Les dossiers de l'IPW
Patrimoine et territoire : Comment le patrimoine peut-être un moteur d'évolution du territoire ?LivresAnnée : 2014Auteur : Caroline PinonEditeur : INSTITUT DU PATRIMOINE WALLON INSTITU PATRIMOIN OILONDescription : Dans le cadre du programme européen de coopération transfrontalière INTERREG IV, le projet Trans-formation du patrimoine a, pendant cinq ans, œuvré pour la préservation du bâti ancien et pour le développement des partenariats entre les acteurs du territoire transfrontalier regroupant l'Avesnois, la Botte du Hainaut et l'arrondissement de Philippeville. Le Moniteur #6357 : Comment réduire le risque de chutes en hauteurrevueAnnée : 2025Auteur : Fabien RenouEditeur : ED LE MONITEUR MONITERDescription : Le patrimoine est un trésor à magnifier, pas une relique à enchâsser. C'est pourquoi les interventions sur le bâti ancien répondent à des logiques diamétralement opposées. D'un côté du spectre, les monuments historiques, comme la Grande cascade du domaine national de Saint-Cloud, sont soumis à des canons très stricts de restauration. De l'autre se trouve le patrimoine du quotidien, que l'on cherche de plus en plus à rénover, à l'instar des écoles marseillaises, mais que l'on se résigne parfois à détruire. La rénovation urbaine d'un quartier de Loos, près de Lille, passe ainsi par le foudroyage de la tour Kennedy, un IGH devenu repoussoir.
Entre la restauration minutieuse et la destruction impérieuse, le prisme est large. Parfois, on ne touche même pas à l'existant, comme dans le centre de Figeac, où un délicat travail de mise en lumière révèle la beauté des espaces publics (lire p. 36). Plus souvent, on intervient avec respect et sensibilité. L'immense soin porté au bâtiment historique abritant la Chambre des notaires de Paris n'a, par exemple, pas interdit le surgissement d'une façade vitrée contemporaine nécessitant une Atex.
Entre la restauration minutieuse et la destruction impérieuse, le prisme est large.
Quelques kilomètres plus loin, sur les rives de la Seine, les futures réserves de la Manufacture nationale de Sèvres logeront, elles, dans un bâtiment neuf, qui se fait fort de respecter les proportions de ses vénérables voisins. Il s'implantera même sur l'emplacement exact d'un édifice jamais construit.
Cette volonté de parachever sans pasticher se retrouve aussi dans le Morbihan, où un clocher tout neuf viendra enfin coiffer l'église de Pont-Scorff, 130 ans après son érection.
Le patrimoine, on le respecte, on l'interprète et, de plus en plus souvent, on le sublime. La conception architecturale actuelle intègre ce dialogue nourri avec l'existant, banal ou remarquable, cependant que les savoir-faire des compagnons s'enrichissent des techniques propres à l'ancien. Cette évolution de fond de la culture du BTP répond aux exigences de sobriété foncière et d'économie de matière. Inéluctable et souhaitable, ce mouvement bute encore sur un écueil : le coût de ces opérations. Un dossier qui devrait être prioritaire pour une ministre de la Culture éprise de patrimoine.