Émile Bravo est un auteur de bande dessinée et illustrateur français, né le à Paris.
Émile Bravo naît le à Paris, issu d'une famille d'origine espagnole. Après l'obtention d'un baccalauréat technique, il s'oriente vers la mise en pages — où il travaillera comme maquettiste à temps partiel à Marie-France —, et à l'illustration.
Émile Bravo commence dans la bande dessinée, en participant à plusieurs projets collectifs et en signant les dessins de deux one-shots : Fighters (1988), écrit par Jacques Sorg, se déroulant durant la Seconde Guerre mondiale, puis Ivoire (1990), sur un scénario de Jean Regnaud qui intègre la collection « Atomium 58 » des éditions Magic Strip.
En 1992, il s'installe à l'atelier Nawak avec Lewis Trondheim, Christophe Blain, David B., Joann Sfar, et Fabrice Tarrin. Toujours avec Jean Regnaud, il conçoit une trilogie centrée sur les aventures d'un jeune soldat, Aleksis Strogonov. Les trois tomes sont publiés par Dargaud, entre 1993 et 1997.
En 1995, il fait partie des fondateurs de l'Atelier des Vosges avec la plupart des auteurs de l'atelier Nawak mais également Frédéric Boilet, Marjane Satrapi et Marc Boutavant. Proche de plusieurs auteurs de L'Association, il se démarque de leurs auteurs emblématiques par un respect de la tradition et des canons de la bande dessinée d'aventure pour enfants en reprenant les principes de la ligne claire d'Hergé.
En 1999, dans Okapi, il démarre en solo Une épatante aventure de Jules. La série est ensuite éditée en albums. En 2001, le deuxième tome, La Réplique inattendue, est récompensé par le prix René-Goscinny.
En 2004, il fait une pause dans la série. Après le quatrième album, pour réaliser un livre destiné aux plus petits : Boucle d'or et les Sept Ours nains, aux éditions Le Seuil Jeunesse. Pour la La revue des livres pour enfants, c'est un coup de cœur. Le second volet de la série Ours nains intitulé : La Faim des sept ours nains sort l'année suivante.
En 2006, il revient à Jules pour signer un cinquième tome, La Question du Père. À cette occasion, Dargaud réédite la série sous un nouveau format, ciblant plus clairement les plus jeunes. Dans la foulée, il réalise un second ouvrage pour les petits : Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill, pour Gallimard Jeunesse. L'ouvrage est bien reçu, lui valant le prix « Essentiel » d'Angoulême 2008.
Il sort le troisième opus des ours nains La Belle aux ours nains, une nouvelle fois un coup de cœur de La revue des livres pour enfants en 2009. Tout comme le sera la quatrième livraison en 2012. La série s'achève en 2024 au cinquième volume Sept Ours Nains contre le Grand Méchant loup à propos duquel le chroniqueur de BD Gest' écrit : « Graphiquement, le design des personnages est des plus plaisants. Le trait capte l'attention et le regard de lecteurs de plusieurs générations. Servi par un format à l'italienne, la mise en page et la composition des planches oscille entre le neuvième art et l'album pour enfant. ». La journaliste Elsa Maudet du journal Libération écrit quant à elle « Cette BD pleine d’humour, teintée d’une pointe d’immoralité, revisite dans un joyeux bordel les contes les plus célèbres. ». La série est compilée en intégrale sous le titre : Les Contes palpitants des 7 ours nains en 2013 avec une réédition en 2014 puis 2022.
Il continue à réaliser d'autres ouvrages pour les petits : il est ainsi l'illustrateur de la série de romans jeunesse Le Club des baby-sitters de Ann M. Martin (Gallimard Jeunesse).
En 2008, Émile Bravo rend hommage à un classique de la bande dessinée franco-belge en signant le quatrième tome de la collection Une aventure de Spirou et Fantasio par…. Intitulé Le Journal d'un ingénu, cet album imagine les origines du groom inventé par Rob-Vel soixante-dix ans plus tôt, et connaît un large succès critique et commercial. L'auteur reçoit notamment le prix des libraires de bande dessinée 2008 et l'« Essentiel » d'Angoulême 2009. Enfin, il est l'invité d'honneur au festival BD à Bastia en 2009, avec une grande exposition monographique.
En 2011, après 5 ans d'absence, il revient à Jules avec un sixième tome, prépublié pour la première fois dans le magazine Spirou. Il conçoit aussi quelques one-shots, et participe à différents projets collectifs. En 2015, il conçoit la bible graphique de la série d'animation Les Grandes grandes vacances située à nouveau pendant la deuxième Guerre Mondiale. L'univers graphique qu'il y développe emprunte beaucoup à son travail sur Le Journal d'un ingénu et à ses recherchers pour les suites. Émile Bravo est également crédité comme illustrateur pour les publications dérivées : série de bandes dessinées et série de romans jeunesse.
Une nouvelle pause prolongée s'annonce cependant pour le Jules. Il s'attelle en effet à un projet qui l'occupe durant la quasi-totalité des années 2010 : une suite au Journal d'un Ingénu, qui plonge cette fois le groom dans la Seconde Guerre mondiale. Quatre tomes sont prévus pour ce récit de plus de 300 pages intitulée Spirou ou l'espoir malgré tout. Le premier album, sous-titré Un Mauvais Départ, sort à la rentrée 2018, après une prépublication dans Spirou en mai de la même année. L'album est récompensée d'une "Mention" au Prix BolognaRagazzi 2021, prix international de la Foire du livre de jeunesse de Bologne, catégorie Comics - Young Adult. La deuxième partie intitulé Un peu plus loin vers l'horreur paraît en . La troisième partie intitulée Un départ vers la fin paraît le . Il reçoit le prix de la série du festival d'Angoulême 2022. La quatrième partie, intitulée Une fin et un nouveau départ, paraît en et conclut la série. Plébiscitée par le public avec 450 000 exemplaires vendus, encensée par la critique, l’œuvre est prolongée en 2023 par une exposition au Mémorial de la Shoah, à Paris.
En 2014, le magazine Le Nouvel Obs se fait la joie de découvrir 25 histoires courtes, parues depuis 2002 dans des journaux français ou au Québec compilées dans Le Jardin d’Émile Bravo publié par Les Requins Marteaux.
En 2025, Émile Bravo a publié une trentaine de livres.
Émile Bravo co-signe en , parmi 1400 personnalités du monde de la culture, la tribune « Nous ne sommes pas dupes ! », publiée dans le journal Libération, pour soutenir le mouvement des Gilets jaunes. Le texte affirme : « Les gilets jaunes, c'est nous. »
Quelques distinctions :
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Ce contenu est mis à disposition selon les termes de Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les Mêmes Conditions 3.0
Contributeurs : voir la liste
| Accès pro. |
© 2006-2026 - Propulsé par Bokeh
|
