Des souris dans un labyrinthe : décrypter les ruses et manipulations de nos espaces quotidiens
Livres
Année : 2010
Auteur : Élisabeth Pélegrin-Genel
Editeur : LES EMPECHEURS DE PENSER EN ROND LA DECOUVERTE LE ANPECHER PANS AN RON DEKOUVERT
Description : En traitant les espaces ordinaires (le MacDo, les routes, les zones commerciales), et en étudiant leur mise en scène, l'auteur de ce livre original décode l'espace, analyse ses mécanismes et observe les usages qu'il encourage ou qu'il interdit. Un brillant décryptage des innombrables contraintes spatiales qui nous oppressent, parfois à notre insu.

(Ré)aménager les rez-de-chausséee de la ville
Livres
Année : 2013
Auteur : Ariella Masboungi
Editeur : LE MONITEUR MONITER
Description : Dans les projets architecturaux et urbains, le rez-de-chaussée est souvent délaissé. Ce livre propose de renverser la tendance et de faire du rez-de-chaussée un espace de projets à part entière. Créer des architectures aimables à l'espace public, avec des socles de grande hauteur sous plafond pour imaginer des activités et des services générateurs d'animation, des commerces, des halls d'immeuble lumineux, et dans les quartiers périphériques, installer des commerces de proximité, transformer les entrées de ville en quartiers mixtes ouverts sur l'espace public, etc., telles sont les pistes développées. Introduit par un panorama historique, le livre donne la parole à une multitude de points de vue: architectes, urbanistes, promoteurs, aménageurs, économistes, etc. Au final il déclare le rez-de-chaussée d'intérêt public et engage les acteurs de la ville à le prendre en compte pour que les villes de demain échappent à l'ennui et à la répétition.

Agone (Marseille) n° 38-39
Villes et résistances sociales

Livres
Année : 2008
Auteur : Benoît Eugène
Editeur : AGONE AGON
Description : « Lorsque l’Europe sera posée comme entité politico-économique, elle pourra alors décider de gestes forts. On démolira alors (sans regret) nos bâtiments actuels devenus, entre-temps, probablement totalement obsolètes. Une telle évolution sera sans doute radicale mais elle répondra d’un autre besoin de développement. Les pelleteuses d’aujourd’hui et de demain auront remplacé les incendies, les tremblements de terre ou les guerres de jadis. » Michel Jaspers, architecte urbaniste

Carcassonne
Livres
Année : 2022
Auteur : Klaus-Jürgen Wrede
Editeur : Z MAN GAMES GAM
Description : Carcassonne n’est pas seulement le nom d’une ville du sud de la France. Rendue célèbre par ses remparts et ses fortifications, c’est aussi un nom évocateur d’un monde moyen-âgeux fait de chevaliers et de luttes fratricides. Retrouvez l’ambiance médiévale en partant à la conquête des terres et villes du sud de la France avec le jeu Carcassonne. Arpentez chemins et champs pour asseoir votre puissance, bloquez vos adversaires et triomphez par votre stratégie sur le tableau des scores. Grâce à ses parties courtes, son mécanisme mêlant tactique et opportunisme, ce petit jeu a tout pour séduire et permettre de grands moments de jeu en famille. Primé en Allemagne - « Spiel des Jahres 2001 » (Jeu de société de l’année) - Carcassonne est un jeu d’une très grande simplicité, accessible à tous et original. Votre but : Obtenir le plus de points lors du décompte final. A la manière des célèbres Dominos, le plateau de jeu se construit peu à peu au gré de la pose de « tuiles paysage » où l’on retrouve de morceaux de routes, champs et forteresses. En plaçant judicieusement vos partisans sur le paysage constitué, vous pourrez acquérir des points grâce à la longueur des routes, la grandeur des villes ou des champs. Les points sont en effet décomptés dès qu’un élément (route, ville etc.) est achevé par la pose d’une tuile. Le jeu s’achève lorsque toutes les tuiles ont été posées. Le paysage est constitué et le vainqueur est le joueur le plus avancé sur le tableau des points.

Logement, matière de nos villes : Chronique européenne 1900-2007
Livres
Année : 2007
Auteur : Nasrine Seraji
Editeur : ED DU PAVILLON DE L ARSENAL PAVILON
Description : «Logement, matière de nos villes », chronique du logement collectif en Europe depuis 1900, rassemble 100 réalisations qui ont nourri la pensée urbaine au XXe siècle. Documents d’époque, plans, coupes, photos et vidéos retracent un siècle d’histoire de l’habitat européen au regard de leur contexte politique, social et économique. Nasrine Seraji, architecte et commissaire scientifique invitée, propose une sélection de projets «remarquables illustrant les principaux courants de l’architecture du logement ; plus qu’une promenade, c’est un parcours ouvert sur la fabrication de la ville». Le visiteur est ainsi invité à découvrir notamment «comment depuis l’immeuble d’Auguste Perret conçu en 1903 à Paris, le béton armé est devenu un matériau déterminant de la production de logements collectifs, comment l’unité d’habitation et les grands ensembles sont à l’ordre du jour pendant les années de la reconstruction où il faut loger, mais loger en donnant de l’espoir, comment dans les années 80-90, Jean Nouvel nous réveille avec Nemausus, tandis que Nicolas Grimshaw démontre que le look high tech peut être une solution pour loger les Yuppies londoniens, …». Cette exposition et l’ouvrage qui l’accompagne interrogent ainsi «l’histoire récente du logement de manière critique afin d’enrichir le débat sur l’habitat qui est le miroir de nos désirs, le reflet de notre capacité à changer la société, l’espoir de rendre le quotidien à l’exaltation de la vie ordinaire». Matthieu Poitevin, architecte scénographe invité, installe dans le Pavillon de l’Arsenal un serpent monumental de 65m de long recouvert d’une peau de 3 500 écailles. «Kaâ entraîne le visiteur dans cette vertigineuse chronologie, lui indique le chemin pour ne pas se perdre, l’accompagne tranquillement, langoureusement, presque onctueusement. Il se dodeline, c’est sensuel, quasiment charnel».

La rue : essai sur l'économie de la forme urbaine
Livres
Année : 2001
Auteur : Jean-Loup Gourdon
Editeur : ED DE L AUBE OB
Description : La rue. La bonne vieille rue. S'agit-il là de nostalgies ? Ou bien d'une histoire, passée et dépassée ? Sous ce titre anodin, d'un anachronisme assumé et quelque peu provocateur, Jean-Loup Gourdon pose en réalité la question la plus actuelle, cruciale, ignorée ou mal cernée, à laquelle nous confrontent la mondialisation et son hyper-technicité, la question du rapport qu'entretient, au XXIe siècle, l'établissement humain avec l'espace concret et avec la temporalité. La Rue traduit bien alors, tout à la fois, la volonté de l'auteur de se faire entendre de tous les usagers de l'espace bâti et la nature e son approche réflexive : livre de sagesse d'un praticien de la ville qui, tour à tour, aménagée, vendue, enseignée, explorée, et avant tout, vécue [...], il est aussi un livre optimiste. La simplicité de son ton et, de ses mots, son humour jamais défaillant le destinent, avec la même pertinence et la même efficacité, aux citoyens ordinaires et aux spécialistes, aux élus et aux administrateurs, et particulièrement, peut-être, aux étudiants. Puisse La Rue trouver, à temps, les lecteurs qu'il mérite.

L'âge des métapoles
Livres
Année : 2009
Auteur : François Ascher
Editeur : ED DE L AUBE OB
Description : C'est par l'analyse de la société que l'on peut comprendre la ville. Les grandes régions urbaines contemporaines - les métapoles - matérialisent les caractéristiques de la société hypertexte. Elles en sont comme l'avant-garde. Aussi, un nouveau capitalisme cognitif et écologique apparaît où l'individu-roi peut « naviguer » entre les situations, les connaissances, les croyances, les milieux sociaux... accroissant les différenciations sociales. Comment ces processus façonnent-ils la société, et donc la ville ' Un livre à l'image des propositions hypertextes de son auteur.

Urbanisme #432 : Représenter la ville et les territoires
revue
Année : 2023
Auteur : Julien Meyrignac
Editeur : SARL PUBLICATIONS D ARCHITECTURE ET D URBANISME PUBLIKASION ARCHITEKTUR URBANISM
Description : Les cartes et les plans ne sont que des représentations du monde, par nature partielles et subjectives. Partielles, car certaines caractéristiques des territoires, des villes, des écosystèmes et des sociétés sont difficilement représentables, sinon irreprésentables. Comme les données d’ambiance, sensibles, qualitatives, ou les enjeux complexes, du fait du nombre de paramètres à intégrer, de leurs caractéristiques (dynamiques, temporalités, etc.) et de leur hétérogénéité. Subjectives, car ce sont des projections qui, à toutes les échelles, convertissent une sphère en plan, dépendent de la précision et de l’exhaustivité relatives des relevés, et sont assujetties aux conventions graphiques et aux intentions du cartographe. L’avènement du digital – de Google Maps à Géoportail, en passant par OpenStreetMap, des cartes en open source, des systèmes d’information géographique, des applications de génération de cartes, etc. – n’a pas fondamentalement remis en cause ce constat. Le numérique n’a que très marginalement augmenté nos capacités cognitives à intégrer des informations multifactorielles, et il demeure que représenter, c’est choisir. Par nécessité ou par volonté, souvent les deux : les cartes sont donc politiques, ce sont des outils de gouvernance des exécutifs et des administrations pour faire comprendre (mobiliser) et pour décider (agir). La prise en compte des grands enjeux territoriaux et sociétaux de notre époque – les défis qu’imposent les grandes transitions écologiques et climatiques, économiques et sociales – nécessite des représentations originales et « efficaces », afin de garantir la bonne appréhension des enjeux par le plus grand nombre et leur prise en considération effective par les acteurs concernés. Or, les cartes et les plans ne sont – de toute évidence – pas au rendez-vous. Car s’ils ont beaucoup progressé du point de vue de la qualité des représentations, ils semblent encore au service d’une conception archaïque de la politique : celle de l’information descendante, servie par des datavisualisations destinées à soutenir des postures. En conséquence, les citoyens et les décideurs ont aujourd’hui besoin de produire leurs propres documents de référence de nature à objectiver les débats, partager les constats et soutenir un engagement collectif. Ils ont besoin de coélaborer des cartes et des plans, sans lesquels, l’aménagement du territoire et l’urbanisme, embourbés dans des cadres procéduraux devenus bien trop techniques, juridiques, administratifs, ne vont pas pouvoir réaliser leur mue vers la planification durable. Pour que la société s’engage à limiter les incidences sur les écosystèmes et réduire les inégalités territoriales, sociales, économiques, une grande participation et adhésion populaire, démocratique, est nécessaire. La question des représentations y est centrale dans la mesure où dessiner des cartes et des plans est un exercice positivement mobilisateur parce qu’il convoque des imaginaires puissants. Il nous ramène aux histoires de pirates, aux cours de géographie, aux voyages… Il est le lieu et le moment de la rencontre entre le monde et nos mondes, dont il est si urgent, désormais, de produire des représentations universellement subjectives. Dessinons les défis.

Urbanisme #433 : Les ressources cachées du renouvellement urbain
revue
Année : 2023
Auteur : Julien Meyrignac
Editeur : SARL PUBLICATIONS D ARCHITECTURE ET D URBANISME PUBLIKASION ARCHITEKTUR URBANISM
Description : Au cours de l’été qui vient de s’achever, la question des lieux de culte – entendu, des chapelles et églises catholiques – a suscité quelques articles et animé de nombreux débats sur les réseaux sociaux, en réaction à de récentes et spectaculaires démolitions d’églises, notamment dans le Nord et en Mayenne. Assez étrangement, ce sont les voix favorables qui se sont le plus manifestées, tandis que celles opposées ont été bien moins nombreuses et audibles. En cause, les charges pour les collectivités – et donc les contribuables – relatives à leur entretien ; les sénateurs, auteurs1 d’une tribune parue sur le site internet du quotidien Le Monde, le 9 août 2023², n’hésitant pas à affirmer qu’il existe « un surdimensionnement du patrimoine mis à disposition de l’Église catholique », notamment au regard de la « baisse de la pratique cultuelle ». De telle sorte que la dimension patrimoine de ces édifices se serait dissoute dans la dimension usage. Drôle d’argument, car, si nous y réfléchissons bien, il y a encore bien trop d’arènes romaines en France par rapport au nombre de combats de gladiateurs qui y sont organisés, et même de corridas (qui bientôt, de toute évidence, n’appartiendront plus qu’à l’histoire). Dans une drôle d’époque, qui voit de nombreuses, visibles et même parfois virulentes mobilisations contre les destructions de bâtiments existants, y compris aux caractéristiques très ordinaires et/ou d’histoire récente, s’agissant notamment de ce qui est qualifié aujourd’hui de patrimoine du XXe siècle. La revue Urbanisme a relayé certaines de ces luttes dans ses pages, et elle le fait encore dans ce numéro. Les défenseurs de ce patrimoine, hostiles aux démolitions, développent le plus souvent des arguments premiers autour de la mémoire sociale, économique, populaire, etc., des territoires, qui, selon eux, transcende l’architecture même du bâtiment. Est-il permis de douter que le patrimoine religieux, bien au-delà de la spiritualité et des convictions, pourrait parfaitement s’inscrire dans cette logique ? D’autant que ce patrimoine, en France, est loin d’être totémisé : de très nombreux édifices – dont certains de grandes dimensions, comme à Paris ou à Arles – ont été désacralisés pour être transformés en équipements publics, souvent dédiés aux activités culturelles, ou bien en restaurants, logements ou autre. D’autres bâtiments, toujours lieux de culte, ont su s’ouvrir à de nombreuses activités socio-éducatives et culturelles sans lien particulier avec la religion catholique. Le potentiel de recyclage (mutualisation, réemploi, etc.) des bâtiments dédiés aux cultes a même été identifié dans certaines études préalables à l’élaboration ou la révision de documents d’urbanisme réglementaire intercommunaux (PLUi). Le plus étrange dans ces débats, c’est que ce sont souvent les mêmes acteurs qui crient au scandale face au projet de démolition d’une MJC et qui applaudissent au spectacle de celle d’une église de 1866, qui, bien que présentant de nombreux désordres et nécessitant un investissement important, conservait un grand potentiel d’usage et constituait aussi – surtout – un témoignage historique, traditionnel et culturel. Chut, un esprit disparaît. 1/Les sénateurs Catherine Morin-Desailly (Union centriste, Seine-Maritime), Pierre Ouzoulias (Parti communiste, Hauts-de-Seine) et Anne Ventalon (Les Républicains, Ardèche). 2/Dans l’espace « Le Monde des Religions », à la rubrique « Patrimoine » (sic). Un coup de pied au culte ?

Urbanisme #434 : Les leçons des crises et des chocs
revue
Année : 2023
Auteur : Julien Meyrignac
Editeur : SARL PUBLICATIONS D ARCHITECTURE ET D URBANISME PUBLIKASION ARCHITEKTUR URBANISM
Description : Stéphane Hessel avait, parmi les premiers, très bien compris qu'être concerné ne veut pas dire être impliqué, et que nombreux sont les auto-satisfaits d'avoir lu (compris) et dit (posté). C'est pour cela qu'il avait accepté de donner une suite sous forme d'entretien à son inattendu best-seller Indignez-vous ! (2010). Mais Engagez-vous ! n'a pas atteint, et de très loin, les 4,5 millions d'exemplaires vendus de son prédécesseur. Triste démonstration. Les crises et les chocs sont inscrits dans nos imaginaires par l'information médiatique multicanal, toujours plus élargie, avisée et réactive. De telle sorte que les catastrophes semblent rythmer perpétuellement l’actualité : tremblements de terre, inondations, guerres, attentats... Elles sont, de fait, moins surprenantes ; elles étaient d'occasionnels cris stridents, elles sont devenues de perpétuels bruits sourds, générant du like, de l'émotion, du commentaire, voire de l'indifférence, mais peu de remise en cause, et encore moins d'implication. Plus on nous donne à voir et moins nous éprouvons, selon le très connu principe de désensibilisation. Cela concerne, bien entendu, celles et ceux qui ne sont pas confrontés à la catastrophe elle-même, qui sont désormais habitués à recevoir un compte-rendu quotidien de la violence et de l'injustice du monde ; à la fois fascinés et blasés du spectacle d'un nouveau sinistre qui frappe ces autres qui sont comme une partie détachée d'eux­ mêmes. Les plus concernés s'indignent de l'incurie des pouvoirs publics et de la voracité du capital qui ont conduit à ce que des malheureux se retrouvent exposés, puis frappés par le risque. Les plus fragiles pleurent un peu, les plus généreux font un don sur leur smartphone. Et, le lendemain, tout le monde passe à autre chose. Mais cela concerne aussi celles et ceux qui sont frappés de plein fouet par la catastrophe et qui vivent une nouvelle expérience du réel : ils savaient que ça pouvait (devait ?) arriver, et c'est arrivé. Ils doivent faire face à des circonstances qu'ils ont maintes fois vues depuis leurs canapés, pour se rendre compte que, paradoxalement, cela ne les a pas préparés (sans doute au contraire). Ils se découvrent étranges « spectateurs », mobilisés par l'urgence, mais pressés de revenir à la normale et d'oublier tous ces tourments. Personne, chacun à sa place, n'oublie de réagir, mais trop peu sont ceux qui s'engagent pour tirer les leçons fondamentales des évènements. Quelques mois après la crise sanitaire du Covid-19, combien de stériles querelles au sujet d'une de ses moins flagrantes conséquences sur le territoire - le spectral exode urbain-, plutôt qu'un examen collectif approfondi de tout ce qu’elle a révolutionné dans nos sociétés (mobilités, lien social, rapport au travail, etc.) ? Quelques mois-toujours- après la tempête Alex qui a dévasté certaines vallées de l'arrière-pays niçois, combien de débats sur la « mécanique » réglementaire des PLU, plutôt qu'un travail destiné à faire émerger de nouveaux horizons pour les territoires concernés, quand une nouvelle tempête -Aline- est venue confirmer les nouvelles et fréquentes exigences de la crise climatique ? « Facile à dire !», ne manqueront pas de réagir certains sur les réseaux sociaux quand ils liront cet édito. Ce sera vrai, mais ce ne sera pas suffisant. Engagez-vous !

Urbanisme NS #4 : Le monde de demain s'invente dans les territoires ultramarins
revue
Année : 2023
Auteur : Julien Meyrignac
Editeur : SARL PUBLICATIONS D ARCHITECTURE ET D URBANISME PUBLIKASION ARCHITEKTUR URBANISM
Description : Le monde de demain s’invente dans les territoires ultramarins. Initiatives et projets innovants, créatifs et disruptifs. Dans les territoires ultramarins, la société civile, les acteurs économiques et les habitants impulsent une dynamique économique et d’innovation prometteuse qu’il convient d’accompagner au plus près de leurs besoins les plus concrets. Cette dynamique concerne tout particulièrement les secteurs d’activité dédiés aux réponses à apporter aux défis climatiques et écologiques, dont les conséquences affectent plus intensément ces territoires. Ce numéro spécial présente un panorama synthétique des contextes locaux, mais surtout une sélection d’initiatives à l’œuvre en outre-mer, en faveur d’un développement économique des transitions ou bifurcations : économie circulaire, alimentation, énergie, logement, mobilité, digital, santé, tourisme…

Les annales de la recherche urbaine n° 102
Individualisme et production de l'urbain

Livres
Année : 2007
Auteur : Anne Querrien
Editeur : LAVOISIER TEC DOC LAVOISI TEK DOK
Description : L'individualisme peut être défini soit comme un ensemble de représentations et de pratiques sociales qui caractérisent et affectent la vie urbaine, soit comme un ensemble de valeurs liées à la démocratie libérale. Aujourd'hui on observe une tension culturelle et idéologique forte entre, d'une part, une tendance générale dans le monde occidental qui associe démocratisation et individualisme, qui lie espoir d'émancipation, revendication d'autonomie, reconnaissance de la responsabilité et de la capacité d'expertise des individus et d'autre part, un modèle de solidarité et de justice sociale qui perçoit dans la montée de l'individualisme un ferment de désagrégation sociale et une attaque contre le projet d'égalité. Parallèlement, la vie dans les métropoles occidentales accompagne le processus d'individuation auquel sont soumis les urbains. Les individus sont selon la formule de Marcel Gauchet « désenglobés » c'est-à-dire que l'appartenance à des collectifs identificateurs est devenue moins prégnante et plus éphémère. De fait, la désynchronisation des rythmes de vie et de travail, la modification des structures familiales et la multiplication des ménages composés d'une seule personne par exemple constituent des facteurs qui infléchissent les attentes en matière de services urbains aussi bien que les programmes immobiliers. De même, l'économie postindustrielle fondée principalement sur l'information et la communication, corrélée au mode de vie métropolitain, impose un système culturel où règne la pluralité des références, la relativité des valeurs, ce qui accentue l'impératif démocratique. Ce dernier, comme l'avait énoncé Tocqueville, nécessite que chacun construise de manière individuelle son identité et son rapport aux autres et au monde.

Le XXe siècle : de la ville à l’urbain : Chronique urbanistique et architecturale de 1900 à 1999
Livres
Année : 1999
Auteur : Bernard Ecrement
Editeur : SARL PUBLICATIONS D ARCHITECTURE ET D URBANISME PUBLIKASION ARCHITEKTUR URBANISM
Description : 1 De ce numéro « exceptionnel » de la revue Urbanisme, il faut souligner le sous-titre : « Chronique urbanistique et architecturale », qui décrit mieux un « objet » reposant d’abord sur un remarquable travail de conception et d’édition. La « collection d’événements » rassemblés par Bernard Ecrement et Thierry Paquot, l’iconographie unique par sa variété et son originalité, la belle et claire composition de chaque page mise au point par l’équipe d’Urbanisme sont les premières qualités de ce numéro. Celui-ci est à l’image de la revue qui, grand témoin du siècle depuis 1932, on peut l’apprendre ici, s’est modernisée et renouvelée depuis quelques années. Chaque page-année comporte, outre le millésime, plusieurs niveaux de texte. Par exemple pour 1966, on trouve : le titre et texte principal (« L’habitat pavillonnaire ») associés à une photo (village expérimental de Saint-Michel-sur-Orge), puis, plus petits, trois textes associés à trois photos (Parly 2, Rotterdam vient de s’équiper de cinq « toilettes pour chiens » et Sortie de la revue Architecture Principe); enfin les « Télégrammes » (ici cinq événements : de « Florence dévastée par des eaux torrentielles » aux « Manifestations de masse en Chine pour la Révolution culturelle »).

Urbanisme #437 : Partout, le vivant !
revue
Année : 2024
Auteur : Julien Meyrignac
Editeur : SARL PUBLICATIONS D ARCHITECTURE ET D URBANISME PUBLIKASION ARCHITEKTUR URBANISM
Description : Nous devons, la rédaction d'Urbanisme et moi-même, vous faire un aveu : nous ne nous attendions pas, lorsque nous avons inscrit le vivant- à notre programmation éditoriale, à entrer dans des réflexions et échanges métaphysiques aussi profonds que fondamentaux.

La revue Urbanisme #442 : Planifier versus réglementer
revue
Année : 2025
Auteur : Julien Meyrignac
Editeur : SARL PUBLICATIONS D ARCHITECTURE ET D URBANISME PUBLIKASION ARCHITEKTUR URBANISM
Description : On a coutume de dire que la vie est dure¹ Former des aspirations est un des traits saillants de la condition humaine : nous avons besoin de nous projeter et d’anticiper, parce que cela donne du sens à notre action quotidienne, et qu’en nous projetant, nous nous resituons dans notre contexte, dans le collectif et dans le temps. Les débats politiques et les projets d’aménagement, nationaux, régionaux ou locaux, sont depuis toujours structurés par la prospective. Dans la deuxième partie du XXe siècle, elle traçait les trajectoires « positives » de la modernité triomphante : plus de développement, plus de population, plus d’économie, d’infrastructures… Mais, depuis une vingtaine d’années, la prise de conscience des limites planétaires, du changement climatique et du recul de la biodiversité, entre autres conséquences délétères de l’activité humaine, dessine des perspectives différentes, moins déraisonnablement prospères. Chacun a pu constater à quel point il est plus difficile de faire adhérer n’importe quel public à un horizon de sobriété sinon de frugalité qu’à un horizon de prospérité. Car si le plus grand nombre comprend le « dessein », bien moins nombreux sont ceux qui acceptent de corriger ou d’indexer leurs comportements et aspirations afin de contribuer à sa réalisation. Ce paradoxe est noué par les fils malins du doute, alimenté par des constats – eux – indubitables : si les prévisions de développement d’un avenir positif se sont toujours révélées incorrectes – telles les projections démographiques des Sdau² –, pourquoi ne pourrait-il pas en être de même pour des perspectives beaucoup moins réjouissantes ? Pour autant, s’il semble difficile et même vain de partager une vision du futur, il n’en demeure pas moins nécessaire pour les décideurs d’engager les territoires et la société dans les bonnes directions. C’est ainsi que nous – législateurs, élus, professionnels – avons renoncé à planifier, au sens de prévoir, et programmer, pour réglementer. Les documents d’urbanisme réglementaire en sont l’illustration la plus frappante : plutôt que de conduire des débats difficiles sur les fins – quel projet local ? Pour satisfaire quels besoins ? Justifiant quels arbitrages ? etc., – avec les personnes publiques associées et avec la population, les procédures se sont rabattues sur la mise en œuvre des moyens, c’est-à-dire les règles. Illustration avec l’artificialisation des sols : un projet politique ? Non, un tableau des consommations foncières et des droits. Et peu importe que ce qui reste de la « vision » politique soit totalement déconnecté des règles édictées, comme ces orientations de projets d’aménagement et de développement durables (PADD) de territoires économiquement atones qui continuent d’appeler incantatoirement au développement, alors que zonages et règlement le limitent en bonne logique. L’absence de projection et d’anticipation, issue du double constat implicite que les temps qui viennent s’annoncent difficiles et que nous ne parviendrons pas à nous entendre sur les dispositions à adopter, ne contient-elle pas les germes de terribles conséquences démocratiques ? En privant l’action publique de son sens, les élus, fonctionnaires et leurs conseils de tout ordre ne contribuent-ils pas au dangereux rejet des normes et des règles qui alimentent les populismes ? N’est-ce pas quand le futur, par nature incertain, s’annonce morose que la vision se révèle nécessaire pour maintenir la cohésion et le pacte républicain ? Battons-nous pour le futur. 1/« Moi je m’bats pour le futur, quelle aventure » (Ménélik, 1995). 2/Schémas directeurs d’aménagement et d’urbanisme.

La revue Urbanisme NS #6 : Fabrique de la ville ; la révolution IA
revue
Année : 2025
Auteur : Julien Meyrignac
Editeur : SARL PUBLICATIONS D ARCHITECTURE ET D URBANISME PUBLIKASION ARCHITEKTUR URBANISM
Description : Ce numéro entend aider les acteurs de la fabrique urbaine à identifier les avantages et les effets indésirables de cette révolution à venir, à travers un tour du monde des pays les plus en pointe sur l’IA, un défrichage des start-up qui proposent des solutions tangibles, une présentation des acteurs clés, un rappel clair et accessible des grandes notions et des étapes technologiques franchies par l’intelligence artificielle, sans oublier d’aborder les questions éthiques et sociales.

Urbanisme #424 : Jeunes
revue
Année : 2022
Auteur : Julien Meyrignac
Editeur : SARL PUBLICATIONS D ARCHITECTURE ET D URBANISME PUBLIKASION ARCHITEKTUR URBANISM
Description : Forever Young Tel était l’hymne de la jeunesse des années 1980, chanté par Alphaville, groupe ainsi nommé en référence au film de Jean-Luc Godard, dans lequel – sur une planète lointaine – un agent secret doit détruire l’ordinateur qui régit une ville déshumanisée afin de « sauver ceux qui pleurent ». Cette jeunesse de 1985, embarquée dans la société de consommation de masse mondialisée, portée par les déferlements médiatiques et culturels (MTV), qui découvrait les McDo, bientôt prendrait les charters qui lui offriraient le monde, et qui plaçait un fol espoir dans « l’informatique ». La génération X, hypermatérialiste (Bret Easton Ellis) et cynique (« l’esprit » Canal +), avide et égoïste, a dégagé sans ménagement les idéaux des années 1970. C’est vrai dans tous les domaines, et particulièrement dans celui de l’urbanisme. Fini l’aménagement du territoire (avec le retrait de Jérôme Monod de la Datar en 1975), et finie la toute-puissance de la maîtrise d’ouvrage publique d’État. Finis les ateliers pluridisciplinaires, les bureaux d’études coopératifs et les Oream. [NDLR : Organisations régionales d’étude et d’aménagement d’aires métropolitaines (1965−1983) ]. Finie la pensée urbaine globale mise en œuvre par des « éclairés » de toutes chapelles (ingénieurs, architectes, universitaires…). Procès expéditif et sanction radicale d’une époque à laquelle on fait, très injustement, encore porter bien des responsabilités, principalement celle de la situation des banlieues au travers des grands ensembles. Comme si la crise pétrolière, la désindustrialisation, les politiques sociales des quarante dernières années n’étaient pas des causes très suffisantes pour expliquer les raisons d’un échec sociétal plus qu’urbain. La génération X, c’est l’avènement de la réalpolitik urbaine chez les élus jeunes loups de la décentralisation, la prise de pouvoir des magnats tout-puissants de la promotion immobilière et des « starchitectes ». C’est le cycle des grands projets urbains et du nappage périphérique, conçus hors-sol de la demande sociale et accompagnés d’études d’impacts de trente pages, résumé par le célèbre Fuck the context, de qui vous savez. Un cycle « planté » par les crises du nouveau millénaire, laissant les acteurs – la génération Y – sidérés et impuissants, sinon empêchés par l’introduction des absolues nécessités environnementales dans le droit européen et national. Les jeunes en 2022 – la génération Z – envisagent les territoires et les villes à une aune de modération responsable et de justice solidaire, et ils ne veulent pas accorder un solde de tout compte à ceux qui sont encore aux commandes, ils veulent leur faire rendre gorge. Les prémices d’un woke urbain ? Devenus des usagers éclairés (méfiants ?) du digital, ils réinvestissent certains champs au sens figuré comme propre – néoruraux décroissants revisitant certaines utopies – pour poser un dessein à partir du sol. Portés vers l’action, ils multiplient les initiatives qui bousculent ceux qui prennent peu à peu conscience de leurs manquements. Les X, pour leur avidité, et les Y, pour leur négligence. Mais si ces derniers sont devenus ceux qui pleurent, alors qui viendra les sauver ? « Pourquoi ne restent-ils pas jeunes ? C’est si dur de vieillir sans cause », chantait Alphaville.

Urbanisme #444 : Un urbanisme français ?
revue
Année : 2025
Auteur : Rodolphe Casso
Editeur : SARL PUBLICATIONS D ARCHITECTURE ET D URBANISME PUBLIKASION ARCHITEKTUR URBANISM
Description : « Et pas n’importe laquelle » En France, nous cultivons plusieurs sports nationaux. Le football, la pétanque et l’autoflagellation. Des Trente Glorieuses aux Trente Piteuses, les débats qui animent les plateaux télé, les repas de famille ou les comptoirs des bistros semblent, dans l’imaginaire collectif, faire toujours un peu plus état d’un sentiment de dégradation général, de perte de rayonnement, de recul dans nos domaines d’expertise, de déliquescence de l’économie – chiffres abyssaux de la dette à l’appui – ou d’un recul encore plus prononcé dans le classement des puissances mondiales. C’est le sentiment du « tout fout l’camp ». Il serait général et inéluctable. En urbanisme, c’est un peu pareil : il plane parfois dans les discours la nostalgie d’un temps où tout semblait possible, sans contraintes, quand une innovation débridée suscitait l’admiration des autres puissances occidentales, que ce soit à travers nos grands projets d’aménagement, nos villes nouvelles, nos vastes lotissements, nos grands ensembles équipés en eau courante, nos autoroutes flambant neuves… On entendrait presque Jean Dujardin dans son rôle d’OSS 117, espion patriote et chauvin, claironner fièrement : « J’appelle ça la France ! Et pas n’importe laquelle : la France du général de Gaulle ! » Cette tendance à la dépréciation et à l’autodérision, dans laquelle nous avons pris l’habitude de nous lover, est surtout une façon de nous protéger face à de nouvelles déceptions, jusqu’à en devenir un réflexe. Ce serait faire abstraction de ce que l’urbanisme pratiqué aujourd’hui en France a d’intéressant, d’innovant, de surprenant, à nos propres yeux et à ceux du monde. À l’automne 2024, le magazine californien UCLA Blueprint publiait une grande enquête intitulée « Connecting Suburbs: The Lessons of Paris » saluant la pertinence du projet pharaonique de Grand Paris Express et prenant à témoin une ville du tout-voiture comme Los Angeles qui « pourrait prendre des notes », ajoutant que « les objectifs du Grand Paris Express devraient parler aux Californiens. Attirer de nouveaux usagers vers les transports en commun. Décongestionner les grands axes routiers. Réduire la pollution de l’air. Promouvoir la densité et décourager l’étalement ». Los Angeles, prochaine destination des JOP en 2028, dont les organisateurs dialoguent actuellement avec la Solideo, autre acteur doué d’une puissante faculté planificatrice – et d’une efficacité redoutable. En seulement neuf années, depuis la réflexion du projet par Dominique Perrault jusqu’à sa livraison, c’est tout un pan de ville qui est sorti de terre, à cheval sur trois communes – Saint-Denis, Saint-Ouen et L’Ile-Saint-Denis – pour servir d’abord de Village des athlètes, puis, à la faveur de la création d’un permis double-état, muter, en un semestre, en quartier de 2 800 logements parés pour les contraintes climatiques de 2050. Cela aussi éveille l’intérêt ; des délégations indiennes, sénégalaises, américaines et européennes sont déjà venues visiter ce démonstrateur urbain. En nous référant régulièrement à des exemples étrangers, les articles de ce numéro d’Urbanisme parviennent à démontrer, en toute objectivité, que nombre de nos dispositifs fonctionnent encore très bien (comme le Conservatoire du littoral ou la préservation du patrimoine bâti), que d’autres sont en cours d’amélioration (comme la démocratie urbaine avec le programme Quartiers de demain) et, surtout, que les savoir-faire français parviennent à s’exporter. Dans l’article « L’urbanisme à la française vu d’ailleurs », il est même affirmé que notre premier atout, depuis l’étranger, est notre capacité à débattre, pour un résultat final souvent nettement amélioré. Et nous, encore une fois, pensions que c’était l’un de nos défauts…