Prix d'architecture Picardie #1
brochure
Année : 2013
Auteur : Jean-Louis Maniaque
Editeur : MAISON DE L ARCHITECTURE DE PICARDIE ARCHITEKTUR PIKARDI
Description : Le 23 février 2011, la Maison de l’Architecture lançait sa première édition du «Prix Architecture Picardie» dans le but de récompenser et de promouvoir les architectes qui, à travers leurs réalisations, témoignent de la qualité de l’architecture contemporaine dans la région. La participation était ouverte à tous les architectes ayant réalisé sur le territoire picard un bâtiment réceptionné entre 2001 et 2011. Les deux catégories imposées, «Habitat» et «Equipement», incluent les bâtiments neufs, extensions et rénovations.

D'Architectures #321 : Prix D'Architectures 10+1
revue
Année : 2024
Auteur : Ibai Rigby
Editeur : SOCIETE D EDITIONS ARCHITECTURALES SEA SOSIET EDISION ARCHITEKTURAL
Description : Le Prix d’architectures 10+1 2024 Par Ibai Rigby, président du jury du Prix d’architectures 10+1 2024 Le Prix d’architectures 10+1 se distingue par son approche immersive, valorisant l’engagement direct avec les bâtiments, leurs concepteurs et utilisateurs. Contrairement à d’autres prix fondés sur des présentations visuelles, le Prix d’architectures refuse la passivité d’un diaporama ou d’un fil Instagram. Ici, ni catégories fixes ni critères prédéfinis : le jury élabore ses choix collectivement au fil des visites. Nous sommes allés voir 33 bâtiments à travers l’Hexagone, une odyssée marquée non seulement par les kilomètres parcourus, mais aussi par la richesse des échanges et des rencontres. Chaque visite a donné lieu à des discussions avec les architectes, les commanditaires, ou les usagers, que ce soit sur place, autour de repas partagés, ou lors de voyages ensemble. C’est dans ces moments que la xenia, l’hospitalité grecque, a pris tout son sens. Nous avons été accueillis chaleureusement dans les bâtiments et avons partagé des moments privilégiés avec ceux qui les ont créés ou commandités. Au-delà de l’hospitalité, cette odyssée a transformé nos perspectives. Chacun est arrivé avec des idées préconçues, vite remises en question par la complexité des projets et la réalité de l’architecture en France en 2024. En ce sens, ces réalisations reflètent un moment unique de culture et d’architecture.

Le Moniteur #6329 : Equerre d'argent 2024 - Au mont Salève, une machine à remonter le temps
revue
Année : 2024
Auteur : Fabien Renou
Editeur : ED LE MONITEUR MONITER
Description : Le règlement de l'Equerre d'argent est formel : muet sur la nationalité des architectes, il exige à l'inverse que les réalisations en lice se situent sur le territoire français. Du haut de son éperon rocheux surplombant le lac Léman, à une encablure du canton de Genève, la gare du téléphérique du Salève, lauréate 2024 du prix organisé par « Le Moniteur » et « AMC », se trouve bien dans l'Hexagone. Aux confins de la Haute-Savoie, elle n'a pas volé son titre mais flirte avec des limites. En creusant un peu, la Suisse n'est jamais loin. Les lauréats de l'Equerre d'argent ont habilement tiré profit de la position frontalière. Les acteurs de ce projet patrimonial, à commencer par le syndicat à la fois intercommunal et binational qui en est à l'origine, ont d'ailleurs habilement tiré profit de cette position frontalière. De droit français, cette maîtrise d'ouvrage n'en excelle pas moins dans l'art de la négociation et la quête de consensus. Son ambition, à la fois architecturale, paysagère et territoriale, jongle avec les contraintes et réussit le grand écart entre les exigences de là-bas et les moyens d'ici. En 2018, le concours de maîtrise d'œuvre avait vu défiler la fine fleur de la conception des deux pays. La justesse du projet de l'agence parisienne DDA avait - déjà -convaincu le jury. Dotés d'une habileté rare à sublimer l'existant, Claudia et David Devaux font des merveilles lorsqu'ils interviennent sur les bâtiments d'illustres prédécesseurs : Le Corbusier, Mallet-Stevens, Théo van Doesburg… Au Salève, l'infrastructure est signée Maurice Braillard (1879-1965), grand architecte et urbaniste genevois. Un beau Romand, donc, mais surtout une belle histoire. Car le chantier fut interrompu en 1932, laissant l'ouvrage incomplet. Le duo ne s'est donc pas contenté d'une restauration, même minutieuse, même respectueuse : il a parachevé l'œuvre du génie suisse, tout en lui faisant faire un bond d'un siècle, le propulsant d'une modernité à l'autre. Le règlement de l'Equerre d'argent est limpide : le prix récompense architectes et maîtres d'ouvrage. Surtout, il distingue une réalisation. Celle du Salève tient de l'exceptionnel. Par la délicatesse des interventions, évidemment, mais aussi par la radicalité des choix, qui vont de l'organisation des espaces à l'intégration au site. Une architecture de partis pris, tout sauf neutre.

D'Architectures #329 : Dossier : l'intelligence (artificielle) de l'image
revue
Année : 2025
Auteur : Emmanuel Caille
Editeur : SOCIETE D EDITIONS ARCHITECTURALES SEA SOSIET EDISION ARCHITEKTURAL
Description : Peut-on comparer la révolution que nous promet la génération d’images par intelligence artificielle à celle que l’invention de la photographie a provoquée dans le monde de la peinture ? L’IA va-t-elle supplanter et corrompre l’art « grâce à l’alliance naturelle qu’elle trouvera dans la sottise de la multitude » comme le déplorait Baudelaire en 1859 ? Si les enjeux de l’IA sont vertigineux - comme il est désormais convenu de qualifier ce sujet – nous avons voulu dans ce numéro d’octobre les circonscrire à la question de la représentation architecturale. Pour l’architecte, l’image est avant tout un outil d’anticipation. Elle relève de deux statuts : sous forme de croquis ou d’esquisse elle accompagne son travail de conception, alors que sous forme de rendu elle permet d’offrir une idée plus concrète du projet pour ses futurs utilisateurs. À partir des années 90 les premières images numériques n’essayaient pas d’imiter le rendu à la main. Ce dernier permettait autant de prévisualiser le projet que d’exprimer la patte de son concepteur, son intuition créatrice. Au contraire, les premières perspectives numériques ont utilisé leur puissance de calcul pour tendre vers le réalisme : une illusion d’objectivité sensée convaincre de la fidélité entre ce qui est proposé et ce qui sera réalisé. Si les nouvelles images générés par IA poussent l’hyperréalisme encore plus loin, par leur nature elles diffèrent cependant des rendus numériques, puisqu’elles sont à la fois générées par un prompt - un scenario - et l’utilisation d’une bibliothèque d’images, voir des millions d’images stockées dans le big data. Elles sont donc à la fois intensément déterminées, tout en étant le fruit du hasard et de l’inattendu, comme si paradoxalement l’image acquérait par ce processus itératif une forme d’autonomie. Dans l’architecture, les frontières entre conception, image et photographie n’ont jamais été aussi poreuses, à tel point que l’on ne sait parfois plus qui contamine qui. Pour commencer à saisir la portée de ces bouleversements, nous avons rencontré deux acteurs majeurs de l’image d’architecture : Éric de Broche des Combes, créateur de Luxigon et Olivier Campagne alias Oliver Country et son célèbre site instagram.

Le Moniteur #6386 : Prix Moniteur de la construction - Celfy souffle le chaud et le froid en Normandie
revue
Année : 2025
Auteur : Fabien Renou
Editeur : ED LE MONITEUR MONITER
Description : Certains anniversaires marquent plus que d’autres. Celui de Marc Rollet, le 11 décembre dernier, restera certainement gravé dans sa mémoire. Plutôt que de souffler ses bougies, le patron de Celfy recevait ce soir-là la plus haute distinction des Prix Moniteur de la construction dans les salons de l’Aéro-Club de France, à Paris. De l’âge du capitaine, on ne dira rien. Des chiffres de sa société, en revanche, on saura tout : en dix ans, le chiffre d’affaires a été multiplié par sept, les effectifs par six. Une croissance exceptionnelle qui n’entame en rien la solidité de l’entreprise. La performance économique, mais aussi sociale et environnementale, se trouve au cœur de ce palmarès annuel des PME du BTP en pleine forme. Les bonnes performances des lauréats des Prix Moniteur de la construction ne tombent pas du ciel. Mais elle ne tombe pas du ciel. Au contraire, elle résulte immanquablement d’une implication sans réserve des collaborateurs sur les chantiers, comme l’ont martelé tous les lauréats nationaux. A commencer par le premier d’entre eux : « Je me suis posé la question de ce qui constituait fondamentalement la chaîne de valeur de notre business. La réponse tient en quelques mots : l’engagement de nos salariés. » Si la recette du succès est largement partagée, chaque dirigeant la personnalise afin d’aboutir à l’équilibre recherché. Il pioche pour cela dans un panel d’ingrédients : un stock d’outillage illimité, une semaine de quatre jours, un partage généreux des bénéfices, une académie de formation… En résumé, tout ce qui peut encourager la motivation des équipes. Avec, à la clé, des interventions de qualité, des accidents évités et, au bout du compte, des clients comblés. Les hommes et les femmes d’aujourd’hui ne sont pas les seuls à mériter les lauriers. Anciens dirigeants, anciens cadres, anciens compagnons : les générations précédentes apportent elles aussi leur pierre à la réussite actuelle de ces entreprises de BTP. Les bilans annuels laissent penser que les compteurs sont remis à zéro chaque 1er janvier. C’est oublier le poids de l’histoire et l’importance de l’expérience acquise au fil des ans. L’âge, ça compte. N’est-ce pas, Marc Rollet ?