L'accueil au collège et au lycée
Livres
Année : 2010
Auteur : Maurice Mazalto
Editeur : FABERT FABER
Description : Ouvrage Pendant très longtemps l'accueil en établissement scolaire a été ignoré, en raison notamment d'une école renfermée sur elle-même, focalisée sur la transmission des savoirs. Mais les conceptions éducatives ont évolué et l'école reconnaît à présent l'importance de la socialisation dans ses murs; l'accueil devient un facteur essentiel d'intégration et de bien-être pour tous ceux qui fréquentent l'établissement régulièrement ou occasionnellement. Comment l'architecture scolaire des collèges et lycées matérialise-elle cette évolution ' Les lieux d'école étant d'une grande diversité, il n'existe jamais de réponse unique; néanmoins, des lignes de force soulignées dans l'ouvrage peuvent être dégagées. Pour être au plus près de la réalité, il nous a paru pertinent de s'adresser à différents acteurs concernés et de leur donner la parole; aussi nous avons questionné ou rencontré des Conseils généraux et Conseils régionaux pour connaître leurs préconisations, des architectes pour comprendre leurs conceptions, des élèves de la sixième à la terminale pour écouter leurs demandes, des usagers adultes professionnels pour recueillir leurs souhaits. C'est un voyage en profondeur passionnant qui n'a évidemment pas la prétention d'être exhaustif. L'accueil dont l'importance s'affirme chaque jour davantage est inscrit durablement dans l'architecture scolaire, vecteur essentiel pour aider l'école à remplir ses missions. L'auteur Maurice Mazalto, ingénieur de formation, a été successivement enseignant et chef d'établissement. Il poursuit un travail d'analyse autour de l'architecture scolaire et accompagne des projets de restructuration d'établissements scolaires du second degré. Il est membre des CEMEA. Dernier ouvrage paru : Architecture scolaire et réussite éducative, aux Editions Fabert en 2007. Argumentation - Cet ouvrage est le premier d'une collection qui souhaite aborder différentes fonctions de l'établissement scolaire en donnant la parole à toutes les parties concernées. - Vont acheter ce livre: les Conseils généraux et régionaux, les institutions scolaires, architectes, enseignants et usagers des établissements du second degré que le sujet intéresse. Sommaire - L'accueil: enjeux et réponses architecturales - Architectes, collectivités territoriales, élèves, usagers, participant aux regards croisés - Regards croisés - Documents de référence utilisés

Séquences Bois #143 : Pédagogies
revue
Année : 2023
Auteur : Anne-Sophie Gouyen
Editeur : SOCIETE D EDITIONS ARCHITECTURALES SEA SOSIET EDISION ARCHITEKTURAL
Description : Apprendre à (dés)apprendre ? Si l’on se demande ce que l’on devrait enseigner dans les écoles aujourd’hui pour donner aux architectes – et aux citoyens - la conscience d’une responsabilité, tant professionnelle que sociétale, ne faudrait-il pas plutôt apprendre à (dés)apprendre ? C’est la condition pour pouvoir dépasser nos a priori, remettre nos intuitions à leur juste place, bénéficier de nos différences, sortir de nos idéologies et de nos certitudes, explorer des territoires inconnus et imaginer les pistes qui nous permettront, peut-être, de résoudre les véritables problèmes auxquels nous sommes confrontés.(2) Dans cet objectif, il semblait important de faire état de l’enseignement de l’architecture, à la rencontre de pratiques pédagogiques diverses. S’il ne s’agit pas d’opposer des approches ou de penser que l’une pourrait prévaloir sur l’autre, il est bien question d’identifier des conduites et des parcours qui peuvent produire des résultats différents (3) pour donner la possibilité à celui ou celle qui veut apprendre, d’adopter un regard critique et de choisir en conscience, parmi la multitude d’approches offertes. Alors que certains prêchent que pour déconstruire les manières d’enseigner, il faut construire autrement, d’autres s’attardent sur le déjà-là, afin d’apprendre, parfois, à ne pas construire, non pas dans une attitude de renoncement mais dans une plus grande mesure (3) : « c’est une autre histoire de l’architecture qu’il faut arriver à révéler, et c’est le rôle des écoles ». (4) Si la question du bois peut sembler s’éloigner du sujet de ce numéro, elle n’est en réalité jamais loin : il reste le matériau le plus utilisé dans ces démarches expérientielles, et prend tout son sens dans la valorisation des savoir-faire que ces pédagogies tendent à transmettre. À travers le large éventail d’établissements en construction bois, d’échelles et de niveaux différents, il est aussi possible de questionner la conception spatiale et matérielle, au regard de l’apprentissage : les lieux transforment-il la pédagogie ou la pédagogie transforme-t-elle les lieux ? Ces questionnements s’ouvrent sur le classement des agences et des bureaux d’études engagés dans une démarche bas carbone, auquel nous essayons, aussi, de donner une valeur pédagogique. Ce qu’il faut lire entre les lignes de ce tableau compétitif, c’est surtout comment continuer à apprendre ensemble, les uns des autres, à construire autrement ! (1) Expression empruntée à Patrice Doat, dans l’ouvrage Les Grands Ateliers, Anne-Monique Bardagot - (2) Propos d’Henri Van Damme, dans l’ouvrage Les Grands Ateliers, Anne-Monique Bardagot - (3) Introduction du livre vert d’ENSA Eco- (4) Penser-Faire, Quand les architectes se mêlent de construire, P. Lefebvre, J. Neuwels, JP. Possoz- (5) Propos recueillis de Yann Legouis

Ecoles de demain : Rénover ou construire autrement
Livres
Année : 2024
Auteur : Marie-Claude Jarrot
Editeur : EDITIONS DU CEREMA EDISION SEREMA
Description : Le Cerema publie un dossier "Ecoles de demain. Rénover ou construire autrement", un recueil de retours d’expériences et d’enseignement sur les moyens de transformer les bâtiments et sites scolaires pour qu’ils soient plus résilients et plus agréables à vivre. Les 49000 écoles du pays représentent près de la moitié du patrimoine immobilier des communes, elles sont donc un levier d’action important pour améliorer le bâti et mieux relier l’école à son environnement. Il est question dans cet ouvrage de désimperméabilisation et de végétalisation, de confort d’usage, de performance des bâtiments, ou encore de cantines scolaires, de travail collaboratif, d’apprentissages, d’adaptabilité des bâtiments…

Le Moniteur #6384 : Groupe scolaire Simone-Veil à Tremblay-en-France : Une Equerre d'argent à hauteur d'enfant
revue
Année : 2025
Auteur : Fabien Renou
Editeur : ED LE MONITEUR MONITER
Description : Philippe Prost avait annoncé la couleur. Face à la sinistrose ambiante, le jury de l’Equerre d’argent, qu’il présidait, entendait faire preuve d’optimisme, de confiance en l’avenir (lire p. 14). Pour cela, quoi de plus évident que de distinguer une école exceptionnelle, creuset idéal des générations en devenir ? A bas la France moche ! Vive la France des mioches ! Un programme éducatif, aussi essentiel soit-il, ne suffit pas à décrocher la timbale, surtout au milieu de projets d’aussi grande qualité. Ce groupe scolaire, implanté aux marges d’un quartier pavillonnaire lui-même situé aux confins de la Seine-Saint-Denis, mérite la pleine lumière à plus d’un titre. Ses qualités formelles, matérielles et spatiales le placent sans conteste sur le dessus du panier de la production architecturale contemporaine. Son ambition écologique, faite de pierre, de bois et de terre crue, pousse loin les curseurs. Surtout, grâce à l’audace de la Ville de Tremblay-en-France, l’agence Le Penhuel a pu mettre son expérience au service d’un établissement véritablement visionnaire. Maître d’ouvrage, architecte et Education nationale : tous ont pris des risques et aligné leurs vues dans l’intérêt des enfants. A l’école Simone-Veil, en effet, aucune salle n’est réservée au centre de loisirs. Tous les espaces sont mutualisés : scolaire et périscolaire n’y font qu’un. L’intensité d’usage, notion souvent invoquée mais rarement appliquée, trouve ici une concrétisation des plus heureuses. Des risques ont été pris par le maître d’ouvrage, l’architecte mais aussi l’Education nationale, peu réputée pour sa hardiesse. Tous ont aligné leurs vues dans l’intérêt des enfants. Ces derniers bénéficient désormais de salles de classe XXL, de circulations soignées dans lesquelles jouer, apprendre et se détendre mais aussi d’ouvertures généreuses vers l’intérieur comme vers l’extérieur, à rebours du repli sur soi trop souvent observé dans les écoles d’aujourd’hui. Alors qu’une convention citoyenne entend adapter les temps de l’enfant, il apparaît opportun d’interroger les lieux qui lui sont dédiés. A l’heure où les futures équipes municipales affinent leur programme électoral, cette distinction démontre aussi aux élus locaux qu’une autre école est possible, à condition qu’ils s’emparent avec vigueur de ce sujet, vital sur le long terme. Faire cette école a été un tour de force. Faire école en sera un autre.