Jean Prigent ou Prégent, mort en 1472 à Saint-Brieuc, est un homme d'Église et un homme politique du duché de Bretagne, successivement évêque de Saint-Pol-de-Léon(1436-1439) et de Saint-Brieuc (1439-1450 et 1450-1472), ainsi que, en 1450 de Saint-Malo puis de Vannes, mais aussi conseiller ducal et chargé de plusieurs missions diplomatiques.
Sa carrière se déroule dans les dernières décennies de la guerre de Cent Ans (1337-1453), durant lesquelles les ducs de Bretagne Jean V (1399-1442), François Ier (1442-1459) et Pierre II (1450-1457) s'efforcent de maintenir leur neutralité entre le roi de France et le roi d'Angleterre allié aux Bourguignons.
C'est aussi l'époque du concile de Bâle (1431-1441) en ce qui concerne l'Église catholique.
Il étudie le droit à l'université et obtient un doctorat en droit civil et un autre en droit canon.
Il est chanoine de Vannes et de Guérande, mais aussi conseiller, trésorier et garde des lettres du duché de Bretagne.
En 1432, Le duc Jean V l'envoie en ambassade auprès du pape Eugène IV. Cubiculaire du pape[Quand ?], il est nommé par ce dernier archidiacre d'Ac'h dans l'évêché de Saint-Pol-de Léon (), puis chanoine de Léon le 7 août. Le 20 août, Prigent reçoit de la chancellerie pontificale l'indult de l'autel portatif et des lettres[pas clair] pour rentrer en Bretagne.
En , il effectue une mission en Angleterre, puis à la fin de la même année auprès du duc de Bourgogne. Après plusieurs échecs des Anglais (notamment en 1429 : levée du siège d'Orléans et sacre de Charles VII à Reims), les Bourguignons envisagent de sortir de leur alliance avec le roi d'Angleterre (Henri VI).
Prigent assiste au conseil ducal du 19 décembre.[réf. nécessaire]
L'année suivante, il participe au concile de Bâle au sein de la délégation bretonne où il joue un rôle de premier plan.
Rentré en Bretagne, il assiste au conseil ducal du .
L'évêque de Saint-Pol-de-Léon, Olivier du Teillay, étant transféré à Saint-Brieuc, Jean Prigent, qui jouit de la totale confiance du duc[réf. nécessaire], est nommé à ce siège le .
Après la mort d'Olivier du Teillay, le pape Eugène IV donne à Prigent l'évêché de Saint-Brieuc le , avec l'accord du duc favorable à l'avancement de son principal conseiller. À Saint-Pol, il est remplacé par Alain de Kérouzéré, élu du chapitre, soutenu par le duc à qui le pape oppose Guillaume Le Ferron.
Après la mort de Jean V (1442) et l'avènement de François Ier, Jean Prigent, déçu de ne pas avoir reçu la pourpre cardinalice promise par le pape Eugène IV, fait entrer la Bretagne dans le parti du concile de Bâle.
De ce fait, après le retour de la Bretagne dans l'obédience d'Eugène IV et bien qu'il soit à cette époque l'ecclésiastique le plus en vue du duché, le siège de Nantes lui échappe en au profit de Guillaume de Malestroit.
En 1440, Jean Prigent est l'un des deux juges désignés pour recevoir la confession de Gilles de Rais lors de son procès.
Dans le cadre des multiples transferts épiscopaux lié à l'ambition du favori du duc François Ier, Jacques d'Espinay, d'occuper le siège de Nantes, Jean Prigent est nommé évêque de Saint-Malo le , il résigne ce siège dès le 15 juillet et devient à la même date évêque de Vannes où il se heurte à l'élu du chapitre Yves de Pontsal.
Il doit se résigner à regagner son siège de Saint-Brieuc après un long procès auprès de la Curie romaine qui se prononce pour l'éviction de Jacques de Pencoëdic qui avait été élu à sa place.
Le il obtient dans ce contexte une commission apostolique adressée à l'abbé de Saint-Mélaine contre certains laïcs de son diocèse rebelles à son autorité.
Jean Prigent fait bâtir dans sa cathédrale la chapelle du Saint Sacrement où se trouve le tombeau de Guillaume Pinchon
Il meurt à Saint-Brieuc en 1472, où il a pour successeur Pierre de Montfort Laval.
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