Le Moniteur #6386 : Prix Moniteur de la construction - Celfy souffle le chaud et le froid en Normandie


Auteur : Fabien Renou


revue
Année : 2025
Editeur : ED LE MONITEUR MONITER
Description : Certains anniversaires marquent plus que d’autres. Celui de Marc Rollet, le 11 décembre dernier, restera certainement gravé dans sa mémoire. Plutôt que de souffler ses bougies, le patron de Celfy recevait ce soir-là la plus haute distinction des Prix Moniteur de la construction dans les salons de l’Aéro-Club de France, à Paris. De l’âge du capitaine, on ne dira rien. Des chiffres de sa société, en revanche, on saura tout : en dix ans, le chiffre d’affaires a été multiplié par sept, les effectifs par six. Une croissance exceptionnelle qui n’entame en rien la solidité de l’entreprise. La performance économique, mais aussi sociale et environnementale, se trouve au cœur de ce palmarès annuel des PME du BTP en pleine forme. Les bonnes performances des lauréats des Prix Moniteur de la construction ne tombent pas du ciel. Mais elle ne tombe pas du ciel. Au contraire, elle résulte immanquablement d’une implication sans réserve des collaborateurs sur les chantiers, comme l’ont martelé tous les lauréats nationaux. A commencer par le premier d’entre eux : « Je me suis posé la question de ce qui constituait fondamentalement la chaîne de valeur de notre business. La réponse tient en quelques mots : l’engagement de nos salariés. » Si la recette du succès est largement partagée, chaque dirigeant la personnalise afin d’aboutir à l’équilibre recherché. Il pioche pour cela dans un panel d’ingrédients : un stock d’outillage illimité, une semaine de quatre jours, un partage généreux des bénéfices, une académie de formation… En résumé, tout ce qui peut encourager la motivation des équipes. Avec, à la clé, des interventions de qualité, des accidents évités et, au bout du compte, des clients comblés. Les hommes et les femmes d’aujourd’hui ne sont pas les seuls à mériter les lauriers. Anciens dirigeants, anciens cadres, anciens compagnons : les générations précédentes apportent elles aussi leur pierre à la réussite actuelle de ces entreprises de BTP. Les bilans annuels laissent penser que les compteurs sont remis à zéro chaque 1er janvier. C’est oublier le poids de l’histoire et l’importance de l’expérience acquise au fil des ans. L’âge, ça compte. N’est-ce pas, Marc Rollet ?