Tina Aumont est une actrice franco-américaine, née le à Beverly Hills (comté de Los Angeles) et morte le à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales).
Elle est la fille du comédien français Jean-Pierre Aumont et de la comédienne dominicaine María Montez.
Biographie
Origines et enfance
Tina Aumont naît le à Beverly Hills (comté de Los Angeles) sous le nom d'état civil de Maria Christina Salomons, de l'acteur français Jean-Pierre Philippe Salomons, dit Jean-Pierre Aumont, et de l'actrice dominicaine Maria Montez.
Tina Aumont n'a en conséquence aucun de lien de parenté apparent avec l'acteur Michel Aumont, né « Michel Henri Aumont ».
La famille rejoint la France lorsqu'elle a 3 ans.
Son enfance est endeuillée par la disparition tragique de sa mère María Montez, découverte morte dans sa baignoire, alors qu'elle a 5 ans.
Son père se remarie avec l'actrice italienne Marisa Pavan et elle a deux demi-frères, dont Jean-Claude Aumont.
Carrière et vie privée
En 1963, âgée de seulement 17 ans, Tina Aumont tombe amoureuse de l’acteur et réalisateur Christian Marquand, de près de vingt ans son aîné : ils se marient dans les Basses-Alpes à Banon. Marquand recommande Tina Aumont à son ami Roger Vadim pour un rôle dans La Curée, en 1966. Pour ses premiers films, elle est créditée sous le nom de Tina Marquand. Mais, le couple Marquand-Aumont se sépare rapidement, après deux ans de vie commune.
Elle est choisie pour un rôle dans Modesty Blaise (1966) de Joseph Losey, en faisant faussement croire qu'elle sait manier une moto : elle commence le tournage en percutant un mur.
Au début des années 1970, elle change de pseudonyme et opte pour « Tina Aumont », gardant le diminutif de son second prénom et adoptant le pseudonyme choisi par son père.
Elle fait une grande partie de sa carrière en Italie, notamment dans des westerns. Elle est dans la distribution des Casanova réalisés par Luigi Comencini (1969) et Federico Fellini (1976), et tourne dans un certain nombre de comédies érotiques italiennes, dont Malicia (1973) qui a révélé Laura Antonelli et Alessandro Momo. Le cinéaste Tinto Brass, qui l'a dirigée en 1968 et 1976, dit d'elle qu'elle est « une des plus belles femmes au monde ».
Elle rencontre le peintre Frédéric Pardo : elle s'établit ensuite à Rome et tourne dans un certain nombre de films italiens. Puis elle vit avec le producteur et réalisateur Fabricio Lori.
Lors d'un séjour hors d'Italie en 1978, elle est inculpée par la justice italienne pour usage et introduction de stupéfiants dans le pays : elle décide de ne plus y revenir, le temps que sa condamnation par contumace soit prescrite ; elle s'installe alors en France de manière définitive.
Pendant les vingt années qui suivent, elle apparaît dans une quinzaine de films ou téléfilms.
Elle prend sa retraite avec deux rôles en 2000 : l'un au cinéma (La Mécanique des femmes de Jérôme de Missolz), l'autre à la télévision (Victoire ou la Douleur des femmes de Nadine Trintignant).
Mort
Tina Aumont meurt des suites d'une embolie pulmonaire, le à Port-Vendres, sur la Côte Vermeille. Elle est inhumée dans la tombe de sa mère María Montez, au cimetière du Montparnasse (24e division), à Paris.
Filmographie
Cinéma
1966 : Modesty Blaise, de Joseph Losey : Nicole
1966 : La Curée de Roger Vadim : Anne Sernet
1966 : Texas, nous voilà (Texas Across the River), de Michael Gordon : la squaw Lonetta
1967 : Qui êtes-vous inspecteur Chandler ? (Troppo per vivere… poco per morire) de Michele Lupo : Dolly
1967 : Scusi, lei è favorevole o contrario? d'Alberto Sordi : Romina
1968 : Les Dégénérés (Satyricon) de Gian Luigi Polidoro : Circé
1968 : L'Homme, l'Orgueil et la Vengeance (L'uomo, l'orgoglio, la vendetta) de Luigi Bazzoni : Carmen
1968 : Partner de Bernardo Bertolucci : la vendeuse
1968 : La Révolution n’est qu’un début : continuons le combat, court métrage de Pierre Clémenti
1968 : L'urlo de Tinto Brass : Anita
1968 : Visa de censure, court métrage de Pierre Clémenti
1969 : Casanova, un adolescent à Venise (Infanzia, vocazione e prime esperienze di Giacomo Casanova, veneziano), de Luigi Comencini : Marcella