Splendeur du béton : les prédécesseurs et l'oeuvre d'Auguste PerretLivresAnnée : 1995Auteur : Peter CollinsEditeur : HAZAN AZANDescription : Splendeur du béton est le récit d'une union exceptionnelle entre un matériau, le béton armé, et l’œuvre d'un architecte, Auguste Perret. Avec une érudition tempérée par l'ironie, Collins raconte d'abord l'histoire de l'invention du béton et de son interprétation architecturale depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XXe : histoire technique, mais aussi politique et culturelle, qui commence et se termine en France, avec des détours dans toute l'Europe et l'Amérique du Nord. La seconde partie traite de l’œuvre de Perret, dont Collins a été le collaborateur dans les années 50. Centrée sur deux œuvres essentielles, l'immeuble de la rue Franklin et le Théâtre des Champs-Élysées, appuyée ensuite sur la reconstruction du Havre, cette analyse, qui date de plus de quarante ans, restitue curieusement l'image d'un Perret moderne, ou classique si l'on veut, mais comme pouvait être classique un Mies van der Rohe. Un livre étincelant, d'une écriture rapide, à la jonction de la culture américaine et des cultures continentales : le lecteur français comprendra aisément pourquoi Collins et concrète font figure de mythe dans les pays anglo-saxons. Construction moderne #167revueAnnée : 2025Auteur : Eve JouannaisEditeur : CIMBETON SINBETONDescription : Nous ne sommes qu’au début d’évolutions et de transformations qui concernent l’ensemble de l’acte de bâtir et notamment les matériaux. Si l’on s’attache à les utiliser chacun pour ses qualités propres, leur association contribue aux réponses sociétales et joue en faveur non seulement de l’écologie mais aussi de l’architecture et de ses usagers, permettant ainsi de promouvoir l’économie de matière et d’énergie.
Dans les treize réalisations de ce numéro, hormis une infrastructure comme le bassin d’Austerlitz ou celle du vivier de Roscoff, toutes mettent en valeur une architecture qui combine plusieurs matériaux. Dans des proportions variables suivant le programme mais aussi le territoire et le choix des acteurs, le béton accueille la diversité et se marie notamment au verre, au métal, au bois. À l’instar du groupe scolaire Louise-Michel, qui se fond au sein du parc qu’il dessine dans un juste équilibre entre matière minérale, transparence et végétation, au bénéfice d’une architecture adaptée à son environnement et à ses fonctions. Et si l’emploi du béton était une évidence pour les architectes du Centre nautique et sportif de Gerland, en hommage à l’architecture de Tony Garnier, il sait aussi se faire bien plus fin et discret pour souligner le verre et le métal, quand il n’est pas simplement restauré pour valoriser notre patrimoine.
Le sujet est complexe tant le nombre de paramètres à prendre en compte dans le choix des matériaux est important – circuit court, économie de matière, fabrication des éléments, mise en œuvre, performances, cycle de vie, résistance mécanique, etc. S’attacher à distinguer le pérenne de l’obsolète comme l’architecte Henri Ciriani, récemment disparu, prônait de le faire, est une piste de réflexion qui pourrait aider à aborder autrement cette question.