Paysage et agriculture : pour le meilleur !
Livres
Année : 2015
Auteur : Régis Ambroise
Editeur : EDUCAGRI EDITIONS EDUKAGRI EDISION
Description : Les enjeux auxquels la société est confrontée (changement climatique, épuisement des ressources fossiles, érosion de la biodiversité, pressions sur le foncier...) conduisent le monde agricole à se pencher sur ses orientations et à réfléchir à ses contributions au développement durable. Comment imaginer des systèmes d'exploitation capables de satisfaire les besoins en matières agricoles ? Comment limiter les risques écologiques et sanitaires tout en partageant l'espace pour mieux vivre ensemble ? Comment faciliter la mise en œuvre de systèmes de production agroécologiques grâce aux connaissances des singularités naturelles et humaines de chaque exploitation, de chaque territoire ? Répondre à ces questions, c'est revisiter nos façons d'envisager notre rapport au monde, à la nature, à l'espace et aux autres. Dans ce contexte, le paysage peut devenir ce qui rassemble tous les acteurs d'un territoire. C'est un capital commun qui peut être géré ensemble. Les politiques menées au sein des territoires dépendront de la qualité de la concertation entre ses différents acteurs et de la place que les agriculteurs y prendront. Ce beau livre donne des réponses actuelles, scientifiques et pragmatiques à ces questions. Ses auteurs, Régis Ambroise et Monique Toublanc, experts reconnus, ont synthétisé et actualisé des écrits de référence. Plaçant au cœur de leur réflexion la démarche paysagère, ils actualisent la question du paysage avec les enjeux de l'après-pétrole et ceux de la politique agricole commune. Ils s'appuient sur les expériences menées par des agriculteurs expérimentateurs, des agronomes, des paysagistes, des élus, des membres d'associations, des enseignants, des citoyens.

Séquences bois #148 : Champs libres !
revue
Année : 2025
Auteur : Anne-Sophie Gouyen
Editeur : SOCIETE D EDITIONS ARCHITECTURALES SEA SOSIET EDISION ARCHITEKTURAL
Description : Métisser l’agriculture et l’architecture Il est impossible de travailler sur les espaces ruraux et agricoles sans se poser la question du lien possible entre les différentes disciplines qui répondent à deux besoins fondamentaux : se nourrir et s’abriter. Pour Sébastien Marot, « aucune réflexion sensée sur le futur de l’agriculture et de l’architecture, qui émergent toutes deux comme des fées jumelles de la révolution néolithique, ne pourra se développer tant que ces deux champs de préoccupations, et les modes de vie qui leur sont associés, ne seront pas reconnectés et fondamentalement repensés en conjonction l’un avec l’autre »(1). Dans son ouvrage fondateur, l’auteur invite à « bâtir d’autres façons de faire, sous les bannières de la permaculture, de l’écologie sociale, de l’agroforesterie, du biorégionalisme ou de l’agroécologie (…) qui remettent sérieusement en question les concepts fondamentaux de l’architecture et de l’urbanisme aujourd’hui ». Tentant de prendre sa suite, ce numéro est pensé comme une invitation à quitter notre zone de confort de spécialisation professionnelle, souvent urbaine, pour aller mettre les mains dans la terre, à l’heure du constat sans appel où « de nombreuses ressources vitales, à commencer par les sols agricoles, sont en voie d’épuisement ».(2) À la croisée de toutes les problématiques, l’architecture peut-elle devenir l’un des vecteurs culturels de changement de ces espaces agricoles ? Et comment faire face au déficit d’ingénierie territoriale et architecturale pour envisager l’avenir de l’agriculture et de l’aménagement des territoires ruraux ? Pour David Holmgren, cofondateur de la permaculture, il s’agit de rejoindre « les expressions radicales de la pensée du projet qui, depuis des décennies, ont ouvert la voie à des modes d’habitation et de subsistance en accord avec les limites de la croissance ». Développer des démarches et des processus de projet basés sur davantage d’écoute, de dialogue, d’expérimentations, d’adaptabilité, d’audace et de détermination. S’emparer des principes de la permaculture dans tous les domaines : économiser les efforts et l’énergie (utilitas), augmenter la résilience (soliditas) et ménager des mondes (venustas). Accepter de ralentir, en se rappelant que « la justesse venait du temps long »(3). Penser des communs pour redessiner la gestion de l’eau, la régénération des sols ou encore la replantation des kilomètres de haies arrachées(4). Récupérer les savoir-faire des techniques agricoles, notamment des greffes, et redonner une certaine noblesse aux matériaux par le détail. Proposer de réinvestir des taxes sur le logement vacant dans des aides à la réhabilitation, et réouvrir un pressoir à pomme ou à olive communal. S’inscrire à la Fédération française des trucs qui marchent, découverte grâce à l’atelier des horizons possibles(5) et toujours s’accorder aux spécificités locales. De nombreuses voies sont déjà ouvertes, et d’autres voix se font entendre, à qui sait tendre l’oreille. 1. Prendre la clé des champs, éditions Wildproject, 2024 2. Entretien avec Sébastien Marot par Olivier Gaudin dans Les Cahiers de l’école de Blois n° 18, « La mesure du vivant » 3. Marc Verdier et Tomàs Barberá Ramallo, dans une table ronde du cycle Nouvelles Ruralités, ICA.be 4. Écologie et agriculture, une rencontre contrariée, entretien inédit de Léo Magnin par la revue Ballast, en partenariat avec Terrestres, décembre 2024 5. 1res Rencontres pour des Ruralités créatives & apprenantes, organisées dans le Var en février 2025 : « Les horizons de notre époque sont les incertitudes »