Installations photovoltaïques en toiture et façade : conception, mise en oeuvre et entretien
Livres
Année : 2023
Auteur : Jean-Charles Corbin
Editeur : CSTB EDITIONS KSTB EDISION
Description : Ce guide décrit les règles de bonnes pratiques, les méthodes de dimensionnement et les points de vigilance, applicables à la construction d'installations photovoltaïques en couverture neuves ou existantes. Il s'applique aux installations photovoltaïques mises en oeuvre en': - toitures inclinées en petits éléments de couverture (tuiles ou ardoises) ; - toitures inclinées en grands éléments de couverture (plaques nervurées en acier ou aluminium ou plaques ondulées en fibre-ciment ou feuilles métalliques) ; - toitures avec étanchéité (toitures-terrasses ou toitures inclinées) ; - façade ; - verrières, ombrières ou pergolas. Ce guide s'applique aux installations sur maisons ou immeubles d'habitation, sur bâtiments industriels ou agricoles, ou bâtiments tertiaires pouvant recevoir du public. Nouveautés de cette 2e édition : - Réactualisation des informations du marché photovoltaïque. - Prise en compte des derniers développements technologiques des modules photovoltaïques. - Ajout de recommandations, issues de la jurisprudence des évaluations techniques, concernant les dispositions de mise en œuvre. - Mises à jour des référentiels documentaires.

Le Moniteur #6286 : Photovolaïque et assurance - ça flotte un peu !
revue
Année : 2024
Auteur : Fabien Renou
Editeur : ED LE MONITEUR MONITER
Description : En France, les agriculteurs en colère bénéficient d'un totem d'immunité, vis-à-vis du pouvoir politique, mais aussi de l'opinion publique, qui leur apporte un soutien indéfectible. Le peuple des villes et celui des champs partagent, dans une très large majorité, la conviction que le travailleur de la terre mérite une plus juste rémunération. Après tout, c'est bien lui qui, au terme d'un dur labeur, nous assure notre pain quotidien. Problème : la vérité des sondages n'est pas toujours celle des super marchés. Les mêmes qui soutiennent haut et fort la qualité du « made in France » arbitrent parfois, au rayon boucherie, en faveur de steaks meilleur marché venus du bout du monde. Le citoyen que nous sommes s'oppose alors au consommateur en nous. Comme il peut se trouver en porte-à-faux avec notre intérêt de contribuable lorsqu'il s'agit de financer les mesures de soutien. La lutte contre l'artificialisation des sols cherche aussi à maintenir le potentiel nourricier d'un foncier limité. Quid du professionnel du BTP ? Ne souffrirait-il pas, lui aussi, d'une telle dissonance cognitive vis-à-vis du monde paysan ? Eleveurs et cultivateurs se dressent certes contre la concurrence déloyale et le poids des normes, mais ils pointent aussi du doigt la dépossession de leurs terres au bénéfice de projets industriels, immobiliers ou d'infrastructures. Le maire, le promoteur ou l'entrepreneur ont tendance à l'oublier : la lutte contre l'artificialisation des sols ne vise pas uniquement à protéger l'eau et la biodiversité, elle cherche aussi à maintenir le potentiel nourricier d'un foncier limité. Le droit témoigne lui-même de notre schizophrénie. La juxtaposition de politiques publiques (agricole, environnementale, de l'urbanisme…) conduit à des injonctions contradictoires, génératrices de confusion. Définir l'intérêt général relève du casse-tête quand même nos petits intérêts personnels évoluent au gré des habits que nous endossons. Ces multiples facettes, nos personnalités en sont toutes faites. Ces incohérences, nous en sommes tous victimes. Même les agriculteurs ! Sur son tracteur, le paysan se bat pour sanctuariser ses parcelles. Devant le notaire, le propriétaire terrien cède volontiers à la tentation de la plus-value. Le peuple des champs et celui des villes partagent les mêmes contradictions.

Le Moniteur #6289 : Près de Paris, un labyrinthe de 300 000 m3 à combler
revue
Année : 2024
Auteur : Fabien Renou
Editeur : ED LE MONITEUR MONITER
Description : Préférence nationale, droit du sol… Le couple exécutif semble friand des manœuvres consistant à briser des tabous, à s'attaquer à des totems. La remise en cause soudaine de la loi SRU et du symbole des 25 % de logements sociaux fait partie de ces « coups » destinés à secouer le cocotier. Sauf qu'en voulant faire bouger les lignes, nos apprentis sorciers font surtout sauter des digues. Sans surprise, le génie est immédiatement sorti de sa bouteille. Depuis l'évocation par Gabriel Attal de l'intégration d'une partie de logement intermédiaire dans les fameux 25 %, on ne compte plus le nombre d'élus locaux notablement rétifs à la construction de HLM qui se sont engouffrés dans la brèche ouverte pour réclamer, à grands coups de tribunes médiatiques, conférences de presse et autres lettres ouvertes, une révision en profondeur de ce texte qui remonte à l'an 2000. C'est justement le logement social qui a besoin de toute urgence d'un choc de l'offre. S'il est sain d'interroger les règles en vigueur, s'il est légitime de pointer leurs difficultés d'application, il paraît en revanche bien risqué d'envisager le détricotage d'un mécanisme qui, bon an mal an, a permis l'édification de milliers de logements sociaux en France. A fortiori au moment où les organismes HLM croulent sous les demandes. C'est justement le logement social qui a besoin de toute urgence d'un choc de l'offre. Et, à rebours du discours gouvernemental, c'est plutôt un choc de la demande qui serait nécessaire dans le domaine de l'accession. Pour résumer : alors que les promoteurs cherchent des acquéreurs, les bailleurs sociaux ne savent plus où donner de la tête. Et que dire de la rénovation ? En coupant sauvagement dans le soutien public à ces travaux, Bercy cible le seul segment du bâtiment qui garde la tête hors de l'eau. L'inscription de la crise du logement dans l'agenda politique avait été bien accueillie par les professionnels. Les premières décisions, elles, manquent leur cible. Parce qu'elles ont des visées plus politiques que socio-économiques ? A trop chercher le contre-pied, on finit par faire des contresens.

Le Moniteur #6333-6334 : Photovoltaïque et biodiversité : Décarboner l'énergie sans dénaturer les sols
revue
Année : 2024
Auteur : Fabien Renou
Editeur : ED LE MONITEUR MONITER
Description : Ils ont survécu à l'ouragan, ils doivent désormais survivre au dénuement. Les Mahorais ont tout perdu. Plus de toit, plus d'eau, plus d'école… Le passage de Chido a ravagé l'archipel et plongé la population dans un état de détresse absolu. Quand, sur un territoire aussi isolé, les bâtiments et les infrastructures se trouvent hors service, c'est tout un cadre de vie qui disparaît. Et ce, même quand cet environnement se compose d'habitats précaires et d'urbanisme spontané. Désormais, il faut mobiliser tout ce dont l'île manque cruellement mais qui, partout, fait un chantier. Le cent unième département français n'avait, il est vrai, pas besoin de ça. Le cataclysme n'a fait qu'ajouter du malheur à la misère. En rasant des bidonvilles, il a tout pris à ceux qui n'avaient presque rien. En anéantissant l'aéroport, il a bloqué la seule voie d'accès à ce confetti perdu dans l'océan Indien. En blessant une foule de personnes tout en dégradant l'hôpital, il a saturé un établissement qui manquait déjà de capacité d'accueil. Sanitaire et humanitaire, l'urgence est aussi constructive. Or, dans l'Hexagone comme en outre-mer, il faut du temps pour passer du projet à la réalisation. Nous avons, fort heureusement, déjà démontré notre capacité à forcer l'allure. Des moyens exceptionnels n'ont-ils pas été débloqués pour répondre aux besoins d'une ville sous-équipée comme Marseille ? Certes, mais Mamoudzou n'est plus qu'un champ de ruines. N'est-on pas parvenu à rebâtir Notre-Dame en un temps record ? Vrai. Reste que, pour les rescapés de Mayotte, cinq années ressemblent à une éternité. De toutes les crises récentes, celle-ci s'apparente à du jamais-vu. La solidarité nationale s'exprimera tant par la mobilisation des fonds publics que par la générosité privée. Mais au-delà de la question financière, cette situation inédite impose une remise à plat de toutes nos habitudes, de tous nos process. Déjà, les règles habituelles de la commande publique peuvent être outrepassées. Désormais, il faut mobiliser moyens techniques et logistiques. Des hommes et des matériaux, des savoir-faire et des engins. Bref, tout ce dont l'île manque cruellement mais qui, partout, fait un chantier. Et, là-bas, ce sont des milliers et des milliers de chantiers qui nous attendent.

La maison écologique #128 : Photovolaïque : laisser entrer le soleil
revue
Année : 2022
Auteur : Virginie Jourdan
Editeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIK
Description : La neutralité carbone sert de tremplin au nucléaire. Un comble pour notre mère la Terre et notre père l'avenir ! À côté de leur ennemi commun nommé court-termisme se révèle un nouvel adversaire : l'hypothéquisme. Car, dans les rangs des antinucléaires comme des pronucléaires, personne n'est dupe. Le choix de relancer la filière industrielle française de l'électron atomique est idéologique, bien davantage que pragmatique. Les scenarii* récents ont tous montré qu'un avenir à 75 % de nucléaire n’est plus d’actualité. Celui à 50 % de nucléaire n’est pas non plus une fatalité. Le nucléaire reste une énergie tributaire des stocks et importations d’uranium. Le cœur même des réacteurs reste une épée de Damoclès au-dessus de notre petite humanité. Une réalité tragiquement rappelée par la guerre en Ukraine. Mais la démonstration est sans faille : fin des moteurs thermiques, fermeture des unités industrielles fonctionnant aux fossiles, arrêt des chaudières gaz au profit d’une énergie décarbonée ; les besoins en électricité vont augmenter dans les années à venir. Soit 800 TWh (térawatt-heure) en 2050, sachant que la France a produit 500 TWh en 2020. La puissance nucléaire serait forcément dans l’équation... Si les chiffres sont faciles à lire, la réalité d’un pari à horizon 2040 va quant à elle être longue mais aussi lourde à digérer. De 2 à 15 ans de retard de livraison pour les derniers réacteurs livrés en Chine et en Finlande. Des factures multipliées par quatre pour les réacteurs finlandais et de Flamanville. L’engagement à construire des réacteurs a tout du blanc-seing, car si l’accident nucléaire redouté ne peut être prophétisé, la durée insondable et le surcoût du chantier sont, eux, plus que probables. Si elle était discutée, cette course à l’atome résisterait-elle au débat démocratique ? Le sujet énergétique, certes technique, doit devenir abordable et se débarrasser des stigmates qui pèsent sur les énergies vraiment renouvelables que sont le soleil, le vent, mais aussi l’eau. Si l’arrêt immédiat ou la relance imminente du parc nucléaire ne seront pas actés demain, l’ouverture d’un débat éclairé sur les énergies devient quant à lui urgent. *RTE et Ademe

Urbanisme #445 : Elu(e)s locaux : Les défis du prochain mandat
revue
Année : 2025
Auteur : Rodolphe Casso
Editeur : SARL PUBLICATIONS D ARCHITECTURE ET D URBANISME PUBLIKASION ARCHITEKTUR URBANISM
Description : L’envie d’avoir envie Novembre 2024. Paris, parc des expositions de la porte de Versailles. Dans le pavillon n° 5, à l’entrée de l’auditorium où se va dérouler le 106e Congrès des maires de France, le hall est l’objet d’une drôle de déco : un mur d’une quinzaine de mètres couvert de pages de journaux. En s’approchant, on comprend vite que cette revue de presse est quelque peu orientée. Morceaux choisis : « Les élus face aux obstacles financiers » ; « Les communes s’inquiètent de la hausse des tarifs d’assurance » ; « Quand la bureaucratie envahit le quotidien des élus » ; « La colère à peine voilée des élus locaux »… Derrière ce mur, dans un joyeux brouhaha, une assemblée d’élu(e)s est réunie pour une photo de groupe. Un détail frappe : leur écharpe tricolore est recouverte d’une écharpe noire. De qui porte-t-on le deuil ? Du budget 2025 qui prévoit de ponctionner 5 milliards d’euros aux collectivités locales. Faire toujours plus avec toujours moins, voilà les raisons de la colère des élus locaux français. Déjà ultra-sollicités en temps normal, ils ont tous débuté leur mandat 2020–2026 en plein cauchemar, avec l’irruption du Covid. Un drame humain doublé d’un casse-tête organisationnel. De quoi vider d’emblée une bonne partie de leur réservoir d’énergie pour le reste du mandat. Ce n’est pas tout. Avec les effets du changement climatique qui semblent se déclarer de plus en plus fréquemment et violemment (mégafeux en Gironde en 2022, inondations à répétition dans les Hauts-de-France en 2023, sécheresse chronique dans les Pyrénées-Orientales…), la sécurité des personnes et des biens devient un défi pour certains territoires qui subissent de surcroît une hausse de leurs contrats d’assurance. Pour d’autres, ce sont de nouveaux enjeux sécuritaires qui viennent s’ajouter, avec la prolifération du narcotrafic dans des villes petites et moyennes comme Nîmes, Limoges, Pont-Audemer, Saint-Nazaire, Morlaix… En matière d’urbanisme, le ZAN (« zéro artificialisation nette ») a constitué un autre gros challenge pour les édiles. D’ailleurs, les questions urbanistiques sont clairement la bête noire des élus locaux : d’après l’enquête du Cevipof « L’état d’esprit des maires à un an du scrutin », publiée en avril dernier, il apparaît que, pour la moitié d’entre eux (49,9 %), l’urbanisme constitue le dossier le plus difficile à gérer, devant la sécurité (42,2 %) et l’aménagement (38,1 %). Ajoutons à cela une augmentation des tensions au sein des conseils municipaux (le Cevipof souligne que le contexte post-Covid des élections de 2020 a « interrompu » des dynamiques collectives) ou encore 250 agressions physiques contre les élus en 2024 (+6 % par rapport à 2023), et on comprend aisément qu’ils aient été 2 200 à jeter l’éponge en cours de mandat. Pour eux, l’envie n’y est plus. Quant à l’envie de se représenter, on la retrouve chez seulement 41 % des maires. Près d’un tiers disait renoncer (28,2 %) et un autre tiers (30,1 %) restait indécis. On anticipe ainsi quelque 40 % de nouveaux maires en 2026. Sans doute auront-ils de l’énergie à revendre, mais aussi moins d’expérience. Quels sont les dossiers à prioriser ? Les constats à dresser ? Les pièges à éviter ? La revue Urbanisme, sans vouloir jouer les « guides pratiques du nouvel élu », a tenu à publier ce numéro exceptionnel avant le début de la période de réserve inhérente à la campagne électorale, en présentant les principaux défis du mandat à venir. Si vous retrouverez, comme dans chaque édition, des enquêtes (sur l’acculturation des élus à l’urbanisme, les enjeux budgétaires, les jeunes élus ruraux…), nous avons, par ailleurs, mobilisé un véritable pool d’experts, issus pour la plupart de notre conseil scientifique, sur les questions essentielles : environnement, ingénierie, projet urbain, mobilités, logement, planification, assurabilité, sobriété foncière, concertation, bien-être… En s’adressant directement aux édiles, nos spécialistes dressent ainsi les constats de notre époque et proposent des pistes constructives qui pourront, nous l’espérons, inspirer les nombreux élus qui nous lisent.