Mixité n° 2 : Solutions biosourcéesLivresAnnée : 2022Auteur : Dominique CottineauEditeur : UNION DES INDUSTRIELS ET CONSTRUCTEURS BOIS UICB DE INDUSTRIEL KONSTRUKTER BOI UIKBDescription : Après un premier ouvrage publié en 2019 consacré à la mixité entre le bois, le métal et le béton, il était naturel qu’une nouvelle publication se penche sur le bien-fondé des solutions mixtes entre le bois et les autres matériaux biosourcés. Ces associations répondent parfaitement aux enjeux environnementaux et aux exigences techniques et réglementaires : utilisant des matières renouvelables, stockant du carbone, réclamant peu de transformation ; le tout grâce à des solutions de mise en œuvre en techniques courantes. Les solutions mixant les composants structuraux bois
avec les produits biosourcés en enveloppe apportent ainsi une triple réponse aux attentes pour une construction vertueuse : faible impact environnemental, performance technique, confort augmenté pour l’usager. Avec un panorama des solutions constructives bois, une boite à outils des matériaux biosourcés et des retours d’expérience détaillés, ce volume s’adresse à tous les acteurs de la maitrise d’œuvre et de la maitrise d’ouvrage : architectes, bureaux d’études, promoteurs immobiliers, aménageurs publics ou privés, bailleurs sociaux, etc. Il intéressera aussi les entreprises ayant besoin de mettre en œuvre des produits biosourcés pour décarboner l’acte de construire, et plus largement tous ceux qui souhaitent découvrir et se familiariser avec les atouts de ces solutions. Tout savoir sur l'isolation écologiqueLivresAnnée : 2019Auteur : Stephan FerryEditeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIKDescription : Mon logement a de nombreux défauts d’étanchéité et d’isolation. Il faut bien entendu les corriger d’urgence. Mais suis-je moi-même dispensé d’une sérieuse remise en question ? Améliorer l’isolation de ma maison, viser la plus haute performance thermique pour économiser le chauffage et gagner en confort, investir dans des équipements high-tech pour optimiser la répartition de la chaleur, choisir des matériaux naturels et sains pour réduire mon empreinte carbone et prendre soin de la qualité de l’air que je respire, ne pas lésiner sur la marchandise… Pareille démarche n’est pas d’une grande utilité si elle ne s’appuie sur un questionnement préalable.
N’y a-t-il rien que je puisse changer dans mon comportement pour réduire de manière significative mes consommations, afin d’optimiser ensuite mon isolation ? Limiter la température des pièces à vivre à 19 °C, pour commencer. Abaisser celle des pièces peu occupées et des chambres.
M’équiper en édredons et en pulls confortables pour affronter la saison froide au lieu de pousser le chauffage. Baisser le thermostat si je suis absent une bonne partie de la journée. Surveiller toutes mes dépenses énergétiques et pas seulement le chauffage…
En outre, que je me lance dans une rénovation d’ampleur ou dans l’isolation ultra performante d’une maison neuve, il serait illusoire que je me rêve en champion du climat si les économies réalisées étaient aussitôt anéanties par l’acquisition d’équipements dispensables ou d’une plus grosse voiture, par une croisière aux antipodes ou par 2 °C supplémentaires dans le salon sous prétexte qu’un tel niveau de performance pardonnera bien ces tout petits écarts. En d’autres mots, pas d’isolation efficace sans travaux adaptés, sans projet raisonné, sans une recherche de sobriété capable d’en garantir durablement les effets et, si possible, de les amplifier. Le Moniteur #6300 : Biosourcé, bioclimatique... Les choix de Madec pour un chai du MédocrevueAnnée : 2024Auteur : Fabien RenouEditeur : ED LE MONITEUR MONITERDescription : Ses 69 milliards d'euros de chiffre d'affaires mis à part, c'est une entreprise de travaux comme les autres. A l'instar de ses homologues, elle est avant tout le produit du travail des hommes - et de plus en plus, des femmes -qui la composent : compagnons, ingénieurs, dirigeants… Et, comme partout ailleurs, tout changement à sa tête donne lieu à une période particulièrement délicate à gérer.
Vinci est bien une entreprise comme les autres. Mais - 69 milliards oblige -ce qui s'y déroule est beaucoup plus scruté qu'ailleurs. C'est donc l'un des voiles les plus opaques du BTP français qui vient d'être soulevé : Xavier Huillard passera le flambeau à Pierre Anjolras.
Autant pour Vinci que pour NGE, ce sont deux hommes du sérail qui ont été promus
L'heureux élu, qui a déjà œuvré à la réunion d'Eurovia et de Vinci Construction, se voit promu directeur général opérationnel du groupe. Un statut transitoire puisque Xavier Huillard devra quitter ses fonctions de directeur général en 2025, même s'il pourra rester président.
Cette nomination est donc, si ce n'est l'épilogue, au moins le dénouement d'une intrigue qui agitait à bas bruit les milieux constructo-financiers depuis des années. L'âge du capitaine étant connu, la désignation d'un second était inéluctable. Son aura étant immense, on savait cette nomination ultra- délicate. Son attachement au groupe étant indéniable, on imaginait l'importance que revêt le transfert - même partiel - de ses prérogatives.
Autre entreprise, autre culture, mêmes enjeux. NGE - et ses 4,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires - vient elle aussi de négocier son passage de témoin. Là aussi, c'est un homme du sérail qui a été promu en la personne de Jean Bernadet. Une transition qui se veut douce et programmée, susceptible de rassurer les investisseurs comme les salariés. Une transition comme il s'en produit des milliers chaque année dans le BTP, avec bien moins de commentaires mais tout autant de précautions. Bien souvent, elle est le fruit de longs mois voire d'années de préparation, de formation et de transmissions. A cette condition, les histoires de successions finissent bien, en général. Le Moniteur #6328 : Règlement Ecoconception - Comment l'Europe veut verdir la constructionrevueAnnée : 2024Auteur : Fabien RenouEditeur : ED LE MONITEUR MONITERDescription : Faut-il sacrifier un nouveau jour férié pour financer les Ehpad ? L'idée, proposée par un récent rapport sénatorial consacré à ces structures accueillant des personnes âgées dépendantes, semble avoir fait long feu. Le débat a agité le Landerneau politique, hérissé les centrales syndicales, opposées à voir les salariés supporter seuls cette charge, et mis vent debout les associations d'anciens combattants, inquiètes pour le 11- Novembre. « Très réservé » sur l'intérêt de la mesure, le Premier ministre a refermé la boîte à idées. Et pourtant, la France va immanquablement manquer d'Ehpad.
La pyramide des âges est implacable : les besoins vont exploser au cours de la prochaine décennie.
Ce même rapport parlementaire pointait en effet les difficultés financières croissantes de ces institutions, qu'elles soient publiques ou privés, à but lucratif ou non. De mauvais résultats qui détournent les investisseurs et freinent toute ambition de développement. Or, la pyramide des âges est implacable : les besoins vont exploser au cours de la prochaine décennie. Or le pays ne s'y prépare pas.
Dans les Ehpad, en effet, l'heure est à la rénovation (lire p. 8) . On isole, on modernise, on rafraîchit… Objectifs : respecter les obligations du décret tertiaire et améliorer le cadre de vie des personnes âgées. Mais aussi redorer l'image de ces établissements, éclaboussés par le scandale Orpea et critiqués pour leur gestion du Covid. Une montée en gamme salutaire, mais qui, en donnant davantage de place aux résidents, réduit encore un peu plus une offre de lits déjà sérieusement entamée par la baisse du nombre de structures.
Même si on met le turbo sur l'adaptation des logements, même si on accroît l'offre de résidences pour seniors non dépendants, le défi du vieillissement contraindra tôt ou tard à relancer la machine à construire. Un plan ambitieux qui nécessitera des investissements massifs. Pour cela, faut-il élargir l'usage du Fonds vert, comme le suggèrent les sénateurs ? Faut-il que, dans les zones rurales, ces institutions accueillent des services publics aux riverains pour favoriser leur implantation ? Rouvrons la boîte à idées ! D'Architectures #323 : Dossier : Ringardiser la performance : construire la robustesserevueAnnée : 2025Auteur : Emmanuel CailleEditeur : SARL PUBLICATIONS D ARCHITECTURE ET D URBANISME PUBLIKASION ARCHITEKTUR URBANISMDescription : Face aux enjeux environnementaux, la course à la performance tourne à plein régime. Mais entre cette fuite en avant et l’utopie du solutionnisme qui l’accompagne souvent, un sentiment de malaise nous gagne ; l’impression d’être dans une impasse. Mais pour remettre en question des comportements dont la vertu nous semblait jusqu’alors aller de soi, sans doute fallait-il que la remise en cause soit énoncée depuis un domaine apparemment étranger à l’architecture.
Dans un livre d’à peine 60 pages, Antidote au culte de la performance, La robustesse du vivant1, le biologiste Olivier Hamant transpose avec une remarquable acuité l’analyse du monde du vivant à l’observation de la course incontrôlée du monde de l’Anthropocène. La robustesse du vivant, le biologiste la voit, de l’échelle de la molécule à celle de l’écosystème, dans l’hétérogénéité, les processus aléatoires, les lenteurs, circularités, redondances, erreurs ou inachèvements : un subtil système de contre-performances qui ouvre le champ des possibles quand la performance le réduit et nous fragilise. Le biologiste nous enjoint plutôt à passer de l’adaptation à l’adaptabilité et montre que l’inverse de l’ébriété (comprendre le consumérisme) n’est pas la sobriété, mais la robustesse.
Ce regard critique, Olivier Hamant l’exerce désormais sur d’autres champs que le sien, comme celui de l’entreprise dans son tout dernier ouvrage2. S’agissant de l’écosystème du monde de la construction, opposer performance et robustesse nous a semblé tellement stimulant que nous avons eu envie d’y consacrer un dossier. Nous n’avons cependant pas transposé ce que pourrait enseigner la biologie à l’architecture par le prisme du biomimétisme – si souvent littéral et naïf –, mais par les stratégies d’évolution ou de survie que recèle le monde du vivant.
Pour le BTP, le fétichisme de la performance est cette voie infernale que les RE 2020, 25 et 313 pavent des meilleures intentions, ces réhabilitations énergétiques qui encapsulent brutalement des vieux bâtiments quand des interventions mieux ciblées pourraient obtenir l’essentiel des objectifs réglementaires pour la moitié du budget (libérant ainsi des moyens pour isoler davantage de passoires énergétiques). Pour le logement social, c’est une production à haut niveau de performance face à une grave pénurie d’offre et de moyens… des constatations qui méritent certes mieux que ces assertions provocatrices mais qui nous obligent à repenser dès maintenant notre course béate à l’optimisation.
1. Collection « Tracts Gallimard », 2023, 3,90 euros. Ce petit livre est un manifeste tiré de La Troisième Voie du vivant, Odile Jacob, 2022, 288 pages.
2. L’Entreprise robuste, Pour une alternative à la performance, Olivier Hamant, Olivier Charbonnier, Sandra Enlart, Odile Jacob, 2025, 256 pages.
3. Réglementation énergétique. A Vivre HS #66 : Tendances 2025revueAnnée : 2025Auteur : Nathalie DegardinEditeur : A VIVRE EDITIONS VIVR EDISIONDescription : En 2000, Eric Justman et Jacques Repiquet, un duo d'architectes passionnés - et un peu fous peut-être ! - lançaient le magazine A Vivre pour défier les préjuges : non, l'architecture n'est pas réservée à une élite, mais est au service de tous. Et l'accompagnement d'un architecte sur un projet peut prendre de multiples visages : de la conception de A à Z d'un bâtiment à la visite conseil avant un achat, de la rénovation totale à l'aménagement d'une partie d'un bâti, de la recherche de gain d'espace à l'accompagnement de travaux... La maison écologique #125 : Chaudières à bois : le retourrevueAnnée : 2021Auteur : Gwendal Le MénahèzeEditeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIKDescription : Une décision historique !
Historique ! Le 4 août dernier, après cinq ans d'alertes sur les dépassements des seuils sanitaires de pollution de l’air aux particules fines, dites PM10, et au dioxyde d’azote (NO2), après une année de mise en demeure du gouvernement, l'état français a été condamné cet été par le Conseil d'État pour n'avoir pas mis en place des mesures permettant « d’améliorer la situation dans le délai le plus court possible ».
Pour ces six premiers mois de retard, l'État devra donc verser 10 millions d'euros d'amende dont 100 000 reviendront à l’association, Les Amis de la Terre qui avait agi en justice dès 2015 pour dénoncer les dépassements répétés dans une dizaine de territoires métropolitains. à ses côtés, l'Ademe et plusieurs associations de surveillance de la qualité de l'air seront également bénéficiaires d’un pécule issu de cette amende. Si rien ne bouge d’ici 2022, une nouvelle amende sera imposée et un nouvel ultimatum fixé au semestre suivant, avec le même couperet financier prêt à tomber ! Pour le Conseil d'état, « l'urgence à agir » motive la décision. Chaque année, au moins 48 000 décès prématurés sont imputables à la mauvaise qualité de l’air.
Les moteurs diesel sont les principaux responsables de ces pollutions, mais les cheminées vieillissantes ou mal entretenues ne sont pas innocentes. En 2014, la Direction régionale et interdépartementale de l'Environnement et de l'énergie d'Île-de-France montrait ainsi que le chauffage au bois représentait alors 23 % des émissions de PM10 autour de Paris, soit autant que les pots d'échappements des voitures sur les routes de la région.
Alors, au rebus les chaudières à bûches ? Pas si vite ! Les appareils récents, et bien installés, rejettent 30 fois moins de particules que leurs vieilles sœurs nées avant 2002, et émettent 11 fois moins de CO2 que leurs cousins alimentés au fuel* ! Et leurs ressources, bien utilisées, sont aussi un outil durable de gestion des forêts, nos indispensables poumons verts ! Feu vert alors aux chaudières et encouragements aux associations qui se mobilisent sur les autres urgences, dont celles du climat.
L’étincelle couve toujours.
*Les avis de l'Ademe, Bois énergie et qualité de l'air, décembre 2015. Tout savoir sur l'isolation écologiqueLivresAnnée : 2025Auteur : Gwendal Le MénahèzeEditeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIKDescription : Les isolants biosourcés de moins en moins isolés
Il est des plan(t)s dont la croissance est plus ou moins longue. Le premier dossier que La Maison écologique a consacré aux isolants biosourcés date de 2001, dans son n°5. Ils n’étaient alors qu’une petite graine à peine semée dans le marché de l’isolation thermique des bâtiments. 18 ans plus tard, lors de notre dernier Numéro spécial entièrement dédié à ce sujet, la graine avait germé. Mais la jeune pousse avait longtemps végété. Avec 10 % de part de marché, pas de quoi faire beaucoup d’ombre aux laines de verre et polystyrènes.
En 2025, il était grand temps de vous proposer une nouvelle édition revue et augmentée de cet indispensable Guide, qui fait le point sur les bonnes pratiques pour les installer de manière efficace et durable. Car, arrosée par de nouvelles réglementations dont le regard se tourne enfin vers l’impact carbone des matériaux, la filière a bien grandi ! Bien qu’ils ne représentent toujours que 11 % des parts de marché, le volume annuel d’isolants biosourcés installés a quasiment doublé entre 2016 et 2023. Et la France est dès aujourd’hui en capacité d’en produire deux fois plus.
Déjà bien enracinée depuis ses premières Règles professionnelles de 2012, la paille de blé développe de nouvelles ramifications : isolation en demi-bottes, insufflation de paille hachée, expérimentation de pailles d’orge, de riz ou de kernza et bientôt de nouvelles règles pro intégrant l’isolation par l’extérieur. Le chanvre se déploie sous toutes ses formes et la chaux qui lui est associée dans les historiques bétons allégés voit croître à ses côtés et à grande vitesse les mélanges terre-chanvre. Les balles de céréales poursuivent leur quête d’une place au soleil, portées par celles du riz qui a décroché sa case dans les logiciels officiels en s’implantant dans la base Inies* l’an dernier.
Les vieilles branches que sont la fibre de bois et la ouate de cellulose se sont disséminées au-delà des chantiers à visée écologique, intégrant les catalogues des magasins, fabricants et artisans « conventionnels », à l’instar des textiles recyclés. Une emprise qui n’empêche pas de nouvelles pousses de sortir de terre, avec la mise en vente cette année de nouveaux panneaux isolants à base de fibre de bambou ou de byssus de moule !
Si bien que l’arbre des matériaux pétrosourcés et énergivores ne peut plus cacher la forêt des isolants naturels, dont la foisonnante diversité abrite un riche écosystème en plein épanouissement.
* qui recense notamment les Fiches de déclaration environnementale et sanitaire des matériaux de construction, servant aux calculs réglementaires. www.inies.fr La Maison écologique #149 : Appartements rénovésrevueAnnée : 2025Auteur : Virginie JourdanEditeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIKDescription : Cet été, les bennes dédiées à la collecte des vêtements ont débordé, interrogeant les rouages de la mise en œuvre du principe pollueur-payeur. Aux abords des caissons de métal, les sacs transparents regorgeaient de paires de baskets, crop-tops, mocassins et sacs à main jugés démodés ou élimés. Car cet été, pendant plusieurs semaines, il n’y a eu ni collecte ni tri sélectif pour des tonnes de textile et chaussures rejetées par nos foyers surconsommateurs. Une marée noire textile due aux 3,50 milliards de pièces mises sur le marché français en 2024 par les distributeurs français ? En partie. La faute à un déséquilibre de la notion de pollueur-payeur ? Aussi. Car si les points d’apport volontaire étaient submergés, c’est que pour les acteurs de la collecte et du tri, la coupe aussi était pleine.
Ainsi, Le Relais a dénoncé une redevance -payée par les metteurs sur le marché- pour chaque pièce textile neuve mise en vente en France(1) trop basse et un prix versé pour chaque tonne collectée et triée(2) médiocre. Depuis 15 ans, c'est l’éco-organisme Refashion qui gère ce flux financier en redistribuant la redevance versée par les metteurs sur le marché acceptant « d’assumer leur responsabilité environnementale » aux acteurs de la collecte et de la valorisation des déchets textiles – via une seconde vie ou le recyclage.
Mais aujourd’hui, la machine s’enraye. Trois leviers majeurs sont en roue libre : la quantité de vêtements transitant par nos étagères, la piètre qualité des fibres tissées et le triomphe du « tout jetable » véhiculant à tort la croyance que le peu cher ne coûte rien, niant tout coût humain, social et environnemental invisible à l’achat.
Cet été, en échangeant avec Pierre Duponchel, ancien président du Relais France, pour prendre des nouvelles du Métisse, ce fameux isolant fabriqué à partir de vêtements en coton collectés puis triés, effilochés et façonnés dans le Nord, trois enseignements ont émergé. Primo : le Métisse ne manque pas à ce jour de « matière première ». Secundo : à défaut de restaurer des quotas d’importation, imposons aux fabricants d’allonger la vie de nos vêtements en leur rendant leur qualité. Tertio : si recycler a parfois sens et utilité, le réemploi (récup, magasins de seconde main) reste le geste le plus écologique. Faisons de même chez nous : customisons et réemployons.
1. 4 c€ par pièce textile (habillement, linge de maison, chaussures) mise sur le marché. 2. Passés de 156 € à 223 € pour 2025 cet été, contre 287 € demandés par Le Relais. A Vivre #144 : Maisons bioclimatiquesrevueAnnée : 2025Auteur : Nathalie DegardinEditeur : A VIVRE EDITIONS VIVR EDISIONDescription : Entre accélération et retour aux sources
Ne serait-ce que dans l'envolée des températures estivales ou dans les variations intempestives des précipitations, nous appréhendons concrètement les effets du changement climatique, avec ce constat : nous vivons une période inédite. Les pratiques évoluent à grande vitesse et les valeurs mêmes qui guident l'architecture sont en pleine mutation. Comme le confient certains professionnels au fil d'interviews, des débats d'il y à peine quinze ans semblent aujourd'hui appartenir à une autre époque... La Maison écologique #150 : Les dalles sans cimentrevueAnnée : 2025Auteur : Virginie JourdanEditeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIKDescription : Il était une fois, fin 2000, quelques féru·es d’écologie et passionné·es d’autonomie bien décidé·es à montrer les manières alternatives de construire et d’habiter, mais aussi de produire une énergie renouvelable grâce au soleil ou au vent en utilisant un outil du XVIIe siècle : la presse. Leur esprit libre les amenait à lorgner joyeusement sur des maisons bâties en briques alvéolaires porteuses et isolantes, alimentées par une éolienne « maison » et chauffées via un foyer fermé, à bûche ou granulé de bois. Leurs âmes voyageuses voulaient nous embarquer dans un tour du monde à la découverte de maisons bioclimatiques. Orchestré par un pragmatique idéaliste, ce doux rêve prend forme début 2001 avec le premier numéro de La Maison écologique. 34 pages en bichromie, distribuées à 5,50 € en 3 000 exemplaires pour embarquer le lecteur dans l’aventure de l’habitat écologique.
Quelque 25 ans plus tard et 150 bimestriels publiés par des équipes renouvelées, cet univers de sobriété, de matériaux nobles et d’énergie accessible motive toujours les utopistes comme les réalistes. En 2023, dans le cadre de la COP 28, la France lançait même un « Buildings Breakthrough » visant le zéro émission de gaz à effet de serre pour le secteur du bâtiment d’ici à 2030. La preuve d’un travail accompli et parachevé pour la filière et la presse de « niche » ? Nous ne le pensons pas. Bien au contraire. Et cela même si notre modèle est remis en cause par la profusion de contenus gratuits accessibles en ligne et la fermeture de points de vente (20 % des kiosques l’an dernier !). Nous connaissons tous des titres qui ont rogné sur leurs équipes, leur pagination. D’autres mêmes ont disparu.
Nous ? Nous souffrons indéniablement mais restons avec joie concentrés à la tâche de chercher, peser et vérifier l’information pour vous la livrer. Mais poursuivre cette ambition sans vous, sans une communauté solide, fidèle et régulière, n’est pas possible. En pages 71 et 72, nous vous donnons la parole pour nous inspirer encore davantage. Car aller creuser l’information qui vous sera utile, mais aussi vous surprendre en dénichant des projets audacieux et visionnaires sont nos moteurs pour faire encore progresser l’écologie.