Construction moderne #165revueAnnée : 2023Auteur : Claire BarbouEditeur : CIMBETON SINBETONDescription : La transformation est bien là, au centre des territoires, des villes, de l’architecture. Elle concerne les acteurs de la réalisation d’un bâtiment, les équipes de mise en œuvre, mais aussi l’usage des matériaux et la recherche pour de nouvelles compositions. Le Trophée béton, une distinction adressée aux architectes comme aux étudiants en architecture, est un observatoire de ces mutations. Il raconte à travers des réalisations remarquables sélectionnées, inscrites dans le temps, l’emploi du béton dans l’histoire de la ville. En valorisant maîtres d’ouvrage, architectes, chercheurs, industriels, ingénieurs, historiens, entreprises, compagnons, le Trophée béton témoigne des évolutions de l’acte de construire. Les projets des étudiants et des architectes primés ou présentés dans Construction Moderne sont sélectionnés pour la cohérence d’une mise au point exemplaire dans la réalisation d’un ouvrage, de la conception à la réalisation. Grâce à ce lien étroit entre tous les intervenants d’un projet, les bâtiments présentent des qualités d’usage, constructives et environnementales exemplaires. La transmission est essentielle dans tous les projets distingués : un lien étroit existe entre héritage et avenir, méthodes traditionnelles et nouvelles technologies. Dans le même esprit, les organisateurs du Trophée béton accompagnent le projet des Archi-Folies, olympiade culturelle portée par le ministère de la Culture pour les Jeux olympiques et paralympiques 2024. Ce formidable travail collectif fédère de nombreux opérateurs culturels, les écoles d’architecture, les professeurs, les fédérations sportives et de nombreux partenaires… Cette émulation favorise une nouvelle culture constructive et l’expérimentation de tous les matériaux, dont les bétons. Car il n’existe pas un béton mais des bétons. La transformation de la matière a un impact directement environnemental, mais offre aussi de nouvelles capacités constructives qui sont de belles opportunités pour les architectes. Paul Chemetov, président d’honneur de Bétocib et l’un des fondateurs du Trophée béton, soulignait lors du dernier jury du Trophée béton « que nous n’en étions qu’au début de l’histoire du béton ». Exé #56 : Culture et patrimoinerevueAnnée : 2024Auteur : Jordi PatillonEditeur : A VIVRE EDITIONS VIVR EDISIONDescription : Événement plus que millénaire, les Jeux olympiques s'apprêtent à prendre leurs quartiers d'été à Paris (mais aussi un peu au-delà...) pour la troisième fois, après 1900 et 1924. 100 ans après donc, les enjeux ne sont évidemment plus les mêmes et la question du devenir des installations, par exemple, est maintenant au centre des préoccupations, surtout à la lumière des dernières expériences barcelonaise ou athénienne, plus ou (beaucoup) moins réussies... Le Moniteur #6359 : Looberghe remet l'enfance au milieu du villagerevueAnnée : 2025Auteur : Fabien RenouEditeur : ED LE MONITEUR MONITERDescription : Les normes qui s'empilent, le BTP connaît. Les règles absurdes tombées du ciel, aussi. Alors, quand le législateur prend le temps de l'analyse pour juger de la pertinence de mesures nouvelles, on se doit d'applaudir. En 2018, la loi Elan avait abaissé de 100 à 20 % la part de logements accessibles dans le neuf. Les 80 % restants devaient simplement être évolutifs. Devant les doutes suscités par cet assouplissement, la loi avait ajouté l'obligation d'un rapport d'évaluation sous cinq ans. Excellente initiative, non ?
J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne : le fameux rapport est enfin parvenu aux parlementaires. La mauvaise : le document est d'une telle vacuité qu'aucune conclusion sérieuse ne peut en être tirée. Le gouvernement prétexte le retard pris en raison du Covid pour ne pas offrir de panorama précis des effets de cette réglementation. Alors même que le rapport est publié un an et demi après la date prévue…
L'administration se montre incapable de mesurer les effets d'une norme appliquée depuis des années.
Sans nier les difficultés de l'exercice, ce constat est alarmant. Sur quelles bases se prennent les grandes orientations politiques si l'administration se montre incapable de mesurer les effets d'une norme appliquée depuis des années ? Circonstance aggravante ici : un prérapport avait été remis (dans les temps) sur le sujet. Beaucoup plus prolixes, ses auteurs avaient réalisé un travail ambitieux, traçant même des pistes d'évolution, alors même que cela ne leur était pas demandé. Si « Le Moniteur » en avait eu connaissance, les parlementaires, eux, n'en ont pas vu la couleur.
Ces tours de passe-passe bureaucratiques sont fréquents, ils n'en sont pas moins désolants. Surtout sur un sujet aussi sensible que l'accessibilité, appelé à devenir central avec le vieillissement de la population. Aux arguments légitimes des personnes en situation de handicap s'opposent des arguments, non moins audibles, des constructeurs qui avancent que la profonde crise que traverse l'immobilier ne permet pas d'absorber de nouveaux renchérissements. Deux discours structurés, deux registres différents, deux logiques incompatibles. Pour sortir par le haut de cette opposition stérile, une seule solution : l'analyse concrète de l'efficacité des mesures sur la vie des habitants comme sur l'activité des entreprises. Raté.