La Maison écologique HS #18 : Guide pratique de l'autoconstruction
revue
Année : 2022
Auteur : Gwendal Le Ménahèze
Editeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIK
Description : Organiser le chantier, Maîtriser budget et planning, Se faire accompagner. Techniques, matériaux, équipements : Faire les bons choix.

Guide de l'autoconstruction
Livres
Année : 2020
Auteur : Sylvia Dorance
Editeur : EDITIONS EYROLLES EDISION EIROL
Description : Ce manuel de construction contient, étape par étape - depuis le choix du terrain et le permis de construire jusqu'à l'isolation par l'extérieur et la pose des enduits - une description complète et méthodique de tout ce qu'un particulier devra faire pour construire lui-même sa maison. C'est pour ainsi dire le « PGCD (plus grand commun diviseur)» de la construction puisqu'il contient l'essentiel de ce dont est faite une maison individuelle.

Auto-construire en réemploi : donner une seconde vie aux matériaux
Livres
Année : 2021
Auteur : Audrey Bigot
Editeur : ULMER ULM
Description : Réutiliser plutôt que jeter, c'est le mot d'ordre d'Audrey Bigot et Martin Barraud. Pourquoi se débarrasser de matériaux précieux et encore exploitables ? Économies et bon sens écologique sont à la clé du réemploi ! C'est un fait, fenêtres, bois et isolation produisent des tonnes de déchets chaque année. Pourtant, il est possible d'éviter tout ce gâchis. Le livre d'Audrey et Martin prodigue conseils et pas à pas concrets pour construire en réutilisant ces matériaux déjà existants et réparer soi-même ses objets du quotidien. L'intérêt de réemployer les matériaux est multiple : un coût réduit, un juste usage et une réflexion globale du cycle de vie des matériaux, une démarche vers l'autonomie... L'objectif est de concevoir des solutions résilientes, avec des ressources locales et plus respectueuses de l'environnement. Inspiré de la règle des 5 R (refuser, réduire, réutiliser, recycler, rendre à la terre), ce livre s'inscrit dans une démarche zéro-déchet. Il s'adresse à toutes celles et ceux qui veulent gagner en autonomie, arrêter de jeter un objet dès que celui-ci ne fonctionne plus et s'orienter davantage vers la seconde main. Un livre utile, même pour les débutants en bricolage et en éco-construction!

La Maison écologique #143 : Construire en paille
revue
Année : 2024
Auteur : Virginie Jourdan
Editeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIK
Description : Chaud devant. Ces temps estivaux sont aux revirements, aux changements imminents, aux orages violents. Un mois déjà que la récente campagne des élections législatives s’est achevée sans que, pour l’écologie, rien ne bouge ni ne soit réellement dit, rêvé ni revendiqué. Dans les tracts concoctés en un temps record ou au détour des conférences de presse, rien de nouveau ni de désirable, mais plutôt quelques noirs étendards à rebours du souhaitable. Parmi eux, la relance active du parc nucléaire, modèle d’abondance et de surproduction d’électrons opposé à la sobriété, à la production décentralisée et à la recyclabilité des déchets des énergies renouvelables. Pourtant, sous un ciel bleu et dans l’ambiance estivale, les pieds dans l’herbe des alpages ou dans le sable d’une côte sauvage, qu’il est doux et agréable de sortir du quotidien pour imaginer un idéal demain. Telle une année 2030 qui tienne ses engagements en termes de réduction réelle des émissions de CO2 pour nous mener sereinement à la neutralité carbone en 2050. Une année 2030 qui récolterait les premiers effets d’un plan quinquennal acté dès demain pour accélérer le développement des énergies renouvelables grâce à un soutien indéfectible aux unités de production de panneaux solaires photovoltaïques basées en France et à l’installation d’équipements solaires pour l’eau chaude sanitaire, en neuf comme en rénovation. Une année 2030 qui fêterait une cinquième année de croissance continue du nombre de rénovations globale et performante de logements individuels et collectifs, portée par le vote, dès le début de l’année 2025, de la prise en charge complète des travaux d’isolation avec des matériaux naturellement biosourcés et à faible empreinte carbone pour les ménages modestes. Enfin, une année 2030 qui célèbrerait la livraison du centième bâtiment de hauteur intégralement construit en béton de chanvre, cette ressource issue d'une plante au bilan carbone délicieusement négatif et à la quasi nulle consommation d’eau. Des rêves absolus ? Plus tout à fait, puisque le dernier de ces songes peut dorénavant s’appuyer sur la très récente publication – courant juillet – des nouvelles règles professionnelles pour la construction en béton de chanvre autorisant les constructions équivalentes à 8 étages. Laissons-nous rêver !

Habiter ensemble autrement : du socialisme utopique à l'utopie écologiste
Livres
Année : 2025
Auteur : Anne-Sophie Clémençon
Editeur : EDITIONS LE PASSAGER CLANDESTIN EDISION PASAJ KLANDESTIN
Description : Tout le monde rêve d’une maison individuelle… Tout le monde ? Non ! Certain·es préfèrent développer le collectif, l’entraide et la coopération en créant des habitats groupés ou des écovillages. Pendant plus de vingt ans, Anne-Sophie Clémençon, photographe et historienne de l’architecture, et Michel Bernard, journaliste, sont allés à la rencontre de ces initiatives. Chaque habitat, en ville ou à la campagne, en France ou ailleurs, a dû définir un équilibre entre aisance financière et sobriété, propriété et location, place des jeunes et des moins jeunes, mais aussi choisir son degré d’autonomie, son ouverture aux autres… Les préoccupations sociales des débuts se sont également peu à peu enrichies des idées écologistes : matériaux sains, maîtrise de l’énergie, économie de l’eau, recyclage, déplacements doux… En présentant près d’une cinquantaine de cas concrets, illustrés de plusieurs centaines de photographies, ce livre nous invite à enfin passer du rêve à la réalité !

La Maison écologique #148 : Maisons légères
revue
Année : 2025
Auteur : Virginie Jourdan
Editeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIK
Description : L’été a beau battre son plein, avec ses coups de chaud, ses seaux d’eau et ses débats d’apéro, avoir l’esprit tranquille est devenu un véritable acte de résistance. S’autoriser une pause, ne serait-ce que de quelques jours, en se coupant des nouvelles du monde, provoque au pire un sentiment d’illusoire fuite et au mieux la satisfaction de s'offrir un temps de repos… pour être en mesure d’affronter quelques jours ou semaines plus tard et à nouveau la réalité de l’époque. Renoncements écologiques sur tous les continents, actes de guerre hors-la-loi au Moyen-Orient, déclaration collective d’anciens auteurs du Giec(1) affirmant que l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle, fixé lors de l’accord de Paris sur le climat il y a 10 ans, « n’est désormais plus atteignable »… À une échelle moins planétaire mais sur un sujet tout aussi fondamental, les revirements incessants du gouvernement sur la gestion de MaPrimeRénov', qui a connu 14 moutures en 5 ans, et plus récemment l’annonce de sa suspension jusqu’en septembre pour les dossiers de rénovation d’ampleur, c’est-à-dire les projets les plus efficaces. Alors même que l’ampleur n’est pas pharaonique(2). L’unique argument brandi pour justifier ce nouvel affront au futur, à savoir la fraude, a de quoi embraser la patience des pros du bâtiment soucieux du travail correctement réalisé mais aussi et surtout le moral de celles et ceux qui veulent agir pour que le logement et ses usages rétrocèdent leur place dans le classement des productions de gaz à effet de serre et de consommation d’énergie. Sur le terrain, les cas rencontrés de couples pénalisés dans leur rénovation se multiplient parce que « leurs » référents Anah ne sont pas d’accord entre eux ou jugent qu’un dossier n’est pas complet ou recevable, quand un dossier similaire est accepté dans une autre zone. Certains professionnels me glissent d’ailleurs à l’oreille qu’ils conseillent à leur client de ne plus compter a priori sur ces aides pour lancer leur projet, car ils risqueraient la déception voire la dépression. Avoir l’esprit tranquille est devenu un véritable acte de résistance ? Il semblerait que penser « écologique » le soit aussi. 1. Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. 2. Elle démarre avec l’implication obligatoire d’un Accompagnateur Rénov' et au moins deux postes de rénovation thermique assurant le gain d’au moins deux classes énergétiques.

La maison écologique #119 : Vivons heureux, vivons groupés
revue
Année : 2020
Auteur : Julie Barbeillon
Editeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIK
Description : Les calottes sont cuites... C'est ce qu'explique, avec un peu plus de détails quand même, une étude publiée mi-août dans la revue Nature. Depuis les années 2000, dans le Groenland, les chutes de neige ne peuvent plus contrebalancer les gigantesques quantités d'eau qui s'écoulent des glaciers. En 2019, nouvelle année record, la fuite a représenté trois millions de tonnes d'eau par jour, soit le contenu de six piscines olympiques par seconde ! Les glaciers du Groenland forment la plus importante source d'élévation du niveau des mers sur Terre. Et les scientifiques nous expliquent que le phénomène est tel que même si les émissions de gaz à effet de serre s'arrêtaient miraculeusement aujourd'hui, la fonte complète leur semble inéluctable... Ces mêmes experts appellent bien sûr à ne pas baisser les bras devant ce difficile constat, mais à continuer les efforts : plus la fonte sera lente, moins l'impact sera violent (jusqu'à 7 m de montée des eaux !). Pour ne pas garder le cône glacé en travers la gorge, à La Maison écologique, nous tentons de colmater la fuite à notre mesure en cherchant, trouvant et proposant des solutions vertueuses pour nos habitats tout en allant vers toujours plus de résilience et d'autonomie (d'où la nouvelle phrase d'accroche en Une), excellents amortisseurs de chocs. Pour ce premier numéro de cette nouvelle formule(3), vous accéderez justement à une bonne dose de résilience grâce à notre dossier sur l'habitat participatif (p. 35). Quoi de plus rassurant en ces temps troublés que de se savoir entourés de voisins connus, prêts à s'entraider et habitués à l'organisation collective ? Côté pratique, notre pas à pas Travaux (p. 56) vous initiera à la construction d'une micro-maison nomade. Et pour l'autonomie, rendez-vous chez Carine et Hoai-An (p. 26) qui chauffent maison et petits plats grâce à leur poêle de masse autoconstruit. Ou chez Lydie et Jean- Charles (p. 14), qui ont construit, en une seule année, leur grande maison bois et paille autonome en eau et en chauffage (1,5 stère de bois/an) pour seulement 70 000 € !

La maison écologique #121 : Habitat, entrons en résilience
revue
Année : 2021
Auteur : Julie Barbeillon
Editeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIK
Description : Joyeux anniversaire La Maison écologique ! Eh oui, le magazine que vous tenez entre les mains fête ses vingt ans. Un pari fou lancé début 2001 par un éternel visionnaire en mal d'infos pour rénover sa maison sans dégrader la planète et la santé de ses occupants. Au sommaire du premier numéro collector de 34 pages bicolores : Tout ce qu'il faut savoir sur le chauffage au bois, épurer l'eau par les plantes, Cuisiner avec le soleil... 9 550 pages plus tard, les avancées techniques et scientifiques sur les écomatériaux, les bâtiments basse consommation et les énergies renouvelables sont indéniables. La Maison écologique s'est faite le fer de lance de leur mise en avant médiatique pour que le plus grand nombre en prenne connaissance, se les approprie et se lance dans ses propres projets. Les (auto)constructeurs visant l'autonomie, l'approvisionnement local, le réemploi, ce qu'on appelle aujourd'hui la résilience dans le bâtiment, ne sont plus regardés de haut, bien au contraire. Et des milliers de courriers de lecteurs plus tard, il y a toujours des questionnements, de plus en plus pointus. Ils ouvrent désormais la question de la formation à grande échelle des professionnels, architectes et artisans au premier plan. La réglementation évolue aujourd'hui en faveur d'une meilleure prise en compte de l'impact carbone des matériaux et des énergies utilisées (même si tout n'est pas iddylique –lire p.8). Mais sans professionnels qualifiés, la transition écologique dans le bâtiment restera compliquée. Pourquoi continuer à cantonner les techniques de l'écoconstruction à des formations spécialisées ? Il est temps que l'enseignement général de la maçonnerie intègre les usages du chanvre, du lin, de la terre crue, que les poseurs d'isolants soient autant formés à la mise en oeuvre de panneaux que de bottes de paille ou de balles de riz en vrac, que l'ensemble des écoles d'architecture fasse enfin une vraie place aux écomatériaux et à l'éloge de la frugalité. Souhaitons-nous de nous retrouver dans 20 ans pour constater les nouvelles avancées... En attendant, lectrices, lecteurs, vous êtes un maillon important pour essaimer les informations que nous diffusons avec passion. Merci infiniment de votre fidélité et de l'écho que vous pouvez offrir à nos publications. Ce sont de formidables cadeaux.

La maison écologique #131 : Ils vivent low-tech
revue
Année : 2022
Auteur : Virginie Jourdan
Editeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIK
Description : À chaque nouvelle saison, la nature offre, via la palette de ses couleurs et ambiances météo, son bilan singulier de la saison précédente. Cette année, les feuilles de l’automne, tout juste arrivé sur le calendrier, ont pris de l’avance sur les terrasses, les prairies et les trottoirs. Déjà tombées, elles sont rouge feu, jaune soleil ou marron terre, comme pour rappeler les traces d’un été marqué par les incendies, la chaleur et la sécheresse. Pour détacher son regard du triste sol, et se donner envie de le pointer vers le ciel et ses nouveaux horizons, autant faire une pause sur le contenu du magazine qui pèse plume dans vos mains. Car dans ses pages, et sans entendre minimiser les excès et dérèglements qui ponctuent le quotidien terrien, la rédaction a choisi d’y dessiner un horizon résolument ouvert et naturel. D’une maison autoconstruite avec la terre, l’herbe et les arbres locaux issus de son parc naturel natal des Vosges (p. 14), d’un appartement rénové avec des matériaux peu transformés en plein cœur urbain de Marseille (p. 26) aux low-tech utilisées pour se chauffer, soigner son eau de boisson ou conserver sa nourriture en utilisant un minimum de ressources sensibles (p. 35 à 15), la sobriété fait son chemin et investit de nouveaux champs. Tantôt locale pour le choix de ses menuiseries (p. 50) ou pour le recours aux techniques éprouvées dans le passif (p. 22) et adaptées au terroir telles que l’usage du chanvre et du Sap endémique dans le pays d’Auge (p. 63), elle fait aussi avec l’existant avec un tapis de sol privilégiant le réemploi avec de petits pavés de bois, issus de portes des grands ensembles de région parisienne, et des jardinières (p. 69) qui verront pousser dès la sortie de l’hiver les fleurs du printemps et les herbes aromatiques qui donnent goût, et parfois même piment, aux jours qui se suivent et se ressemblent (ou pas !). En bref, en cette sortie d’été de tous les excès, profitons de pauses lecture. Nourrissons nos imaginaires et nos boîtes à outils pour sélectionner les matériaux et conceptions qui façonneront notre maison demain

La Maison écologique #149 : Appartements rénovés
revue
Année : 2025
Auteur : Virginie Jourdan
Editeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIK
Description : Cet été, les bennes dédiées à la collecte des vêtements ont débordé, interrogeant les rouages de la mise en œuvre du principe pollueur-payeur. Aux abords des caissons de métal, les sacs transparents regorgeaient de paires de baskets, crop-tops, mocassins et sacs à main jugés démodés ou élimés. Car cet été, pendant plusieurs semaines, il n’y a eu ni collecte ni tri sélectif pour des tonnes de textile et chaussures rejetées par nos foyers surconsommateurs. Une marée noire textile due aux 3,50 milliards de pièces mises sur le marché français en 2024 par les distributeurs français ? En partie. La faute à un déséquilibre de la notion de pollueur-payeur ? Aussi. Car si les points d’apport volontaire étaient submergés, c’est que pour les acteurs de la collecte et du tri, la coupe aussi était pleine. Ainsi, Le Relais a dénoncé une redevance -payée par les metteurs sur le marché- pour chaque pièce textile neuve mise en vente en France(1) trop basse et un prix versé pour chaque tonne collectée et triée(2) médiocre. Depuis 15 ans, c'est l’éco-organisme Refashion qui gère ce flux financier en redistribuant la redevance versée par les metteurs sur le marché acceptant « d’assumer leur responsabilité environnementale » aux acteurs de la collecte et de la valorisation des déchets textiles – via une seconde vie ou le recyclage. Mais aujourd’hui, la machine s’enraye. Trois leviers majeurs sont en roue libre : la quantité de vêtements transitant par nos étagères, la piètre qualité des fibres tissées et le triomphe du « tout jetable » véhiculant à tort la croyance que le peu cher ne coûte rien, niant tout coût humain, social et environnemental invisible à l’achat. Cet été, en échangeant avec Pierre Duponchel, ancien président du Relais France, pour prendre des nouvelles du Métisse, ce fameux isolant fabriqué à partir de vêtements en coton collectés puis triés, effilochés et façonnés dans le Nord, trois enseignements ont émergé. Primo : le Métisse ne manque pas à ce jour de « matière première ». Secundo : à défaut de restaurer des quotas d’importation, imposons aux fabricants d’allonger la vie de nos vêtements en leur rendant leur qualité. Tertio : si recycler a parfois sens et utilité, le réemploi (récup, magasins de seconde main) reste le geste le plus écologique. Faisons de même chez nous : customisons et réemployons. 1. 4 c€ par pièce textile (habillement, linge de maison, chaussures) mise sur le marché. 2. Passés de 156 € à 223 € pour 2025 cet été, contre 287 € demandés par Le Relais.

La Maison écologique #150 : Les dalles sans ciment
revue
Année : 2025
Auteur : Virginie Jourdan
Editeur : SCOP LA MAISON ECOLOGIQUE SKOP EKOLOJIK
Description : Il était une fois, fin 2000, quelques féru·es d’écologie et passionné·es d’autonomie bien décidé·es à montrer les manières alternatives de construire et d’habiter, mais aussi de produire une énergie renouvelable grâce au soleil ou au vent en utilisant un outil du XVIIe siècle : la presse. Leur esprit libre les amenait à lorgner joyeusement sur des maisons bâties en briques alvéolaires porteuses et isolantes, alimentées par une éolienne « maison » et chauffées via un foyer fermé, à bûche ou granulé de bois. Leurs âmes voyageuses voulaient nous embarquer dans un tour du monde à la découverte de maisons bioclimatiques. Orchestré par un pragmatique idéaliste, ce doux rêve prend forme début 2001 avec le premier numéro de La Maison écologique. 34 pages en bichromie, distribuées à 5,50 € en 3 000 exemplaires pour embarquer le lecteur dans l’aventure de l’habitat écologique. Quelque 25 ans plus tard et 150 bimestriels publiés par des équipes renouvelées, cet univers de sobriété, de matériaux nobles et d’énergie accessible motive toujours les utopistes comme les réalistes. En 2023, dans le cadre de la COP 28, la France lançait même un « Buildings Breakthrough » visant le zéro émission de gaz à effet de serre pour le secteur du bâtiment d’ici à 2030. La preuve d’un travail accompli et parachevé pour la filière et la presse de « niche » ? Nous ne le pensons pas. Bien au contraire. Et cela même si notre modèle est remis en cause par la profusion de contenus gratuits accessibles en ligne et la fermeture de points de vente (20 % des kiosques l’an dernier !). Nous connaissons tous des titres qui ont rogné sur leurs équipes, leur pagination. D’autres mêmes ont disparu. Nous ? Nous souffrons indéniablement mais restons avec joie concentrés à la tâche de chercher, peser et vérifier l’information pour vous la livrer. Mais poursuivre cette ambition sans vous, sans une communauté solide, fidèle et régulière, n’est pas possible. En pages 71 et 72, nous vous donnons la parole pour nous inspirer encore davantage. Car aller creuser l’information qui vous sera utile, mais aussi vous surprendre en dénichant des projets audacieux et visionnaires sont nos moteurs pour faire encore progresser l’écologie.