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Le Moniteur #6363 : Bas carbone, démondialisation... les convictions de Benoit Bazin

Fabien Renou

La barrière de péage a de beaux jours devant elle. Le ministre des Transports l'a confirmé : aux concessions d'autoroute succéderont… des concessions d'autoroute. Il ne s'agit cependant pas d'un simple copié-collé. Les futurs contrats seront plus courts, leurs périmètres géographiques plus restreints et leur rédaction plus favorable aux deniers …

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Description

Titre(s)
Le Moniteur #6363
Bas carbone, démondialisation... les convictions de Benoit Bazin
Auteur(s)
Fabien Renou (651)
Collation
1 vol. (98 p.) ; illustrations et couverture en couleurs ; 27 cm
Année
2025
Sujet(s)
Aménagement du territoire : FranceTravaux publicsGénie civil : France
Genre
Aménagement
Langue(s)
français
Résumé
La barrière de péage a de beaux jours devant elle. Le ministre des Transports l'a confirmé : aux concessions d'autoroute succéderont… des concessions d'autoroute. Il ne s'agit cependant pas d'un simple copié-collé. Les futurs contrats seront plus courts, leurs périmètres géographiques plus restreints et leur rédaction plus favorable aux deniers publics. Il ne s'agit pas non plus d'une véritable surprise, tant la manne des péages apparaît précieuse alors que les poches de l'Etat sont vides. Et si ce dernier peut théoriquement faire payer lui-même l'usager, une telle décision reste politiquement périlleuse. Souvenons-nous des Bonnets rouges. Que l'on acte, dès aujourd'hui, l'avenir des concessions qui arriveront à échéance dans la prochaine décennie est salutaire. Que l'on cherche à bâtir un modèle pérenne de financement des infrastructures est rassurant. Alors que la loi du Grand Paris souffle ses 15 bougies, il n'est pas inutile de rappeler que la mobilité est affaire de temps long mais aussi de gros sous. Les péages pourraient à l'avenir apporter 2,5 Mds € par an aux projets de mobilités. Un montant conséquent qui, néanmoins, devra résister aux alternances politiques comme à la convoitise de Bercy. Il n'est pas inutile de rappeler que la mobilité est affaire de temps long mais aussi de gros sous. Si Philippe Tabarot a fixé un cap, il laisse des questions en suspens. En annonçant que « les recettes des transports iront aux transports », ouvre-t-il la porte à un transfert d'une partie de l'argent de la route vers le réseau ferré ? En priorisant « le réseau national non concédé », confie-t-il aux collectivités le soin de trouver les solutions pour entretenir plus de 90 % de la voirie française ? En évoquant l'importance du recours aux financements privés, imagine-t-il d'autres montages que les PPP ? Le temps de l'approfondissement est venu. Un projet de loi destiné à fixer le cadre est annoncé dès cette fin d'année. Ce calendrier doit permettre d'avancer relativement vite tout en assurant, promis-juré, la coconstruction du texte avec les acteurs de la filière. D'ici un an, peut-être un peu plus, les bases d'une stratégie de long terme devraient avoir été posées. Nous sommes encore sur la voie d'accélération. Pourvu qu'aucun revirement politique ne vienne briser cet élan. Pour l'instant, la barrière reste levée.
Prix
14 EUR
Editeur(s)
Éd. le Moniteur
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Médias

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Auteur principal : Fabien Renou

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