime et vivant avec la littérature du passé.
Autour des années 2000, sous l’influence du romancier et critique d’art Michel Ragon, Vendéen comme lui, il se rapproche de Nantes, sa ville natale. Couronné par l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire pour La Croyance des voleurs, il en devient membre d’honneur en 2005.
Son ultime roman, L’Hypothèse de l’ombre, sort chez Gallimard trois semaines avant sa mort. Son Journal, écrit entre 1987 et 2012, est publié en aux éditions Fayard.
Michel Chaillou meurt le 10 décembre 2013 dans le 14e arrondissement de Paris.
Il est inhumé au cimetière du Montparnasse (division 16), à Paris.
À l’École normale, il rencontre sa seconde femme, Michèle, qu’il épouse en 1966. Ils ont un fils, David Chaillou né en 1971, qui deviendra compositeur.
Depuis 2004, ses manuscrits alimentent un fonds Michel Chaillou au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France. L'inventaire détaillé du fonds de la BnF est disponible en ligne.
Il a fait don de deux manuscrits (La Croyance des voleurs et La Fuite en Égypte) à la bibliothèque municipale de Nantes.
Riche d’une trentaine d’ouvrages, l’œuvre de Michel Chaillou touche à des genres variés.
Elle commence dans le pur romanesque avec Jonathamour, défendu chez Gallimard par Louis-René des Forêts. Son deuxième livre Collège Vaserman invente un théâtre imaginaire joué sous la férule d’un maître intraitable. Avec Le Sentiment géographique, il construit une « pastorale moderne » à partir de l’Astrée d’Honoré d’Urfé et la terre du Forez. Le livre suivant Domestique chez Montaigne explore le temps et un autre paysage, la Dordogne. Une diversité qui a fait dire à l'écrivain Sylvie Jaudeau : « Michel Chaillou, par le biais d'une écriture baroque, tente de renouveler la technique du roman en lui annexant des disciplines et des genres qui lui sont étrangers : histoire, biographie, théâtre. ».
Avec La Croyance des voleurs, Michel Chaillou ouvre un autre volet de son inspiration : l’autobiographie ou plutôt, ce qu’il nomme la « demi-autobiographie » tant réalité et imaginaire se confondent. Les événements de son enfance mouvementée, abordés souvent de manière détournée sinon travestie, sont maintenant au centre d’un récit poursuivi de livre en livre : enfance nantaise (La Croyance des voleurs), adolescence au Maroc (Mémoires de Melle), jeunesse à Melle (La Vie privée du désert), retour d’Algérie (Le Dernier des Romains), pour revenir à l’histoire familiale fondatrice : la fugue d’Alice (La Fuite en Égypte). Parallèlement, il n’abandonne pas la fiction, et développe des livres « de mystère » qu’il s’amuse au gré de sa fantaisie à placer tantôt au XVIIe siècle (Le ciel touche à peine terre), tantôt dans le Cotentin contemporain (Indigne Indigo), les Iles Anglo-Normandes (La Preuve par le chien), ou Quiberon, la presqu’île de son enfance (Le Crime du beau temps, l’Hypothèse de l’ombre).
Son écriture inventive a immédiatement été saluée par la critique, Jean-Pierre Richard étant le premier à évoquer un « parler Chaillou », une manière très particulière d’être dans les mots. Comme le souligne l’écrivain François Bon : « C’est la syntaxe, qui le définit, et une façon de marcher – en langue, s’entend. C’est un promeneur : et toujours le même jardin quasiment à l’identique, mais où il déploie une fois de plus toute la littérature appelée, ses âges, ses pilotes (d’autres qui lui ressemblent) ».
Le style est la préoccupation constante de Michel Chaillou : il constitue pour lui le « sujet profond » d’un livre, opposé à son « sujet apparent », l'histoire que l’on peut raconter. Sa conception de la littérature est amplement développée dans son livre d'entretiens avec le romancier Jean Védrines, l'Écoute intérieure (2007) et dans son Journal paru en .
(Liste non exhaustive)
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