"Au bord des mots, naissent les territoires : la Bourgogne".
Une rencontre autour de la terre bourguignonne dans la littérature.
Cette région, source d'inspiration pour de nombreux auteurs tels que Sandrine Collette, Michel Tournier ou encore Jules Renard, sera mise à l'honneur avec des lectures d'extraits et un échange sur la thématique ville/campagne.
Dégustation de la galette des rois artisanale autour d'un verre de cidre sélectionnés par notre partenaire français VA SANO
Yvan Attal, né le à Tel-Aviv (Israël), est un acteur, réalisateur, scénariste et dialoguiste franco-israélien.
Biographie
Origines
Yvan Attal est le fils unique d'un père horloger et d'une mère au foyer d'Algérie, tous deux juifs séfarades [réf. nécessaire].
À la fin de la guerre d'Algérie (1962), ses parents, comme 800 000 autres Français d'Algérie, prennent le chemin de l'exil, partant d'abord pour Israël, où Yvan naît au début de 1965. Six mois plus tard, se sentant discriminés en tant que juifs séfarades dans un État dominé par des élites ashkénazes, ils décident de partir en France où ils s'installent dans une HLM à Créteil (Val-de-Marne).
Enfance et formation
Enfant, Yvan Attal rêve de devenir footballeur, puis médecin. Ses parents, pendant qu'ils travaillent, le font passer tous ses samedis après-midi au cinéma. Il devient ainsi cinéphile, vouant un culte notamment à la trilogie du Parrain de Francis Ford Coppola.
Ayant échoué au baccalauréat (en 1983 ou en 1984), il redouble sa terminale pour abandonner le lycée en cours d'année. Il devient employé de commerce, d'abord dans la boutique de son père au centre commercial Créteil Soleil, puis dans un magasin de jeans à Paris. En 1985, à vingt ans, il entre comme élève au cours Florent sous la direction de Francis Huster.
Carrière
Yvan Attal débute au théâtre en 1988 dans la pièce Biloxi Blues de Neil Simon, puis joue dans le téléfilm Parlez-moi d'amour d'Élie Chouraqui.
En 1989, il connaît son premier grand succès cinématographique, qui lance sa carrière d'acteur, en interprétant le rôle d'un squatteur ami du personnage d'Hippolyte Girardot dans le film Un monde sans pitié d'Éric Rochant. Sa prestation lui vaut le Prix Michel-Simon 1989 et le César du meilleur espoir masculin 1990. Éric Rochant lui confie les rôles principaux de ses deux films suivants, Aux yeux du monde (1991), où il rencontre sa future compagne Charlotte Gainsbourg, et Les Patriotes (1994), où il joue le rôle d'un jeune Français qui s'engage dans les services secrets israéliens.
En 1997, il reçoit le prix Jean-Gabin 1997 du meilleur jeune espoir masculin du cinéma français. Cette même année, il passe derrière la caméra dans un premier court métrage d'essai, I Got a Woman, avant d'enchaîner les succès en 2001 avec son film Ma femme est une actrice, une comédie inspirée de sa vie de couple avec Charlotte Gainsbourg, qu'il écrit, réalise et joue avec sa compagne, puis en 2004 avec Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants avec sa compagne, Alain Chabat et Emmanuelle Seigner.
En tant qu'acteur, sa prestation dans ''Bon voyage "(film, 2003) de Jean-Paul Rappeneau lui apporte une nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle.
Puis, Yvan Attal poursuit une carrière soutenue au cinéma, alternant rôles dramatiques et comédies, tout en développant son activité de réalisateur.
En 2006, Steven Spielberg lui confie un rôle dans son film historique Munich, relation de l'opération Colère de Dieu au cours de laquelle Israël a fait éliminer par le Mossad certains des commanditaires de la prise d'otages et de l'exécution, par le groupe terroriste palestinien Septembre noir, de plusieurs athlètes de la délégation israélienne lors des Jeux olympiques d'été de 1972 à Munich.
En 2007, il apparaît dans La Disparue de Deauville de Sophie Marceau, puis en 2009 dans plusieurs films remarqués, dont La Fille du RER d’André Téchiné, inspiré d’un fait divers médiatisé, et Rapt de Lucas Belvaux, dans lequel il incarne un dirigeant d’entreprise victime d’un enlèvement. La même année, il joue dans Le Code a changé de Danièle Thompson.
Au cours des années 2010, il confirme sa polyvalence en participant à des films aux registres variés, tels que Happy Few (2010), Do Not Disturb (2012), Une semaine de vacances (2012), Samba (2014) d’Éric Toledano et Olivier Nakache, ainsi que Ils sont partout (2016), satire sur les préjugés et l’antisémitisme.
Parallèlement, Yvan Attal revient à la réalisation. En 2017, il met en scène Le Brio, comédie dramatique centrée sur la transmission du langage et les tensions sociales, qui rencontre un succès critique et public. Il poursuit avec Mon chien Stupide (2019), adaptation du roman de John Fante, dans lequel il tient également le rôle principal.
En 2021, il réalise Les Choses humaines, adaptation du roman de Karine Tuil, abordant les thèmes du consentement et de la justice médiatique, film salué pour la sobriété de sa mise en scène. La même année, il joue dans le thriller Boîte noire de Yann Gozlan, consacré au monde de l’aéronautique et de l’analyse des accidents.
En 2023, il incarne le rôle de Luc Oursel, qui a dirigé de 2010 à 2014 le leader mondial du nucléaire Areva, dans La Syndicaliste, thriller franco-allemand sur le viol avec actes de barbarie subi à son domicile d'Auffargis en par Maureen Kearney, cadre et syndicaliste CFDT d'Areva, lanceuse d'alerte sur les manœuvres politico-économiques de l'affaire Maureen Kearney, dont plusieurs points du scénario sont critiqués par la famille de Luc Oursel, le réalisateur Jean-Paul Salomé assumant le risque juridique.
Vie privée
Depuis 1991, Yvan Attal est le compagnon de l'actrice et chanteuse Charlotte Gainsbourg, avec laquelle il a trois enfants : Ben (né en 1997), Alice (née en 2002) et Jo (née en 2011).
À l'occasion de la réalisation de son film Ils sont partout, Yvan Attal s'étonne d'être brusquement devenu pour la presse un acteur et réalisateur « franco-israélien ». Yvan Attal revendique clairement ses origines juives tout en s’inscrivant pleinement dans la culture et la vie françaises, mêlant ainsi deux appartenances identitaires : celle d’un homme né dans une famille juive et celle d’un citoyen et artiste français : « Je suis né à Tel-Aviv, je suis juif, c’est irréfutable. Mais je vis en France, je suis Français, je suis un citoyen comme les autres. Je pourrais oublier totalement que je suis juif — je ne suis pas religieux, je ne mange pas casher, je ne fais pas shabbat, etc. Alors qu’est-ce qui fait que je suis juif ? Compliqué tout ça... Je pense que le jour où il n’y aura plus d’antisémitisme, alors on me laissera la possibilité d’être vraiment un citoyen comme tout le monde. ». Dans l'émission Thé ou Café du , il déclare : « Ça fait vingt-cinq ans que je fais des films, j'ai toujours été un acteur et réalisateur français ; depuis que j'ai dit que je faisais un film sur les clichés antisémites, je suis devenu un acteur et réalisateur franco-israélien ».
Prises de positions
En , à la suite de la démission de Nicolas Hulot, Yvan Attal signe une tribune contre le réchauffement climatique en une du journal Le Monde, "L'appel de 200 personnalités pour sauver la planète".
En , il signe la tribune en soutien à Gérard Depardieu alors mis en cause pour viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel. Il admet ensuite une erreur en expliquant avoir, sur le moment, privilégié la présomption d’innocence.
Dans le contexte de la montée de l'antisémitisme en France depuis le 7 octobre, il s'exprime publiquement sur l'antisémitisme et l'antisionisme, qu'il associe à un "nouvel antisémitisme". En mars 2025, il remet notamment en question l'accusation de génocide portée contre Israël, liée selon lui à la stratégie politique du mouvement palestinien. En septembre, il signe une tribune dans le Figaro demandant à Emmanuel Macron de poser des conditions pour reconnaître l'Etat palestinien.
Filmographie
Scénariste
2001 : Ma femme est une actrice
2003 : Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants
2016 : Ils sont partout
2023 : Un coup de dés
Réalisateur
Acteur
Longs métrages
1989 : Un monde sans pitié d'Éric Rochant : Halpern
1991 : Mauvaise Fille de Régis Franc : Vincent
1991 : Aux yeux du monde d'Éric Rochant : Bruno Fournier