La Maison écologique #142 : Habitons ensemble
revue
Année : 2024
Auteur : Virginie Jourdan
Editeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIK
Description : Qui en juin se porte bien, au temps chaud ne craindra rien », la phrase résume si bien l’esprit du contenu de ce magazine pré-estival que le dicton aura, pour démarrer cet édito, volé la vedette à mon inspiration ! Nous voici donc au seuil d’un nouvel été, Terriens et Terriennes désormais presque habitués à connaître pics de température, épisodes de canicule et de sécheresse. Habitués ? Vraiment ? Si nos esprits les anticipent parce qu’ils ont constaté leur récurrence nouvelle, nos usages et nos logis les ont-ils intégrés ? En appartement comme en maison, le soleil si consolateur et formidable fournisseur d’énergie (chaleur, bonne humeur et vitamine D !) se transforme en véritable combattant de la fraîcheur dès lors que les ouvertures, vitrées ou restées béantes, lui laissent la voie libre. Bien vivre avec, même au cœur de la belle saison, est pourtant à portée de main. Et c’est bien ce que ce numéro illustre ! Habitués mais pas résignés. Pascal et Tatiana, heureux autoconstructeurs de leur earthship, profitent pleinement du caractère semi-enterré de leur géonef grâce à des choix complémentaires intégrant la vitesse de circulation de l’air et l’orientation du bâtiment. Dans sa maison de ville fraîchement rénovée, Émilie a pour sa part testé l’effet de l’albédo fort. Après avoir vécu d’insupportables chaleurs lors du premier été post-rénovation, elle a fait peindre son toit en blanc. Inertie, déphasage, amortissement : certains termes techniques font partie des indispensables à maîtriser lorsque se pose la question du confort thermique. Dans notre dossier dédié au confort d’été, les impacts d’une bonne ventilation, du choix de matériaux pour ses parois viennent compléter les bons réflexes à mobiliser dans la conception du logement, mais aussi dans les usages à respecter ensuite pour ne pas laisser s’envoler les degrés. Au risque de devoir appuyer sur l’illusoire bouton de la clim’. Parmi les solutions techniques et low-tech recensées à travers ces 10 pages, aucune ne fait le détour par la climatisation électrique. Un rayonnant résultat !

La Maison écologique #120 : Isoler sa maison par l'extérieur
revue
Année : 2020
Auteur : Julie Barbeillon
Editeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIK
Description : Flouze, biffeton, oseille, pèze, fric, pépètes, ronds, blé, monnaie ; puisque le dieu Argent semble le seul encore capable de murmurer à l'oreille des puissants, les lanceurs d'alerte au dérèglement climatique tentent désormais de parler « pognon ». Après l'étude de l'ONG britannique Christian Aid(1) montrant qu'en 2019, quinze catastrophes naturelles ont coûté plus d'un milliard de dollars chacune et même plus de dix milliards de dollars pour sept d'entre elles (inondations en Inde, en Chine, aux États-Unis, typhons Lekima en Chine et Hagibis au Japon, ouragan Dorian en Amérique du Nord et feux de forêt en Californie), de courageux chercheurs chinois, américains et suédois ont fait chauffer leurs calculettes. Ils ont publié dans la revue Nature Communications une étude (2) sur le coût pour les 20 pays les plus riches de la planète (le G20, responsable de 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre) des mesures à prendre pour respecter les Accords de Paris. Ils l'ont comparé aux sommes qu'il faudra dépenser pour faire face aux conséquences du changement climatique si l'on continue sur le chemin actuel de l'immobilisme. Résultat sans appel : ne rien faire reviendrait économiquement à débourser chaque année ce que coûte d'ores et déjà le Covid-19, et ce jusqu'en 2100 ! Soit 1 900 à 10 000 milliards de dollars par an (2 à 12 % du PNB mondial). Pour résumer : la faillite générale assurée. Alors que prendre dès aujourd'hui des mesures fortes pour endiguer la hausse des températures sur le globe coûterait 200 à 1 287 milliards de dollars par an. Des sommes qui semblent plus à notre portée au regard de ce que les seuls États-Unis ont récemment annoncé débourser pour gérer la crise sanitaire due au coronavirus : 2 500 milliards de dollars. Gageons (pour ne pas dire prions) que les chiffres annonciateurs d'une monumentale et insoutenable crise économique mondiale résonnent plus que les discours de la jeunesse effrayée par son avenir, que les pleurs des migrants, que les ventres creux des affamés, que la disparition de milliers d'espèces animales et végétales, que les poumons qui peinent à respirer dans les mégalopoles ultrapolluées... 1. http://caid.org.uk/climate-breakdown 2. www.nature.com/articles/s41467-020-15453-z

La maison écologique #123 : Isolants des champs, isolants résilients
revue
Année : 2021
Auteur : Virginie Jourdan
Editeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIK
Description : Ensemble, main dans la main ! Et l'allégorie devint paradoxe. Elle sonne aujourd'hui comme un souvenir subtilement élimé par une année de confinements à répétition. Un désir tout à la fois légitime et désirable, et un geste porteur d'un risque pour l'autre et tous les autres. Depuis plus d'un an maintenant, les gestes barrière ont posé des cloisons invisibles entre les corps. À plusieurs reprises, la suspension des vols entre les différents continents de la planète et la fermeture des frontières avec les voisins européens ont réduit les relations entre pays à des échanges économiques et diplomatiques. Exit le sel de la relation humaine, des retrouvailles amicales et des rencontres inopinées et fertiles. Reportés les événements culturels et les salons spécialisés dans lesquels les innovations se dévoilent, les connaissances professionnelles se forgent et les associations futures se nouent. Sale temps pour la coopération ? Pas si vite ! Dans les campagnes et dans les villes, l'envie de travailler ensemble pour améliorer le monde et l'engager dans la voie des transitions écologiques et sociales n'a pas disparu. Dans les Deux-Sèvres, des agriculteurs se réunissent encore pour cultiver sur leurs parcelles du chanvre qu'ils destinent autant au marché de l'alimentation qu'à celui de l'écoconstruction. Partout en France, des citoyens se rassemblent pour créer et financer leur propre centrale solaire, qu'ils posent tantôt sur le toit d'une école ou sur celui d'une entreprise engagée. Un geste commun de plus pour ériger l'énergie en bien commun et nourrir le réseau avec de nouveaux électrons verts. De part et d'autre de la Manche, des chercheurs et des artisans, tels que les partenaires du projet européen CobBauge, s'affranchissent du Brexit pour faire baisser les émissions carbone liées au chauffage des bâtiments en améliorant les procédés techniques et les matériaux naturels dédiés à l'isolation à base de terre crue et de végétaux. Si l'aspiration première de voir un monde nouveau émerger à l'issue de la crise sanitaire semble parfois se faner, l'ambition de lui instiller solidarité et coopérations nouvelles ne cesse, en revanche, de croître.

La maison écologique #151 : 10 écoconstructions à l'épreuve du temps
revue
Année : 2026
Auteur : Virginie Jourdan
Editeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIK
Description : Sobriété, frugalité, fraternité. La formule s'y prête parfaitement. Depuis des dizaines de mois maintenant, des camions chargés de matériel médical et de lits médicalisés dont la date de péremption française n’entrave en rien leur utilité ni leur fonctionnalité prennent la route vers cinq établissements hospitaliers ukrainiens. à la fin de l’été 2025, cette initiative comptait déjà 42 convois à son actif. Portées en France par l’Arafsec, une association qui œuvre depuis 30 ans à l’aide sociale familiale et aux échanges culturels, ces actions initiées en France rencontrent une autre dynamique : celle de Phoenix, une association de Tchernihiv, ville ukrainienne meurtrie par les bombardements de 2022. Le développement de solutions énergétiques autonomes pour résister aux attaques russes ciblées sur les infrastructures électriques qui privent les habitants de chauffage, mais aussi de moyens de communication, particulièrement précieux en temps de guerre, compte parmi ces projets. La promotion de techniques du BTP pour reconstruire logements et bâtiments dans le pays aussi. Et derrière BTP, se cache bien le Bois Terre Paille. En échangeant avec Richard Lacortiglia, fondateur du centre de formation Le Gabion, à Embrun (05), et dorénavant à la manœuvre dans l’association Reconstruire l’Ukraine, j'ai appris qu’un appel à bénévoles était lancé : toute personne aujourd’hui en mesure de former des formateurs ukrainiens aux techniques du BTP est la bienvenue. Cette fraternité franco-ukrainienne a pour ambition de doter un lycée professionnel ukrainien d’un bâtiment à ossature bois isolé en bottes de paille enduites de terre. L’occasion de former aux techniques du bois, de la terre, de la paille les formateurs et professeurs du lycée. Alors aux lecteurs et lectrices de La Maison écologique formé·es « Propaille », l’appel est lancé : Reconstruire l’Ukraine vous attend pour donner sa chance au lancement d'un chantier à l’autonome prochain. Sans hésitation en 2026, jouons-la frugale, sobre et toujours fraternelle.