L'urbanisme végétalLivresAnnée : 1993Auteur : Caroline StefulescoEditeur : INSTITUT POUR LE DEVELOPPEMENT FORESTIER INSTITU DEVELOPEMAN FORESTIDescription : Squares, jardins, parcs, espaces verts évoquent une qualité de l'environnement à laquelle aspirent de plus en plus les habitants des villes. Comment concevoir aujourd'hui ces espaces végétaux et répondre à la diversité des besoins tout en bénéficiant des acquis du passé? Cet ouvrage propose des réponses à ces questions en s'appuyant sur de multiples exemples recueillis dans l'histoire des villes, dans les provinces françaises et à l'étranger. Le guide des bonnes pratiques, l'aménagement intégré des mares : Pour associer paysage, hydraulique et écologiebrochureAnnée : 2021Auteur : Jean-Marc CoubéEditeur : CONSEIL D ARCHITECTURE D URBANISME ET DE L ENVIRONNEMENT DE L EURE KONSAIL ARCHITEKTUR URBANISM ANVIRONEMAN ERDescription : Ce guide à l’attention des élus et agents des collectivités est bien paradoxal ! Il s’agit d’un traité d’aménagement qui nous invite à tempérer nos ardeurs interventionnistes. Ses recommandations incitent à la mesure : observer le site, utiliser ses matériaux, jouer des dynamiques naturelles, limiter clôtures et mobilier et, surtout, éviter l’introduction d’animaux ou de plantes qui pourraient nuire à l’équilibre biologique de la mare. Avant d’agir, posons nous la question : est-il nécessaire d’agir ? Ce que nous voulons apporter est-il favorable à la mare et à la vie qu’elle abrite ? Ce ton de précautions et de douceur sied au sujet. La mare est un objet territorial subtil. Constructing landscape : materials, techniques, structural componentsLivresAnnée : 2009Auteur : Astrid ZimmermannEditeur : BIRKHAUSER BIRKOSDescription : Constructing Landscape' is a systematic introduction to technical and constructional open space planning, with all the relevant topics, from the most common materials and surfaces to the construction of open space elements and the use of plants. For landscape architects and architects it is an indispensable guide to correct and professional execution planning as well as to preparing solid and well-thought-out requests for proposal. Le paysage : un exposé pour comprendreLivresAnnée : 1995Auteur : François BéguinEditeur : FLAMMARION FLAMARIONDescription : L'intérêt scientifique et esthétique porté aux paysages depuis deux siècles traduit l'importance accordée aux qualités apparentes et sensibles des lieux où nous évoluons. Les transformations du territoire risquent©elles de nous priver des effets bénéfiques de notre cadre de vie ? A cette question, François Béguin, professeur à l'école d'architecture de Versailles, répond par une réflexion sur l'harmonie fragile qui existe entre milieu humain et monde naturel. Ville et agriculture, quelle proximité ? : ou comment articuler agriculture et développement urbain...; 11 exemples de projets innovants dans le Puy-de-DômebrochureAnnée : Auteur : Michel AstierEditeur : CAUE 63 KAUDescription : Le département du Puy-de-Dôme n’échappe pas à la polarisation de son espace. Les développements urbains constatés posent la question de sa maîtrise et de l’étalement spatial de la ville. Les espaces de diffusion de l’urbanisation sur les espaces ruraux sont qualifiés d’espaces intermédiaires, plus généralement de périurbains. Les processus de périurbanisation s’accompagnent de mutations sociales et économiques : arrivée dans les espaces ruraux de nouveaux résidents, accroissement de la demande de services urbains, évolution des modes d’habiter, augmentation des déplacements. L’étalement spatial de la ville et l’intégration progressive des espaces ruraux dans les dynamiques urbaines constituent deux enjeux fondamentaux quant au rôle de l’activité agricole dans l’aménagement du territoire et des secteurs urbains. AMC #319 : 2023 Architecture en FrancerevueAnnée : 2023Auteur : Olivier NamiasEditeur : ED LE MONITEUR MONITERDescription : Alors qu'elle fête sa 41e édition, que dit l'Equerre d'argent de notre époque ? Dans cette phase de transitions multiples, elle entend montrer que l'architecture n'est pas un art d'exception. A la façon de la « démocratie des images » de Walker Evans, accordant par la photographie une valeur à tous les sujets, la centaine de projets de ce numéro instaure une « démocratie de l’architecture ». Dans son utopie, elle ne prétend plus résoudre tous les problèmes mais se doit de faire partie de la solution. L'un des premiers enjeux touche au territoire, qui ne se cantonne plus aux métropoles, mais implique de petites communes loin de tous les réseaux d'échanges, telles que la Selle-Craonnaise (groupe scolaire, Huitorel & Morais arch., prix de la Première Œuvre). Ou ces territoires mieux connectés au sein desquels l'architecture semble superflue, ces zones d'activité de Pierrelatte, Miserey, Louviers, que les agences EGR, Concorde et LG-A ont cherché à tirer du néant auquel les vouaient les PLU et la négligence. Dans les villes en difficulté, en prolongement parfois de programmes de l'Etat, l'architecture sert de catalyseur au changement, recrée des lieux de vie (marché de Saint-Dizier, Studiolada arch.). Aux maîtrises d'ouvrage aguerries, dont l'engagement doit être reconnu, se mêlent d'autres, moins expérimentées mais audacieuses. Sur le plan constructif se côtoient techniques marginales et solutions témoignant d'un goût pour l'assemblage dans l'optique bas carbone (centre de soins à Meulan-en-Yvelines, Tolila + Gilliland, prix Activités). Au-delà des labels, ces projets créent un environnement vivable - la véritable mission de l'architecture. Ils développent une innovation hors-tech propre à la discipline, basée sur des principes simples, quitte à s'aventurer hors des sentiers réglementaires, en bonne intelligence avec les pouvoirs publics (32 logements à Bordeaux, A6A, prix Habitat). Ces architectures coproduites deviennent des lieux du lien. Enfin, le palmarès compte trois réhabilitations, à Reims (Osty et Associés, pays.), Lyon (Vurpas) et Paris (FBAA et h2o). Ce dernier projet remporte l'Equerre d'argent avec un programme de logement social. Un symbole bienvenu de renouveau et de continuité pour clôturer une année au cours de laquelle de trop nombreuses personnalités ayant marqué ces cinq dernières décennies nous ont quittés. Puisse leur héritage s'intégrer et s'épanouir dans l'architecture qui vient, à l'image de ces structures existantes devenues des ressources d'avenir. Paysage et information géographiqueLivresAnnée : 2008Auteur : Thierry BrossardEditeur : HERMES SCIENCE PUBL ERM SIANSDescription : Cet ouvrage est une réflexion sur le paysage, les concepts qui le sous-tendent et ses rapports à l'information géographique. Le paysage est un objet multiple : produit matériel inscrit dans le temps et l'espace, il s'offre à la perception des sens sous des formes de représentation raisonnées, imaginaires ou mythiques. Dans le texte, les questions d'instrumentation et de collecte normalisée d'information tiennent une place de choix.
L'approche géonumérique qui donne son unité à l'ouvrage s'appuie sur des règles de constitution de l'information et d'instrumentation dans une optique systémique. Le paysage est abordé à travers ses propriétés spatiales qui commandent la répartition des objets matériels à la surface terrestre et conditionnent les perceptions des individus et des groupes sociaux. Quatre grands thèmes organisent les développements : les images de paysage comme fournisseur d'information , la possibilité de construire des paysages par une information numérisée , l'intérêt d'une information paysagère ainsi constituée pour les sociétés , le rôle majeur des paysages mentaux.
Cette approche en entrées multiples se révèle efficiente dans un contexte où les enjeux patrimoniaux, environnementaux, de développement durable sont à l'ordre du jour. Projet Paysage(s) #7 : Les maires et le paysages - Le poids des mots - Le sport & le paysage - Construire la ville sur la ville..revueAnnée : 2024Auteur : Henri BavaEditeur : LES EDITIONS DE BIONNAY LE EDISION BIONAIDescription : L’approche des Jeux Olympiques de Paris 2024 nous offre, au-delà de l’intérêt de cet évènement exceptionnel, une opportunité de se questionner sur la place du sport dans la cité : la réponse jusqu’ici traditionnelle consiste à lui attribuer des “zones” réservées, déployées avec parcimonie sous forme de complexes sportifs. Mais imaginer la place du sport, déployé et même “infusé” dans tout l’espace public, ouvre un champ exploratoire qui démultiplie les possibles.
Mieux accueillir le sport dans la spatialité urbaine
Les pratiques sportives et les activités physiques sont de plus en plus plébiscitées et cherchent à se glisser dans l’espace public ; parfois anticipées par les services des villes et les concepteurs, elles s’imposent le plus souvent à posteriori. Il faut alors leur trouver une place dans la complexité des usages de l’espace public, au sein de contextes urbains plus ou moins denses. Il me semble primordial d’intégrer les activités sportives le plus possible en amont des projets, au sein de la “spatialité” de l’espace public : c’est-à-dire non pas comme un territoire à part, enclos, mais comme une possibilité de revisiter l’espace public, afin de mieux de faire profiter les praticiens des sports des qualités spatiales des villes et de leur paysage.
A l’air libre
Il faut donc utiliser différemment l’espace public, le transformer, afin de lui permettre plus de flexibilité et d’accueillir de nouvelles pratiques dites actives. Ces “mobilités actives” à l’air libre, se développent particulièrement aujourd’hui après l’épisode douloureux de pandémie, et de son corollaire, le confinement. La quête d’une amélioration de la santé individuelle entraîne des engouements variés : nous voyons se conforter des pratiques comme la marche rapide, le jogging, le parcours sportif, le vélo électrique ou/et “musculaire”, les rollers, le skate, mais aussi les pratiques plus collectives de jeux de ballon, de ping-pong, d’exercices en groupe de santé, thai-chi et beaucoup d’autres activités ludiques de plein air non citées ou encore inconnues, qui vont apparaître dans les prochaines années, tant l’innovation est active en ce domaine. Réservons donc dans nos projets des tracés, des parcours, des surfaces pour démultiplier les raisons de profiter, activement ou non, des espaces publics créés.
Configuration
Ajouter de nouvelles pratiques sportives au sein d’espaces urbains constitués entraîne souvent une certaine animation, au pire une cacophonie. Elles peuvent se retrouver parfaitement intégrées au sein d’une conception d’ensemble, à la condition de l’avoir anticipée ; les paysagistes concepteurs sont aux avant-postes pour prendre en charge cette question. Dans ce second cas de figure, la “spatialité” de l’espace public a été prise en considération, et les activités sportives et ludiques de plein air se combinent parfaitement à la configuration, voire elles en révèlent les qualités spatiales ; telle linéarité, telle “clairière” entourée de plantations, tel enchaînement d’espaces à vocations diverses, tel promontoire sur un site magnifique. Les nouvelles configurations urbaines associent, pour le bien de tous, pratiques sportives avec les nouveaux objectifs en matière de ZAN, de biodiversité, de qualité de l’air, des sols, et de l’eau, d’îlots de fraîcheur. Cela forme un tout qui répond à la fois à des objectifs de qualité urbaine et de santé, objectifs qui, bien qu’ils semblent nouveaux, ont, dans l’histoire de l’urbanisme, régulièrement présidé au renouvellement urbain, comme celui de Paris et des grandes villes françaises. Le Moniteur #6304 : En Gironde, un complexe sportif aux allures japonisantesrevueAnnée : 2024Auteur : Fabien RenouEditeur : ED LE MONITEUR MONITERDescription : C'était la dernière séance. L'UGC Normandie, cinéma emblématique des Champs-Elysées, a fermé ses portes le 13 juin. En cause : un loyer devenu prohibitif pour une salle obscure. Un désaccord entre bailleur et locataire comme il s'en produit chaque jour. Cependant, ce rideau qui sur l'écran est tombé est aussi le symptôme d'un processus latent et plus inquiétant : « la plus belle avenue du monde » n'est plus une destination pour les Parisiens.
Un bon millier de kilomètres plus au sud, la Rambla débute, elle, sa mue : circulation, revêtements, luminaires, plantations… La municipalité de Barcelone entend ainsi redonner à ses administrés l'envie d'arpenter cet axe majeur jusqu'ici vérolé de kiosques à souvenirs « made in China », jalonné de terrasses proposant de mauvaises pizzas à des prix exorbitants et arpenté jour et nuit par des hordes de touristes pas toujours respectueux.
Face au tourisme de masse, les réponses urbanistiques traînent souvent en longueur
A première vue, les deux promenades n'ont rien en commun. L'enseigne la plus chic de la Rambla doit être un Mango. Et les autorités catalanes rêveraient de troquer quelques Britanniques avinés contre une poignée de ces riches Asiatiques qui font la queue devant les boutiques de luxe des Champs. Pourtant, ici et là, c'est bien le tourisme de masse qui s'accapare un morceau de ville emblématique au détriment des habitants.
Si, à Paris, la municipalité n'a pas officiellement de plan de reconfiguration des Champs-Elysées, ce n'est pas le cas des commerçants du quartier. Ils ont dévoilé fin mai un projet clé en main élaboré avec l'architecte Philippe Chiambaretta. Un coup de pression aux pouvoirs publics, à n'en pas douter. Une opération de lobbying, c'est certain. Reste que le sujet d'une éventuelle reconfiguration doit être pris au sérieux. Et sans tarder.
La massification du tourisme, en effet, se fait à un rythme vertigineux. En trente ans, le nombre de nuitées annuelles à Barcelone a presque décuplé. Or, les réponses urbanistiques traînent, elles, souvent en longueur. Une bonne décennie séparera, si tout se passe bien, la désignation de l'équipe de maîtrise d'œuvre urbaine et la fin des travaux de la Rambla. Restera alors le plus difficile : inciter, par une offre commerciale et culturelle renouvelée, les locaux à se réapproprier un espace public qu'ils avaient déserté. Aménagement des espaces paysagers : connaissances, conception, aménagement, gestionLivresAnnée : 2023Auteur : Denis BigotEditeur : ED LE MONITEUR MONITERDescription : Le végétal utilisé dans les lieux publics est au cœur des enjeux écologiques, sociaux, économiques et politiques, à travers ses multiples formes et usages : parcs, jardins, coulées vertes, espaces naturels aménagés, etc.
Tenant compte des derniers textes officiels et normes parus, ce guide propose une synthèse de toutes les dispositions juridiques et techniques relatives à l’aménagement des espaces paysagers urbains.
• Il fait la synthèse des connaissances indispensables concernant le patrimoine végétal (espèces, variétés, classification morphologique et horticole, exigences des plantes).
• Il détaille les éléments de diagnostic qui permettent d’élaborer un projet (composition et analyse des sols, réemploi des matériaux, coût global, conception différenciée) en respectant la nature (protection des arbres et des espaces boisés).
• Il explique les problématiques d’une conception d’aménagement, à chaque étape (réglementations et obligations, études, contrat de travaux) et pour chaque aspect (implantation, choix et traitement des arbres, massifs, gazons, prairies, paillage, gestion de l’eau, arrosage intégré, revêtements de sols).
• Il précise les procédures de la réalisation d’un projet (responsabilités des élus, travaux préliminaires, protection sur chantier, achat des végétaux, plantation) ainsi que les opérations de gestion.
Cette deuxième édition tient compte des évolutions liées à la parution du fascicule n° 35 du CCTG relatif aux aménagements paysagers, aires de sport et de loisirs de plein air (2021) ; des nouveaux modes de gestion des projets d’aménagement paysager tels que le réemploi des matériaux, la gestion différenciée, la participation citoyenne, le choix des essences végétales face au changement climatique, etc. ; des aménagements de certains espaces paysagers particuliers (cour d’école, cimetière, micro-forêt urbaine). Ce manuel pratique est destiné aux maîtres d’ouvrage, chefs de projet, élus locaux et services techniques des collectivités, ainsi qu’aux maîtres d’œuvre, ingénieurs, architectes et bureaux d’études. Nature en ville et changements climatiques : Capitale française de la biodiversité / Recueil d'actions de collectivités en faveur de la biodiversitébrochureAnnée : 2015Auteur : Luc AbbadieEditeur : ASSOCIATION PLANTE CITE ASOSIASION PLANT SITDescription : A l’heure où le milieu urbain occupe presque plus d’un quart du territoire français, son développement menace de plus en plus la dynamique du vivant et vient intensifier la crise de la biodiversité. Agissant quotidiennement sur le terrain, les villes deviennent avec le temps des acteurs clefs pour la protection et la reconquête de la nature en ville. C’est dans ce contexte que s’inscrit le « concours Capitale française de la biodiversité » avec pour objectif d’engager les collectivités et les inciter à une approche scientifique de la biodiversité. Outil d’animation et de sensibilisation, cette opération est aussi un moyen d’identifier et de diffuser les bonnes pratiques en la matière. Urbanisme NS#5 : Plan de paysage du SCoT de l'agglomération messine / Grand Prix national du paysage 2024revueAnnée : 2024Auteur : Agnès Pannier-RunacherEditeur : SARL PUBLICATIONS D ARCHITECTURE ET D URBANISME PUBLIKASION ARCHITEKTUR URBANISMDescription : Ce numéro spécial de la revue Urbanisme, réalisé en partenariat avec le ministère de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques, présente le lauréat : le plan de paysage du SCoT de l’agglomération messine (SCoTAM) ; avec une mention spéciale au projet de rénovation urbaine du quartier Louvois, à Vélizy-Villacoublay (Yvelines), et deux autres projets finalistes.
Il propose également un tour d’actualité du paysage au travers d’entretiens avec Henri Bava, président de la Fédération française du paysage (FFP), Grégoire Bassinet, président de l’Association des paysagistes-conseils de l’État (APCE) et Alessia Lefébure, directrice de l’Institut Agro Rennes-Angers, et d’articles sur la nouvelle génération d’atlas de paysages, ainsi que les travaux des chaires Paysage et Énergie, de l’École nationale supérieure de paysage de Versailles, et Territorialisation, de l’École nationale supérieure d’architecture de l’université de Grenoble. Projet Paysage(s) #10 : Les maires et le paysage • Le Palmarès du Paysage 2025 • La nature vivante dans la ville • Desceller les sols urbains • Entre tradition et innovation, le renouveau d’un centre villageois • Repenser le dialogue entre pépiniéristes et paysagistes concepteursrevueAnnée : 2025Auteur : Henri BavaEditeur : LES EDITIONS DE BIONNAY LE EDISION BIONAIDescription : L’art de la mesure, de la lenteur et du respect des milieux
Il me semble important de revenir sur le Congrès mondial de l’IFLA 2025 à Nantes ; il a constitué un moment fondateur pour la profession des architectes paysagistes et pour la reconnaissance de leur rôle essentiel dans la transition écologique et culturelle. Rassemblant des architectes paysagistes, chercheurs, étudiants et acteurs publics venus de plus de quatre-vingts pays, il a replacé la France au cœur des réflexions sur les territoires vivants, entre sol, eau et société. Les débats ont fait émerger des visions puissantes autour de la ville sur sol poreux, du territoire réversible et de la résilience hydrologique. Ce congrès a affirmé que le paysage n’est pas un décor, mais une pensée du vivant, un outil politique et inspirant pour habiter autrement notre planète. Un des keynotes speakers, Dirk Sijmonds, célèbre architecte paysagiste néerlandais du bureau HNS, dont la démarche vise à redonner de l’espace aux fleuves, a souligné l’importance historique de l’événement : “Le congrès de Nantes établit un nouveau benchmark de référence pour les prochains pays hôtes ; par la qualité des échanges, l’engagement des acteurs et la profondeur intellectuelle des débats, il fixe un cap pour notre planète.” Nous restons profondément marqués par la disparition tragique de notre collègue et ami Kongjian Yu, survenue peu après sa brillante intervention à Nantes. Sa pensée et sa présence dynamique ont touché chacun de nous. Pionnier du concept de “ville éponge”, il défendait une vision du projet urbain où l’eau redevient le fil conducteur du vivant. Pour lui, la ville doit absorber plutôt que repousser, ralentir plutôt qu’accélérer, et célébrer plutôt que nier la présence de l’eau. Dans sa démarche, la maîtrise du paysage rejoint un art de la mesure, de la lenteur et du respect des milieux. De la Chine à l’Europe, son œuvre et sa parole tissent une géographie sensible de la résilience, où l’eau devient à la fois matière, mémoire et horizon du projet. Son intervention à Nantes, d’une justesse et d’une humanité remarquables, restera comme un moment de grâce. Elle est directement accessible sur le site de la FFP, pour ceux qui n’ont pas eu la chance de la vivre à Nantes. Son héritage continue d’irriguer notre pensée et d’inspirer notre engagement collectif. Les Carnets du paysage n° 38
Jacques Simon, agitateur du paysageLivresAnnée : 2021Auteur : École nationale supérieure du paysageEditeur : ACTES SUD AKT SUDescription : Ce numéro des Carnets du paysage rend hommage à l’œuvre du paysagiste Jacques Simon (1929-2015), qui fut l’un des principaux animateurs du renouveau de la pensée et de la pratique paysagères en France, et au-delà, depuis les années 1950. Doté d’une personnalité hors du commun, Jacques Simon a marqué plusieurs générations de paysagistes. Il a créé de très nombreux parcs et espaces publics, notamment dans les quartiers d’habitat collectif des années 1960 à 1980, mais sa production est également plastique, photographique, éditoriale et pédagogique. Son œuvre se caractérise par sa vitalité, sa radicalité et son imprévisibilité formelle, l’extrême économie de moyens qu’elle mobilise et sa capacité à accueillir les altérations que le temps lui impose. Autant de valeurs stimulantes à une époque dont les productions spatiales sont soumises à des normes et à des règlements souvent desséchants, alors que la créativité et le sens de l’expérimentation devraient s’imposer face aux défis environnementaux et sociétaux actuels.