Les voies du bonheurLivresAnnée : 2010Auteur : Jean-Marie PeltEditeur : LA MARTINIERE MARTINIERDescription : ' D'un côté le regard aiguisé, humaniste et parfois implacable de Sebastião Salgado, et de l'autre la voix d'un des plus grands écologistes français, voici le défi de ce livre : mettre en regard deux visions du monde.Jean-Marie Pelt nous parle d'écologie, mais avec une nouvelle approche toute empreinte de spiritualité. Un retour aux origines de l'écologie, c'est-à-dire aux grands textes fondateurs de notre civilisation. En effet, qu'il s'agisse du bouddhisme, de l'Islam ou bien des religions animistes, les grands textes et paroles recueillies de ces différentes traditions sont unanimes : l'homme se doit d'être proche de la nature, de la Terre-mère, c'est elle qui l'a fait naître et le nourrit. Un message envoyé par nos ancêtres, qui mériterait d'être écouté. Jean-Marie Pelt appelle à l'avènement d'une nouvelle civilisation, qui serait à l'écoute de la nature et de la voix des anciens. Les images de Sebastião Salgado, un des plus grands photographes contemporains, montrent une nature brute, animale, parfois grandiose ou dévastée' des accords textes et images puissants qui poussent à l'introspection. ' Jean-Marie Pelt est professeur émérite de biologie végétale et de pharmacologie à l'Université de Metz et président et fondateur de l'Institut européen d'écologie à Metz. Il est une des références françaises dans le domaine de l'écologie et a publié quantité d'ouvrages chez différents éditeurs dont La Loi de la jungle (Fayard, 2003), Ces plantes que l'on mange (Chêne, 2006) et Écologie et spiritualité (Albin Michel, 2006).Sebastião Salgado s'est incontestablement imposé, ces dernières années, comme un des plus grands photographes contemporains. Cet infatigable témoin porte un regard sur le monde dont le réalisme n'exclut pas la grandeur, pour lequel la détresse n'exclut pas la beauté. Depuis quelques années, il travaille à un grand projet d'envergure internationale, Genesis, où il part à la recherche des derniers espaces vierges et des peuples qui y résident, mettant ainsi au jour le lien intime qui relie ces peuplades à la terre-mère.Il a déjà publié plusieurs ouvrages aux Éditions de La Martinière dont La Main de l'homme, Exodes et Une certaine grâce. Face à Gaïa : huit conférences sur le nouveau régime climatiqueLivresAnnée : 2015Auteur : Bruno LatourEditeur : LES EMPECHEURS DE PENSER EN ROND LA DECOUVERTE LE ANPECHER PANS AN RON DEKOUVERTDescription : James Lovelock n'a pas eu de chance avec l'hypothèse Gaïa. En nommant par ce vieux mythe grec le système fragile et complexe par lequel les phénomènes vivants modifient la Terre, on a cru qu'il parlait d'un organisme unique, d'un thermostat géant, voire d'une Providence divine. Rien n'était plus éloigné de sa tentative. Gaïa n'est pas le Globe, n'est pas la Terre-Mère, n'est pas une déesse païenne, mais elle n'est pas non plus la Nature, telle qu'on l'imagine depuis le XVII e siècle, cette Nature qui sert de pendant à la subjectivité humaine. La Nature constituait l'arrière-plan de nos actions. Or, à cause des effets imprévus de l'histoire humaine, ce que nous regroupions sous le nom de Nature quitte l'arrière-plan et monte sur scène. L'air, les océans, les glaciers, le climat, les sols, tout ce que nous avons rendu instable, interagit avec nous. Nous sommes entrés dans la géohistoire. C'est l'époque de l'Anthropocène. Avec le risque d'une guerre de tous contre tous. L'ancienne Nature disparaît et laisse la place à un être dont il est difficile de prévoir les manifestations. Cet être, loin d'être stable et rassurant, semble constitué d'un ensemble de boucles de rétroactions en perpétuel bouleversement. Gaïa est le nom qui lui convient le mieux. En explorant les mille figures de Gaïa, on peut déplier tout ce que la notion de Nature avait confondu : une éthique, une politique, une étrange conception des sciences et, surtout, une économie et même une théologie.