Électron libre : autonome grâce au petit éolien et au photovoltaïque
Livres
Année : 2022
Auteur : Valéry Borraz
Editeur : EDITION DANDELION EDISION
Description : Valéry Borraz est l'un des rares artisans français spécialisé dans l'équipement de sites autonomes électriquement grâce aux énergies renouvelables. Son ouvrage est le fruit de plus de 20 années d'expérience. Publié une première fois en 2011 il a été entièrement revu et réactualisé en tenant compte des avancées techniques dans les domaines des panneaux photovoltaïques, des batteries ou encore des régulateurs et convertisseurs. C'est un livre technique et pratique à la fois, enrichis de nombreux témoignages de personnes (familles, individus, entreprises) qui vivent quotidiennement de façon autonome. Toutes les questions habituelles trouvent ici une réponse : calculer le dimensionnement d'une installation photovoltaïque, installer son éolienne, choisir les bonnes batteries... Un chapitre dédié aux équipements « embarqués » (pour camping-car, camion aménagé, tiny house, yourte, bateau...) permettra d'éviter les erreurs et de faire d'emblée le meilleur choix.

Le Moniteur #6302 : Les usines à maisons attendent leur heure
revue
Année : 2024
Auteur : Fabien Renou
Editeur : ED LE MONITEUR MONITER
Description : Les bonnes nouvelles se savourent sans modération, les satisfecit se jaugent avec circonspection. La France a - cocorico ! - réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 5,8 % en 2023. Gabriel Attal n'a pas raté l'occasion de s'en gargariser sitôt ce chiffre dévoilé : « Nous n'avons de leçons à recevoir de personne en matière d'efficacité écologique et environnementale. » Sans sous-estimer les fruits de politiques publiques efficaces, il apparaît toutefois réducteur de tresser des lauriers aux seuls décideurs. Sur les 22,8 millions de tonnes de CO2 économisées l'an dernier, 15 % l'ont été dans le bâtiment, 19 % dans les transports et 34 % dans l'énergie. Ces performances ne se décident pas en Conseil des ministres, elles ne se décrètent pas par ordonnance. Elles s'obtiennent par l'engagement quotidien des hommes et des femmes de terrain. Cet engagement révèle l'une des dynamiques sous-estimée mais décisive de la décarbonation : la révolution culturelle qui est en train de bousculer en profondeur les pratiques professionnelles, à commencer par celles de la construction. L'arrivée de nouvelles générations de professionnels accélérera encore l'acculturation écologique Les compétences s'adaptent en même temps que les mentalités se transforment. En hausse de 13 % l'an dernier, les formations suivies dans le BTP se trouvent boostées par les modules liés à la transition écologique, explique Constructys. Même tendance du côté de la maîtrise d'ouvrage. François Adam, directeur des achats de l'Etat, constate par exemple « une vraie prise de conscience et une montée en compétences » des acheteurs publics en matière de verdissement des marchés. La mutation des esprits s'opère à grande vitesse. Et ce n'est qu'un début. L'arrivée de nouvelles générations de professionnels accélérera encore cette acculturation écologique. Plus des trois quarts des apprentis en CFA estiment ainsi qu'il leur incombe de porter la préservation de la planète dans le secteur de la construction, annonce le baromètre du CCCA-BTP. Mieux, ils considèrent massivement qu'ils ont à « défendre la protection de l'environnement » au sein de leur entreprise d'accueil. Eux aussi sont jeunes, et eux aussi estiment ne pas avoir de leçons à recevoir.

Sites & Monuments #231 : Destin des pavillons de chasse royaux ; Chantiers et incendie : les cas de Notre-Dame ; Le patrimoine religieux à la croisée des chemins ; Dispersion mobilière et éthique patrimoniale
Livres
Année : 2024
Auteur : Julien Lacaze
Editeur : SITES MONUMENTS SIT MONUMAN
Description : Politique Du grec politikos « de la cité » (polis), relatif à la cité, au gouvernement de l’État. Ce qui touche à l’organisation de la cité ne peut être étranger à une association de protection du patrimoine. Que conserver, que construire, où le faire, selon quelle règle d’urbanisme ? Notre activité est en cela pleinement politique. Il est vrai que, de l’acception première du terme à son sens second, il n’y a qu’un pas. Ainsi, la tendance de la municipalité parisienne à transformer une ville réglée par Haussmann en un chaos architectural et ses espaces verts en des friches est doublement politique. Comme l’est l’arrachage systématique des grilles et des murs protégeant la nature dans cette ville. Il s’agit, en modifiant la forme urbaine, de traduire des conceptions politiques. Là où Haussmann organisait la ville en l’assainissant et en l’unifiant, Anne Hidalgo la désorganise, dans un esprit libertaire se conjuguant parfaitement avec les appétits des promoteurs. Ainsi, défendre la matérialité du patrimoine parisien a-t-il nécessairement des conséquences politiques, celles de contrarier ici et là l’épanouissement d’autres « visions ». Mais, lorsque nous nous opposons à la destruction de l’îlot de la Samaritaine par le groupe LVMH, adoubé par une municipalité socialiste, de quel côté de l’échiquier penchons-nous ? Et quand nous nous opposons à la destruction du havre de paix du monastère de la Visitation, voulue par l’Archevêché, permise par la maire de Paris et soutenue par un maire d’arrondissement et une ministre LR, quelle tendance politique flattons-nous ? Quid des nombreux combats menés dans les Hauts-de-Seine, bastion de ce même parti, notamment pour la défense de la cité-jardin de la Butte Rouge (dont la ministre – est-ce un hasard – a permis la destruction contre un avis de sa Commission nationale de l’architecture et du patrimoine) ? Sommes-nous d’extrême droite lorsque nous nous opposons à la destruction du quartier gitan de Perpignan par une municipalité RN fort peu soucieuse d’un secteur pourtant sauvegardé ou quand nous nous opposons aux travaux faits sans autorisation au château de La Barben par le très droitier « Rocher Mistral » ? Quand nous attaquons les municipalités de Paris, de Foix ou de Bourges, est-ce parce qu’elles sont socialistes ? La maire de Paris - qui bloque notre association sur les réseaux sociaux - tente ainsi de nous intégrer au mouvement #SaccageParis qu’elle range à « l’extrême droite ». Inutile, en réalité, d’attribuer des accointances politiques à Sites & Monuments, qui accomplit en toute liberté son objet social. Notre activité est évidemment conservatrice, au sens premier du terme, d’où peut-être un malentendu ? Association reconnue d’utilité publique, nous agissons pourtant à l’image des conservateurs de musée, garants de l’intégrité des œuvres qui leur sont confiées. Les écologistes ne sont-ils pas également "conservateurs" ?...