Règles professionnelles de construction en paille : règles CP 2012LivresAnnée : 2011Auteur : Luc FloissacEditeur : ED LE MONITEUR MONITERDescription : Le document de référence pour l'isolation en bottes de paille. La paille n'est pas réservée à l'autoconstruction de maisons individuelles et s'emploie dans des projets de bâtiments publics, d'habitations collectives, etc. Soucieux d'accompagner l'essor de la construction en paille et d'en formaliser le cadre, le RFCP a rédigé les Règles professionnelles de construction en paille, fruit d'un travail de plusieurs années et d'un consensus entre professionnels. Ainsi, ces Règles CP 2012, structurées comme un DTU, offrent un cadre technique pour la mise en oeuvre des bottes de paille utilisées en tant que remplissage isolant et support d'enduits. Dans une première partie, l'ouvrage détaille les propriétés des bottes de paille, les techniques constructives, la gestion des interfaces entre les ouvrages en paille et les autres corps d'état (soubassements, menuiseries, revêtements, équipements techniques, etc.). La seconde partie regroupe de nombreux documents pratiques : un cahier des charges pour l'utilisation des bottes de paille, des bordereaux, procédures et fiches de contrôle de la qualité des bottes de paille et de leur mise en oeuvre, des procédures de validation des enduits à base d'argile, etc. Recensement des bonnes pratiques et des écueils à éviter, ces règles professionnelles s'adressent aux maîtres d'ouvrage et aux maîtres d'oeuvre (bureaux d'études, architectes, entrepreneurs et artisans) sensibles aux pratiques d'écoconstruction. Elles sont à la fois un guide pour les constructeurs, un support pour les formateurs et une garantie pour les assureurs. La Maison écologique #143 : Construire en paillerevueAnnée : 2024Auteur : Virginie JourdanEditeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIKDescription : Chaud devant. Ces temps estivaux sont aux revirements, aux changements imminents, aux orages violents. Un mois déjà que la récente campagne des élections législatives s’est achevée sans que, pour l’écologie, rien ne bouge ni ne soit réellement dit, rêvé ni revendiqué. Dans les tracts concoctés en un temps record ou au détour des conférences de presse, rien de nouveau ni de désirable, mais plutôt quelques noirs étendards à rebours du souhaitable. Parmi eux, la relance active du parc nucléaire, modèle d’abondance et de surproduction d’électrons opposé à la sobriété, à la production décentralisée et à la recyclabilité des déchets des énergies renouvelables. Pourtant, sous un ciel bleu et dans l’ambiance estivale, les pieds dans l’herbe des alpages ou dans le sable d’une côte sauvage, qu’il est doux et agréable de sortir du quotidien pour imaginer un idéal demain. Telle une année 2030 qui tienne ses engagements en termes de réduction réelle des émissions de CO2 pour nous mener sereinement à la neutralité carbone en 2050. Une année 2030 qui récolterait les premiers effets d’un plan quinquennal acté dès demain pour accélérer le développement des énergies renouvelables grâce à un soutien indéfectible aux unités de production de panneaux solaires photovoltaïques basées en France et à l’installation d’équipements solaires pour l’eau chaude sanitaire, en neuf comme en rénovation. Une année 2030 qui fêterait une cinquième année de croissance continue du nombre de rénovations globale et performante de logements individuels et collectifs, portée par le vote, dès le début de l’année 2025, de la prise en charge complète des travaux d’isolation avec des matériaux naturellement biosourcés et à faible empreinte carbone pour les ménages modestes. Enfin, une année 2030 qui célèbrerait la livraison du centième bâtiment de hauteur intégralement construit en béton de chanvre, cette ressource issue d'une plante au bilan carbone délicieusement négatif et à la quasi nulle consommation d’eau. Des rêves absolus ? Plus tout à fait, puisque le dernier de ces songes peut dorénavant s’appuyer sur la très récente publication – courant juillet – des nouvelles règles professionnelles pour la construction en béton de chanvre autorisant les constructions équivalentes à 8 étages. Laissons-nous rêver ! La maison écologique #130 : 50 astuces récup'revueAnnée : 2022Auteur : Virginie JourdanEditeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIKDescription : Face à la mer, les pieds dans les lacs de montagne, dans les étangs des campagnes, voyez-vous l'eau qui reflète les rayons solaires, qui vaguelette au gré des vents, qui se dépose, fraîche rosée du matin, sur les herbes vertes ? Elle est là. Encore. Mais elle manque. À tel point que des chercheurs du Stockholm Résilience Center, une unité de recherche internationale multidisciplinaire sur les systèmes socio-écologiques – où l’homme et la nature sont étudiés comme un tout cohérent –, proposent de créer une nouvelle alerte « limite planétaire » à côté du changement climatique, de l'érosion de la biodiversité, de l'acidification des océans ou de la pollution chimique. Celle de l'eau verte. Cette eau qui imprègne les sols et la biomasse et qui retourne directement dans l'atmosphère sans passer par les rivières, les lacs ou les nappes phréatiques. Celle qui transite via les plantes. D'après eux, 18 % des sols planétaires auraient connu une modification radicale de leur taux d'humidité du fait des actions de l'homme. Or, la limite critique de cette évaporation de l'eau verte aurait été dépassée dès lors que 10 % des sols planétaires ont connu ce phénomène d'aridité. Alors plantons !
À l'ombre de votre arbre, livre dans les mains ou regard scrutant le lointain, regardez aussi comme lui a soif. Les étés plus chauds, les précipitations plus chaotiques ; face au manque d'eau, les arbres referment les stomates de leurs feuilles, ces pores qui permettent les échanges gazeux. En diminuant leur transpiration, ils ralentissent leur photosynthèse, et leur croissance. Parmi eux, les chênes sessile et pédonculé. Dans le sud comme dans le centre de la France, leur soif est de moins en moins étanchée. Leur reproduction, de moins en moins assurée. Au point que l'Office national des forêts a lancé un programme de migration assistée de ces robustes compagnons de l'écoconstruction depuis ces régions vers des climats plus cléments le long de la Manche. Alors, là aussi, plantons !
Plantons pour que les bois grandissent encore et servent les futurs habitats avec des modes de construction secs. Et peu gourmands en eau.