"Au bord des mots, naissent les territoires : la Bourgogne".
Une rencontre autour de la terre bourguignonne dans la littérature.
Cette région, source d'inspiration pour de nombreux auteurs tels que Sandrine Collette, Michel Tournier ou encore Jules Renard, sera mise à l'honneur avec des lectures d'extraits et un échange sur la thématique ville/campagne.
Dégustation de la galette des rois artisanale autour d'un verre de cidre sélectionnés par notre partenaire français VA SANO
Kaddour Merad, dit Kad Merad, est un acteur, humoriste, réalisateur et scénariste franco-algérien, né le à Sidi Bel Abbès (Algérie).
Il se fait d'abord connaître en formant, avec Olivier Baroux, le duo Kad et Olivier, puis il s'affirme en solo tout en travaillant de manière régulière avec son compère.
Biographie
Jeunesse et débuts
Né le à Sidi Bel Abbès en Algérie, Kaddour Merad est le troisième enfant de Mohamed Merad (algérien arrivé en France à 16 ans, devenu ouvrier dans une société qui fabriquait des wagons de marchandises à Balbigny) et de Janine Béguin (française d'origine berrichonne, coiffeuse puis femme au foyer après la naissance de ses enfants). Son père se fait appeler « Rémy » pour « s'intégrer, ne surtout pas faire de bruit ». De plus, il était chef d'équipe à son travail, « un mec qui s’appelait Mohamed ne pouvait pas, à l’époque, donner des ordres », explique son fils. Le jeune Kaddour Merad n'apprendra ainsi que tardivement que « Rémy » n'est pas le vrai nom de son père, ce qui est la raison pour laquelle il refusera de faire de même pour son propre nom.
Kaddour Merad a deux frères, Karim et Reda, et une sœur Yasmina. Il passe la majorité de son enfance à Balbigny, dans la Loire, avant de déménager à dix ans à Ris-Orangis, dans l'Essonne.
Après avoir redoublé, il arrête le lycée en seconde, décroche un BEP de commerce et vend un temps des encyclopédies au porte-à-porte. Dans sa jeunesse, il est batteur et chanteur dans plusieurs groupes de rock. Il commence à monter sur scène au Club Méditerranée, avec la troupe Gigolo Brothers. Puis, c'est le théâtre, dirigé par Jacqueline Duc, où il interprète des pièces classiques. C'est dans ces cours de théâtre qu'il rencontre sa femme Emmanuelle Cosso.
En 1990, il entre chez Lankhor et il aura pour travail de mettre les disquettes de jeux dans les boîtes. Cela lui permettra de faire la connaissance de Sylvain Bruchon (scénariste de plusieurs jeux Lankhor) qui est un grand amateur de théâtre, et qui lui proposera en 1992 de jouer dans sa pièce Histoires Camiques.
Années 1990 : Kad & Olivier sur Oüi FM et Comédie !
En 1991, il entre sur Oüi FM, la radio rock parisienne, où il rencontre Olivier Baroux, avec qui il forme, à l'antenne, le duo comique Kad et Olivier. Le , le duo entame sa propre émission : Le Rock'n'roll circus, émission composée de sketchs humoristiques (Mais qui a tué Paméla Rose ?, Teddy porc fidèle…). Tous les mercredis soir, l'émission devenait Le Rock'n'roll circus Live, diffusée en public depuis le Monte Cristo puis le Globo. Kad crée seul le Ziggy Show, antenne libre les soirs de semaine. Puis aidés par Jean-Luc Delarue, c'est la télévision avec la série Les 30 dernières minutes.
Ils vont ensuite animer sur la chaîne câblée Comédie !, entre 1999 et 2001, La Grosse émission. Parallèlement, il commence à enchaîner des petits rôles au cinéma jusqu'à leur première grosse œuvre cinématographique : Mais qui a tué Pamela Rose ?, film réalisé en 2003 par Éric Lartigau et coécrit avec Olivier Baroux.
Années 2000 : révélation au cinéma
En 2004, il tient un second rôle dans l'énorme succès Les Choristes, de Christophe Barratier. Parallèlement, il apparait dans d'autres comédies populaires : en 2005 sort la grosse production Iznogoud, de Patrick Braoudé, et en 2006, il est au casting de la comédie décalée Un ticket pour l'espace, d'Éric Lartigau.
Mais c'est finalement à contre-emploi qu'il impressionne : il reçoit en 2007, le César du meilleur acteur dans un second rôle pour sa performance dans le long métrage Je vais bien, ne t'en fais pas de Philippe Lioret. Il apparaît également dans le clip de AaRON U-Turn (Lili) qui est la chanson phare du film.
Cette reconnaissance critique lui permet de devenir une figure médiatique de premier plan. Le , il fait sa première apparition télévisuelle avec les Enfoirés sur TF1 et participe aux concerts de 2008 (où il se blesse le en coulisses[réf. nécessaire]) pour toute la série de concerts, à ceux de 2009 à Paris Bercy (concerts du dimanche et lundi), de 2010 (concerts du samedi et dimanche) qui ont eu lieu au Palais Nikaia de Nice, et de 2011 à Montpellier (concerts du jeudi au dimanche). Il participe également au Bal des Enfoirés de 2012 à 2020 sauf en 2013.
L'AFM et France Télévisions annoncent dans un communiqué que Kad Merad sera le parrain du Téléthon 2007 accompagné de Liane Foly.
Sympathisant socialiste, il soutient publiquement Ségolène Royal lors de l'élection présidentielle de 2007.
En 2008, il confirme commercialement au cinéma en tenant le rôle de Philippe Abrams dans le film Bienvenue chez les Ch'tis. Cette comédie, toujours positionnée à la deuxième place du box-office français, connaît un succès d'audience phénoménal et le consacre en acteur comique populaire et reconnu.
Le , répondant à l'invitation de Nicolas Sarkozy, Kad Merad lit des extraits du préambule de la Déclaration universelle des droits de l'homme lors du défilé militaire du 14 juillet, place de la Concorde à Paris, en présence des chefs d'État de l'Union européenne, des représentants des Nations unies et des pays de l'Union pour la Méditerranée.
Au cinéma, il confirme une seconde fois avec en 2009 avec l'adaptation du roman jeunesse à succès, Le Petit Nicolas, sous la direction de Laurent Tirard.
2009-2014 : confirmation commerciale
Il enchaîne alors les comédies populaires en tant que tête d'affiche : dès 2009 avec Safari, Olivier Baroux, et R.T.T., puis : en 2010, Protéger et servir ainsi que L'Italien, de nouveau d'Olivier Baroux. Ses comédies sont des succès et dépassent toutes le million d'entrées voire plus à l'exception de Protéger et servir.
En 2011, Daniel Auteuil lui confie le second rôle masculin de son film La Fille du puisatier. La même année, il se lance lui-même dans la réalisation avec un projet à budget plus modeste, Monsieur Papa. Il confie le premier rôle féminin, celui de sa compagne dans le film, à Michèle Laroque.
Parallèlement, il tente de revenir vers un registre dramatique : en jouant en 2010 le méchant du thriller L'Immortel, de Richard Berry ; et en 2012 en tenant le rôle-titre de la satire Superstar, signée Xavier Giannoli.
Mais par la suite, il intègre surtout les distributions chorales de gros projets : en 2011, le remake La Nouvelle Guerre des boutons, de Christophe Barratier ; en 2013, la comédie dramatique Des gens qui s'embrassent, de Danièle Thompson ainsi que Le Grand Méchant Loup, de Nicolas et Bruno.
Si en 2013, la suite inattendue Mais qui a re-tué Pamela Rose ?, qui lui permet de retrouver son compère Olivier Baroux derrière et devant la caméra, est une déception commerciale, ce n'est pas le cas d'autres retrouvailles : en 2014, la comédie Supercondriaque qui reforme son duo avec Dany Boon est un énorme succès, tout comme la suite Les Vacances du petit Nicolas, de Laurent Tirard.
Depuis 2014 : échecs et virage dramatique à la télévision avec Baron noir
Durant les années suivantes, il enchaîne cependant les déceptions commerciales dans le registre de l'humour : en 2014, la comédie d'aventures On a marché sur Bangkok, d'Olivier Baroux ; en 2015 la comédie de science-fiction Bis, de Dominique Farrugia ainsi que la comédie de bande On voulait tout casser, de Philippe Guillard ; ou encore avec sa seconde réalisation en solo, la comédie Marseille.
L'année 2018 est marquée par plusieurs nouveaux échecs dans ce registre : l'intimiste Le Doudou, de Julien Hervé et Philippe Mechelen, la plus classique Le Gendre de ma vie, de François Desagnat ou encore la sociale Comme des rois. En 2019, Just a Gigolo, sa nouvelle collaboration avec Olivier Baroux, subit aussi un échec.
Dans le registre dramatique, il tente de s'imposer : en 2014, le drame Disparue en hiver passe inaperçu, mais Kad Merad est couronné de succès à la télévision avec la série politique Baron noir, créée en 2016 par Ziad Doueiri, où il donne la réplique à Niels Arestrup et Anna Mouglalis. Kad Merad y incarne Philippe Rickwaert, député du Nord et maire de Dunkerque qui finira par être élu Président de la République. Après trois saisons, la série prend fin .
En janvier 2016, il préside le jury du Festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez. La même année, il défend le drame intimiste La Mélodie, de Rachid Hami.
En , il est le maître de cérémonie de la 44e édition des César du cinéma qui a eu lieu à la salle Pleyel de Paris. Les audiences et la réception critique sont cependant mauvaises.
En , Kad Merad reprend le rôle de Philippe Rickwaert dans l'ultime épisode de la série La Fièvre, nouvelle création de Ziad Doueiri pour Canal+. Le lendemain de la diffusion de l'épisode, Canal+ confirme une suite commune aux deux séries.
Vie privée
Kad Merad a vécu avec Emmanuelle Cosso, parolière et écrivaine, de 1992 à 2012. Ensemble, ils ont eu un fils, Kalil, né en 2004. À partir de 2014, il vit une relation avec Julia Vignali, mère d'un petit Luigi depuis 2008 né d'une précédente relation. Ils officialisent leur couple en 2016 et se marient le à Mary en Saône-et-Loire.
Théâtre
1992 : Histoires Camiques de Sylvian Bruchon, mise en scène Michel Feder, Théâtre le Funambule
2010 : Rendez-vous de Miklós László spectacle musical d'après la pièce La Boutique au coin de la rue, mise en scène Jean-Luc Revol, Théâtre de Paris
2016 : Acting, écrit et mis en scène par Xavier Durringer, Théâtre des Bouffes-Parisiens
2020 : Amis de Amanda Sthers et David Foenkinos, mise en scène Kad Merad, théâtre de la Michodière
2023 : Ruy Blas de Victor Hugo, mise en scène Jacques Weber, théâtre Marigny
2025 - 2026 : L'Âge bête d'Olivier Baroux, mise en scène de l'auteur, tournée puis théâtre des Folies Bergère
Filmographie
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ».
En tant qu'acteur
Longs métrages
Années 1990
1992 : La Cavale des fous de Marco Pico : un policier à la gare (figuration, non crédité)
Années 2000
2001 : La Stratégie de l'échec de Dominique Farrugia : M. Golden (crédité « Kad-Ourmerad »)
2001 : La Grande Vie ! de Philippe Dajoux : le motard
2003 : Le Pharmacien de garde de Jean Veber : le médecin légiste
2003 : La Beuze de François Desagnat et Thomas Sorriaux : le directeur de Pacific Recordings
2003 : Mais qui a tué Pamela Rose ? d'Éric Lartigau : Richard Bullit
2003 : Rien que du bonheur de Denis Parent : Pierre 2
2003 : Les Clefs de bagnole de Laurent Baffie : un comédien qui refuse de tourner avec Laurent
2004 : Les Choristes de Christophe Barratier : Chabert
2004 : Les Dalton de Philippe Haïm : le prisonnier mexicain
2005 : Iznogoud de Patrick Braoudé : le génie Ouzmoutousouloubouloubombê
2006 : Un ticket pour l'espace d'Éric Lartigau : Cardoux
2006 : Je vais bien, ne t'en fais pas de Philippe Lioret : Paul Tellier
2006 : J'invente rien de Michel Leclerc : Paul Thalman
2003 : Frère des ours : Truc, l'un des élans avec Muche
2006 : Happy Feet : le manchot Adélie Ramón
2010 : Megamind : Megamind
2011 : Happy Feet 2 : le manchot Adélie Ramón
2015 : Hôtel Transylvanie 2 : Dracula
2019 : Playmobil, le film : Del
Jeux vidéo
1995 : Kiyeko et les Voleurs de nuit
Voix off
2012 : Guerre d'Algérie, la déchirure (documentaire) de Gabriel Le Bomin et Benjamin Stora
2019 : L'Odyssée du loup (documentaire) de Vincent Steiger
En tant que réalisateur
En tant que scénariste
Distinctions
Décoration
Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres (2009).
Récompense
César 2007 : meilleur acteur dans un second rôle pour Je vais bien, ne t'en fais pas
Nomination
International Emmy Awards 2017 : meilleur acteur pour Baron noir
Notes et références
Voir aussi
Revue de presse
Propos de Kad Merad recueillis par Emmanuelle Litaud, , « Le comédien incarne un rôle très sombre dans La Part du soupçon, sur TF1 », TV Magazine, Le Figaro, Paris, , p. 8, 10
Bibliographie
Annie et Bernard Reval, Kad Merad, je crois que je peux voler, Volum Éditions, 2009 (ISBN 2359600052)