Architecture scolaire et réussite éducativeLivresAnnée : 2007Auteur : Maurice MazaltoEditeur : FABERT FABERDescription : L'Ecole de la République est, depuis toujours, l'objet d'attentions et de débats passionnés mais qui concernent rarement les espaces et les bâtiments. Pourtant, l'architecture scolaire n'est pas neutre. Les CEMEA (Centres d'Entraînement aux Méthodes d'Education Active) affirment que le milieu de vie joue un rôle capital dans le développement des individus, en particulier des enfants. L'architecture a une influence très forte sur la qualité d'un établissement.
Dans les années soixante, le territoire national fut couvert de bâtiments identiques et impersonnels, édifiés dans l'urgence pour répondre à la massification de l'enseignement. Ce n'est plus le cas depuis les lois de décentralisation de 1985 et l'évolution des missions attribuées à l'école. Des architectes développent maintenant des aspects jusqu'alors négligés (intégration des bâtiments dans leur environnement, prise en compte du climat, etc.), en concertation avec les équipes éducatives.
Cet ouvrage collectif, né de la rencontre entre des architectes, des enseignants et des responsables de collectivités, montre qu'il est nécessaire de réfléchir à l'influence de l'architecture sur les missions de l'école. Il donne les pistes nécessaires pour que les usagers participent à l'amélioration des espaces scolaires, dans le but de favoriser la réussite de tous les élèves. Écoles et jardins d'enfants : projets et réalisationsLivresAnnée : 2007Auteur : Mark DudekEditeur : INFOLIODescription : Quelle relation y a-t-il entre vision pédagogique et construction scolaire ? Cette question est fondamentale pour comprendre les enjeux de l'architecture dans le milieu scolaire.
Les écoles et jardins d'enfants qui se construisent actuellement doivent répondre aux exigences immédiates de la société contemporaine, mais également être conçus en pensant à l'avenir, étant donné qu'ils seront encore fréquentés à la fin du XXIe siècle.
Dans notre économie globale, l'importance de l'éducation est maintenant amplement reconnue. Les écoles et les jardins d'enfants suscitent l'intérêt d'un large public. Les théories pédagogiques évoluent sans cesse. La conception de l'environnement scolaire se transforme en conséquence. Cet ouvrage illustre les stratégies les plus récentes et leur réalisation.
Avec une sélection de plus de 80 projets en Europe ; en Amérique et dans la région du Pacifique, il s'agit d'un guide essentiel pour tous ceux qui sont impliqués dans la conception des écoles et jardins d'enfants. Regards sur mon espace public : "Circuler ou se caler ?"LivresAnnée : 2011Auteur : Union régionale des conseils d'architecture, d'urbanisme et de l'environnementEditeur : URCAUE LANGUEDOC ROUSSILLON URKAU LANGEDOK ROUSILONDescription : Initiée par le CAUE du Gard, cette manifestation photographique qui se déroule pendant l’année scolaire 2010-2011 propose à des lycéens de prendre deux photographies : l’une d’un espace public qu’ils pratiquent, où ils se sentent bien, où il retrouvent leurs amis… , l’autre d’un espace public qu’ils n’aiment pas, qu’ils évitent, qu’ils ignorent, qui les laissent indifférents … et d’accompagner leur prise de vue d’un texte argumentant leur choix.
L’un des objectifs de cette manifestation est d’intéresser les jeunes à leur cadre de vie, de les inciter à regarder leur ville, leur village, à s’arrêter sur des espaces publics. AMC #329 : LAN - FACE B - ATELIER DU PONT - EJOrevueAnnée : 2025Auteur : Olivier NamiasEditeur : ED LE MONITEUR MONITERDescription : L'enfance des villes. Quelle que soit la forme que l'on tente de lui donner, la ville ne serait-elle qu'une question de point de vue ? Ratissant large, Rem Koolhaas brandissait en 2000 le spectre de Lagos comme futur dystopique. En invitant à reconsidérer nos villes européennes à l'aune des pays émergents, il brandissait un contre-modèle tenant de l'épouvantail. Ses confrères ne s'étaient pas privés de crier à la supercherie.
Ces dernières années, le cauchemar de la surpopulation a laissé place à celui de l'effondrement du vivant, recentrant le regard de la géographie à la biologie. La philosophe et psychologue Vinciane Despret nous invite à « habiter en oiseau », dans une logique de « zoodiversité inclusive » qui pourrait s'appliquer à de nombreuses autres espèces. L'on pourrait sans la moindre ironie imaginer habiter en mulot ou en truite, pour apprendre à regarder autrement nos espaces urbains. La légitimité des différents points de vue fait courir le risque d'un relativisme absolu finissant dans une impasse. Des outils forgés durant l'entre-deux-guerres permettraient d'en sortir. Remis en lumière par l'ouvrage Ecologie humaine (p.106), les psychologues hambourgeois Martha et Hans Heinrich Muchow distinguaient le monde de la vie (Lebenswelt) - l'espace existant objectif, à la disposition de tous - du monde vécu (gelebte Welt) propre à chacun.
Ces deux concepts étaient utilisés pour comprendre l'espace urbain tel qu'il était vécu par cet être proche et lointain que nous avons tous été : l'enfant. Si les comportements varient selon l'âge, le détournement des artefacts urbains semble une constante, et déjoue souvent les intentions des urbanistes. L'imagination invite à tirer profit des moindres accidents. C'est le fameux talus maçonné, relief source de risque qu'un réflexe tentera d'aplanir, qui devient toboggan ou montagne. Repenser l'aménagement au prisme de l'enfant n'est pas seulement faire une ville plus sûre et plus ludique, ce qui serait déjà suffisant. Aménager pour protéger l'enfant d'une circulation meurtrière qui l'a chassé de la rue (20 000 morts entre 1920 et 1930 aux Etats-Unis), c'est poursuivre le réaménagement de l'espace public et modeler lentement mais sûrement la ville postroutière.
Les « rues aux enfants » à Paris ou ailleurs sont un exemple d'une politique urbaine ciblant une population mais profitant à tous. Dans une société qui se segmente en d'innombrables familles, il faut prêter attention à cette forme d'inclusivité non exclusive !