Réemploi, architecture et construction : méthodes, ressources, conception, mise en oeuvre
Livres
Année : 2022
Auteur : Pierre Belli-Riz
Editeur : EDITIONS LE MONITEUR EDISION MONITER
Description : Le réemploi, véritable alternative à la gestion des déchets, est une opération par laquelle des produits issus d¹une déconstruction sont réutilisés. Il permet de conserver les qualités fonctionnelles et techniques d¹un matériau ou d¹un élément de construction, en lui redonnant la même fonction ou en le détournant de son usage initial. Sa mise en úuvre implique une nouvelle manière de penser les projets de construction et de rénovation, et ce dès la conception. Cet ouvrage, à la fois théorique et pratique, propose des outils pour mener une opération qui réemploie des matériaux ou des éléments de construction. Ainsi ce guide : explique comment favoriser le développement des filières et des réseaux de réemploi ; définit les notions fondamentales et décrypte la réglementation applicable ; détaille les étapes et les méthodes du processus du réemploi ; fournit des outils de diagnostic et d¹identification des ressources, de la conception au chantier ; analyse la circulation des ressources par l¹intermédiaire des différents réseaux et plateformes, physiques et numériques ; précise les implications dans le processus de conception. De nombreux exemples de réalisations et études de cas permettent d¹explorer les possibilités du réemploi et ouvrent des perspectives pour tous les acteurs concernés, de la maîtrise d¹ouvrage aux entreprises sur le chantier. Des contributions de spécialistes du réemploi apportent un éclairage sur les impacts environnementaux et culturels d¹une démarche qui s¹inscrit dans une économie circulaire

Palmarès des jeunes urbanistes
Terrains d'entente : palmarès des jeunes urbanistes 2020

Livres
Année : 2021
Auteur : Isabel Diaz
Editeur : EDITIONS PARENTHESES EDISION PARANTES
Description : Avec ses six équipes lauréates choisies parmi soixante et une candidatures, l'édition 2020 du Palmarès des jeunes urbanistes conforte l'effervescence et l'engouement que suscite la démarche de soutien aux jeunes professionnels, portée par le ministère en charge de l'urbanisme. Le sextette retenu frappe par la diversité des profils, embrassant tous les champs d'action de l'urbanisme : architectes (FCML) et paysagistes (Altitude 35) côtoient des collectifs ancrés dans la sphère de l'urbanisme transitoire (Bellastock, Yes We Camp), des stratèges urbains aguerris (Le Sens de la ville) et une conceptrice qui a fait de la permanence architecturale et urbaine son mode d'action privilégié (Sophie Ricard). Tous ont assimilé le caractère peu soutenable de notre modèle de développement et pris acte de la standardisation et de la banalisation des territoires; tous ont fait leur la posture transdisciplinaire de l'urbaniste et ont compris l'exigence d'être à la fois médiateur, détenteur d'un savoir-faire et embarqué sur un terrain d'action politique. Leurs réponses tendent à bousculer les barrières mentales et les mécanismes « en silo » de la fabrication et de la gestion des villes et passent par des démarches empiriques et expérimentales à la recherche de nouveaux outils et de nouvelles méthodes de projet.

Actu environnement #431 : Les polluants éternels sous surveillance
revue
Année : 2023
Auteur : Florence Roussel
Editeur : COGITERRA EDITIONS KOJITERA EDISION
Description : Près de 12 000 : ce serait le nombre de substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) désormais utilisées par l'industrie chimique… et potentiellement présentes dans l'environnement. En regard, la surveillance de la contamination dans l'eau par ces molécules se limite, en France, à une vingtaine d'entre elles. Ainsi pour l'eau potable, l'obligation de suivi, qui entrera en vigueur en 2026, se concentrera sur 20 PFAS.

Isolants thermiques en rénovation : réaliser un choix équilibré entre confort, performance énergétique, approche environnementale et gestion circulaire des ressources
Livres
Année : 2023
Auteur : Sophie Trachte
Editeur : EPFL PRESS PR
Description : L'isolation thermique des bâtiments, anciens ou contemporains, publics ou privés, collectifs ou individuels, ne fait plus débat: depuis une trentaine d'années, les exigences règlementaires se renforcent régulièrement en la matière. Incontournables dans la conception architecturale, les isolants sont rarement remis en cause. Pourtant, leur sélection est d'autant plus cruciale en rénovation qu'elle peut avoir des incidences tant sur l'identité, la qualité architecturale et l'habitabilité du bâti ancien que sur son évolutivité future. Le choix d'un isolant peut aussi influencer lourdement le bilan environnemental global de l'intervention, notamment par une consommation élevée de ressources naturelles et énergétiques et par d'importantes émissions de gaz à effet de serre tout au long de son cycle de vie. Au vu de leur utilisation massive, ces matériaux doivent donc répondre aux objectifs de gestion durable des ressources et d'économie circulaire. S'appuyant sur les études et projets de recherche menés par les deux autrices sur ces sujets, l'ouvrage explore et compare les caractéristiques d'une cinquantaine d'isolants thermiques disponibles sur le marché actuel de la rénovation. Il permet de guider le lecteur dans un choix équilibré et raisonné de matériaux isolants, adaptés au bâti existant et à ses spécificités, tout en étant durables et circulaires. Largement illustré, il s'adresse à un public varié, du propriétaire à la recherche d'une solution d'isolation à l'étudiant en architecture, en passant par les professionnels de la rénovation énergétique

Le Moniteur #6356 : De Jules Ferry au réemploi, une école se mue en habitat
revue
Année : 2025
Auteur : Fabien Renou
Editeur : ED LE MONITEUR MONITER
Description : Dépenses publiques, agences de l'Etat, réglementation… L'époque est aux coups de ciseaux. Avec la bénédiction du gouvernement, les parlementaires se sont lancés à corps perdu dans une série de débats visant à simplifier tel ou tel pan du droit. A commencer par celui de l'urbanisme, dont les procédures - on le sait - ralentissent la bonne marche des projets de construction. Il ne faut pas confondre vitesse et simplification. Or, la légitime volonté d'accélération se traduit par une complexification des procédures : pour aller plus vite, on procède trop souvent par exceptions. Ici, ce sont les installations de production d'EnR qui bénéficient d'un régime dérogatoire, là ce sont les data centers, ailleurs ce sont les usines. Au bout du compte, plutôt que de ratiboiser des procédures, ces initiatives participent à l'épaississement, si décrié, des codes de l'urbanisme et de l'environnement. La complexification des règles juridiques apparaît tristement inéluctable. Mais on doit tenter de ralentir la machine. Souvent, donc, la simplification se montre bavarde. Parfois même, elle bafouille. La configuration politique actuelle libère la parole des députés et sénateurs, conduisant à une foire aux amendements qui produit in fine un droit brouillon. En témoigne le projet de loi de simplification de la vie économique, dont différents articles visent à rehausser les seuils des marchés publics de travaux… mais pas au même niveau. Autre exemple : un dispositif récemment voté concernant la protection des espèces protégées dont, à l'analyse, on peine à percevoir la portée. Bref, plutôt que d'accélérer les projets, on se précipite à rédiger les lois. Ecologie, souveraineté industrielle, crise du logement… La complexification des règles juridiques apparaît tristement inéluctable. Mais on doit tenter de ralentir la machine. Devant la délégation du Sénat aux collectivités territoriales, Christine Maugüé, la présidente de la section de l'administration du Conseil d'Etat, a récemment lancé aux parlementaires et ministres présents un « appel à la stabilisation ». « Les règles de procédures contentieuses ont atteint un très grand niveau de complexité en matière d'urbanisme, constate cette juriste de haut vol. Il est impératif qu'il y ait une pause pour pouvoir s'approprier les réformes récentes. » Tout le monde a acquiescé. Et puis la frénésie normative a repris.

Le Moniteur #6362 : Les chantiers s'acclimatent au risque de canicule
revue
Année : 2025
Auteur : Fabien Renou
Editeur : ED LE MONITEUR MONITER
Description : L'un est brut et monolithique. L'autre est complexe et composite. A première vue, rien de comparable entre un voile de béton et une pompe à chaleur… sauf s'ils ont quelques décennies au compteur. Alors, le matériau déconstruit et l'équipement usagé doivent tous les deux se préparer à négocier le virage, particulièrement serré, de l'économie circulaire. Bien sûr, le secteur ne part pas de zéro, au contraire. Depuis de longues années, les expérimentations ont été menées, les savoir-faire ont été acquis, les réglementations ont évolué… Obtenir du béton recyclé sans mettre en péril la structure du bâtiment (ni l'équilibre financier du projet) fait désormais partie de la boîte à outils à disposition des constructeurs. Néanmoins, ces derniers n'ont pas encore le réflexe de s'en saisir au-delà de quelques opérations pilotes. Côté CVC, la filière se met en place, autour de quelques industriels avant-gardistes (lire p. 44). Là aussi, l'engagement dans l'économie circulaire semble moins reposer sur la capacité à agir que sur l'envie d'y aller. Loin de tourner en rond, l'économie circulaire peut emprunter des chemins multiples. Recyclage, réemploi, rétrofit… Loin de tourner en rond, l'économie circulaire peut emprunter des chemins multiples, en fonction des matériaux utilisés, des usages anticipés et des moyens à disposition. Cette variété des situations interdit le déploiement de mesures toutes faites. Elle explique aussi pourquoi le développement de filières performantes prend du temps, beaucoup de temps. Or, on le sait, les ressources naturelles s'épuisent et les dépendances internationales s'apparentent de plus en plus à des menaces. Nous devrons donc impérativement maîtriser à grande échelle la réutilisation des agrégats issus des bétons de déconstruction avant que l'exploitation des carrières ne devienne trop délicate. De même, il apparaît décisif de recycler massivement les composants des climatiseurs et des centrales de traitement d'air avant que la Chine ne décide unilatéralement de fermer ses exportations de terres rares. Bref, n'attendons pas d'être au pied du mur pour passer la seconde.

Le Moniteur #6375 : Le tunnel du Lyon-Turin revêt ses habits de béton
revue
Année : 2025
Auteur : Fabien Renou
Editeur : ED LE MONITEUR MONITER
Description : Le robinet des permis de construire ne devrait pas se dégripper de sitôt. A quelques mois des municipales, les équipes en place ne sont pas incitées à rouvrir les vannes. « En période préélectorale, un maire qui octroie des permis de construire est un maire battu », reconnaît Norbert Fanchon, P-DG du groupe de promotion immobilière Gambetta. En cause, bien entendu, la levée de boucliers provoquée par tout projet perturbant le voisinage. Dans certains quartiers, les recours sont devenus systématiques. Et les accusations de « bétonnisation » ciblent encore les édiles qui lancent ou autorisent des constructions nouvelles. Bref, sur ce dossier, il n’y a semble-t-il que des coups à prendre. Résultat : la question de l’habitat est subtilement passée sous silence lors des campagnes électorales, parfois même jusqu’au quiproquo. « Comme je suis une maire écolo, certains imaginaient que j’étais contre la construction, le béton, les HLM, sourit la Strasbourgeoise Jeanne Barseghian. Or, je porte une politique volontariste en matière de logement. » Certes, on peut comprendre que les concurrents en quête de suffrages évitent soigneusement le sujet explosif - et ce, quelle que soit leur couleur politique - mais ce mutisme creuse un fossé béant entre le candidat en campagne et l’élu à l’hôtel de ville. Après avoir enfilé l’écharpe tricolore, les maires sont chaque jour interpellés par leurs administrés, confrontés à une crise qui s’aggrave sans cesse. Avec leur sensibilité personnelle, leurs priorités politiques et leurs réalités locales, ils accordent tous à l’habitat une place de choix dans l’exercice de leur mandat, même s’ils ne s’en targuent pas. En 2026, cessons l’hypocrisie et osons parler du logement pendant la campagne. En 2026, cessons l’hypocrisie et osons parler du logement pendant la campagne. Mais parlons-en bien ! Produire des appartements, ce n’est pas seulement des chantiers et de la densité. C’est l’occasion d’apporter de nouvelles aménités aux riverains à la faveur d’opérations bien pensées. C’est aussi améliorer le pouvoir d’achat en relâchant un peu la pression immobilière. C’est surtout, pour les jeunes, les familles et les aînés, un moyen de débloquer un parcours résidentiel embolisé par des années de sous-activité. Bailleurs, architectes, promoteurs, entrepreneurs… le débat n’attend que vous.

Matières #26
revue
Année : 2025
Auteur : Jean-Marie Duthilleul
Editeur : CONSTRUIRACIER KONSTRUIRASI
Description : Gaëlle Lauriot-Prévost. Avec sa collection de bijoux PLIS, Gaëlle Lauriot-Prévost, directrice artistique de l’agence Dominique Perrault Architectures, poursuit une obsession de longue date : détourner des objets industriels en motifs esthétiques, sensibles, domestiques et portables. Au cœur de ce projet figure un matériau, emblématique de son univers : la maille métallique plissée. Conçue pour des usages techniques (les filtres ou les assemblages industriels), elle en invente d’autres applications, d’autres formes (un bougeoir, une lampe, un tube, un photophore). Et aujourd’hui, un bijou.

Le Moniteur #6389 : Grâce au grignotage, Rennes n'aura plus la dalle
revue
Année : 2026
Auteur : Fabien Renou
Editeur : ED LE MONITEUR MONITER
Description : Pas besoin de budget pour faire des économies ! Face à l’incapacité du Parlement à adopter le projet de loi de finances pour 2026, le gouvernement s’est trouvé contraint de faire passer une loi spéciale. Un pis-aller pour répondre à l’urgence, qui ne remplace pas un budget en bonne et due forme. Pour preuve, MaPrimeRénov’ se retrouve de nouveau en stand-by. Cette phase transitoire n’empêche pourtant pas le Premier ministre de sortir ses gros ciseaux pour tailler dans les dépenses. Dernière victime en date : le GIP Epau. Cet opérateur de l’Etat chargé de nombreux programmes de recherche et d’expérimentation dans les domaines de l’urbanisme, de l’aménagement et de l’architecture a vu son budget amputé des trois quarts pour l’année 2026. Les missions qu’il porte seront reprises par l’administration centrale… ou pas. De quoi provoquer la colère et l’incompréhension des élus locaux, maîtres d’œuvre et chercheurs embarqués dans ces initiatives novatrices. C’est une certaine idée de la qualité des projets que l’on abandonne ici pour une économie de… 7 M€. Une goutte d’eau dans l’océan du déficit. En amputant des trois quarts le budget du GIP Epau, c’est une certaine idée de la qualité des projets que l’on abandonne pour 7 M€ d’économie. Dans le même temps, les CAUE prennent aussi l’eau. Celui de la Manche a même atteint le stade de la liquidation. Financées par la taxe d’aménagement, ces structures départementales voient leurs recettes chuter en raison de la crise de la construction, mais aussi d’une réforme fiscale mal ficelée. Là encore, les ambitions sont revues à la baisse. Là encore, ce sont les collectivités, dont la faiblesse structurelle de l’ingénierie n’est plus à démontrer, qui perdent le peu d’accompagnement qu’il leur restait dans leurs projets. Personne n’ignore qu’une chasse aux coûts est lancée et que, à tous les niveaux, la dépense publique est passée au crible de la modération et de l’efficacité. Cependant, il apparaît désormais au grand jour que cette opération se fait sans plan, sans vision, sans priorités. Pour colmater les fuites, on semble aller au plus facile - commencer par les petites structures, cibler l’investissement… - sans comprendre que ces économies de bouts de chandelle auront, à terme, un coût. Une note aussi salée que l’eau de la Manche.