Le groupe des Batignolles : Les impressionnistes avant l'impressionnisme
livres
Année : 2014
Auteur : Claude Jeancolas
Editeur : FVW ED
Description : L'appelation Groupe des Batignolles est née en 1870 par l'exposition d'un tableau de Fantin-Latour. "Un Atelier aux Batignolles" représente Manet portraiturant le critique Astruc, entouré de quelques amis dont Monet, Bazille, Zola, Renoir ... Pour être plus complet le peintre aurait pu ajouter Cézanne, Pissarro, Nadar, Degas, Duranty, Sisley, Morisot et une vingtaine d'autres, collectionneurs, artistes ou journalistes. Tous se retrouvaient régulièrement au café Guerbois dans le quartier neuf des Batignolles où presque tous avaient pris des ateliers ou des logements. Ils étaient jeunes, vingt-cinq ans en moyenne, d'autant plus intransigeants qu'ils n'étaient pas sûrs d'eux-mêmes, chacun cherchant sa voie. Les seules certitudes, qui les unissaient, étaient la nécessité de rejeter l'art officiel et l'urgence d'inventer un art nouveau. Sur les moyens ils étaient presque toujours en désaccord. D'où l'intérêt des conversations au Guerbois qui tournaient souvent en pugilats : le plein air, la gravure, la photographie, la division des couleurs, le travail de l'ombre, la peinture d'histoire, les voies d'exposition, le japonisme ... Malgré les divergences l'esprit était avivé par ces rencontres, l'enthousiasme regonflé, le courage réveillé, la mission clarifiée, dirait Monet. Ce groupe a réussi durant quelques années, de 1860 à 1874, à engendrer une fraternité, vraie société d'entraide et foyer exceptionnel de créativité et d'affection

Paris bohème : culture et politique aux marges de la vie bourgeoise, 1830-1930
livres
Année : 1991
Auteur : Jerrold E. Seigel
Editeur : GALLIMARD GALIMAR
Description : Par-delà son charme à tout jamais fixé par les Scènes de Henry Murger et l'opéra de Puccini, la bohème pose à l'historien comme à l'anthropologue les problèmes les plus difficiles qui soient. Son interprétation engage, en effet, aussi bien la définition de la culture bourgeoise que les rapports des artistes avec la société, les liens entre la créativité et la marginalité.En écartant les clichés, il faut tout reprendre à neuf. C'est ce que tente ici Jerrold Seigel, textes en main, en interrogeant les époques, les milieux, les témoins célèbres et inconnus : de la bohème romantique à l'avant-garde surréaliste ; de Courbet et Baudelaire à Apollinaire et à Aragon.Son essai d'histoire culturelle pourrait s'appeler «le théâtre de l'ambivalence». Contre toute interprétation unilatérale, folklorique ou purement sociologique, la bohème, immuable et changeante, image et symbole autant que genre de vie, est, en effet, pour l'auteur, loin de se résumer à un simple refus du monde bourgeois. Elle serait, au contraire, la projection dramatisée des conflits et tensions qu'il porte en lui. Une expérience frontière.

Zola : et autour d'une oeuvre "Au Bonheur des Dames"
livres
Année : 2002
Auteur : Bibliothèque nationale de France
Editeur : BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE BIBLIOTEK NASIONAL FRANS
Description :

Hugo journaliste : articles et chroniques
livres
Année : 2014
Auteur : Victor Hugo
Editeur : FLAMMARION FLAMARION
Description : Figure tutélaire et conscience éclairée de son temps, Victor Hugo fut de toutes les luttes. La première d’entre elles ? La liberté de la presse.Dès 1819, il fonde Le Conservateur littéraire, qu’il rédige avec ses frères et plusieurs jeunes écrivains romantiques. Il y critique les dernières parutions ou y éreinte de mauvais dramaturges. Sa plume est allègre et audacieuse : il va jusqu’à encourager un Lamartine de douze ans son aîné ! Ses convictions, il les exprima d’abord dans la presse. Devenu républicain, il stimulera sans relâche la création de nouvelles feuilles et soutiendra les journalistes opprimés.La présente anthologie entend mettre à l’honneur l’oeuvre de Hugo journaliste. Celle-ci est marquée par d’importants combats – pour la justice, contre la peine de mort... –, et par d’autres qui montrent parfois un grand homme soucieux de l’image qu’il destine à la postérité. Si Hugo prit quelquefois ses distances avec le journalisme, qu’il estime trop rivé aux faits, il comprit très vite l’importance du phénomène journalistique, qu’il a vu naître et s’amplifier. Pour lui, la mission de la presse n’est rien de moins qu’une mission civilisatrice. Contre l’anecdotique, il veut restaurer la primauté de l’Idée. Une leçon de journalisme.