Espace rural & projet spatial : réflexions introductives, stratégies pédagogiquesLivresAnnée : 2010Auteur : Xavier GuillotEditeur : PUBLICATIONS DE L UNIVERSITE DE SAINT ETIENNE PUBLIKASION UNIVERSIT SIN ETINDescription : Depuis une triple décennie, on assiste à un vaste mouvement de reconquête du territoire français hors des villes et de leurs aires d'influence immédiate, créant ainsi un nouvel enjeu de projet en architecture et en aménagement. Cet ouvrage vise à en saisir les différentes dimensions et le nouveau défi qui se dessine dans les années à venir pour les architectes et autres praticiens engagés dans la transformation de l'espace rural. Basé sur la restitution de travaux conduits dans plusieurs écoles d'architecture et de cas concrets tirés d'expériences professionnelles, il pose la question du devenir des territoires ruraux en termes de spatialité dans un rapport dialectique de complémentarité avec l'espace urbain. C'est plus particulièrement la spécificité des approches pédagogiques dans ce type de contexte qui est examinée ici, en vue de renouveler les compétences dans les pratiques professionnelles et, simultanément, d'identifier le nouveau champ de réflexion qui s'offre à l'activité de recherche. Fonds vert : Les 11 solutions du Cerema pour accompagner les collectivités en ingénieriebrochureAnnée : 2023Auteur : Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiquesEditeur : CENTRE D ETUDES ET D EXPERTISE SUR LES RISQUES ET L ENVIRONNEMENT LA MOBILITE ET L AMENAGEMENT CEREMA SANTR ETUD EXPERTIS LE RISK ANVIRONEMAN MOBILIT AMENAJEMAN SEREMADescription : La guerre en Ukraine, l'augmentation du prix des énergies qui provoque de grandes tensions sur le budget des collectivités, les risques sur le réseau électrique cet hiver en France, mais aussi l'accélération du changement climatique : le contexte incite chacun à mener des actions de sobriété énergétique. Pour accompagner les collectivités dans ce défi que doivent relever les collectivités, le Cerema propose 11 solutions clés, sur les domaines de la mobilité, du bâtiment et de l'éclairage public. Le Moniteur #6240 : A Calais, la capitainerie trouve l'équilibrerevueAnnée : 2023Auteur : Fabien RenouEditeur : ED LE MONITEUR MONITERDescription : Un canalisateur, un fonctionnaire et un aménageur sont sur un même bateau… mais ils ne le savent pas. Eparpillés entre des métiers, des statuts juridiques, des modèles économiques, des cultures professionnelles et même des ministères de tutelle différents, les acteurs de l'aménagement ne se conçoivent pas, de prime abord, comme un « tout ». Evidemment, les uns ont l'habitude de travailler avec les autres, mais la vision globale, elle, était jusqu'à présent largement sporadique.
Cette chaîne de valeur est bien évidemment moins lisible que celle de l'agroalimentaire. Son périmètre apparaît moins net que celui de l'automobile. Et pourtant, c'est un fait : tous ses membres forment un pan cohérent de l'activité économique. Pour preuve, tous lisent « Le Moniteur ». Tout comme Monsieur Jourdain dit de la prose sans le savoir, l'aménagement, lui, fait filière sans s'en rendre compte.
L'appréhension du cadre de vie comme une filière apparaît salutaire
Petit à petit, cependant, la prise de conscience émerge. En témoigne l'activité de la mission gouvernementale sur la décarbonation de l'aménagement, copilotée par Anne Fraisse. Parmi les nombreux contributeurs à cette feuille de route collective, figurent bien évidemment des aménageurs, mais aussi des architectes, des entreprises de travaux publics ou encore des collectivités.
Ce n'est pas un hasard si cette structuration intervient à l'occasion d'une réflexion sur la réduction des émissions carbone, qui nécessite de maîtriser tous les termes d'une équation complexe, du foncier en amont jusqu'à l'usage en aval. Pour réduire les effets des transports, il faut réaliser des pistes cyclables mais aussi concevoir des quartiers mixtes. Pour limiter l'artificialisation des sols, il faut dépolluer les friches mais aussi revoir la fiscalité locale. A toutes les étapes, à toutes les échelles, les choix s'enchevêtrent.
C'est bien connu : ce qui n'est pas nommé n'existe pas. En cela, l'appréhension du cadre de vie comme une filière apparaît salutaire, tant pour les acteurs qui la composent que pour les pouvoirs publics qui l'encadrent. Comprendre que l'on embarque sur un même bateau, c'est se donner la chance de ramer dans le même sens. Le Moniteur #6258 : Les charpentiers d'Alsos mobilisés pour les JOrevueAnnée : 2023Auteur : Fabien RenouEditeur : ED LE MONITEUR MONITERDescription : Beaucoup de monde, parfois trop. Sur les plages et les terrasses, l'été 2023 renoue avec le tourisme de masse. Pire, le surtourisme menace. A contrario, dans les cuisines et aux réceptions, les saisonniers commencent à manquer. Peu de monde, souvent pas assez. A tel point que bon nombre de cafetiers et d'hôteliers se sont subitement transformés en agents immobiliers pour offrir une solution d'hébergement aux candidats convoités.
La crise du logement entrave le plein emploi. Dans la construction, tout d'abord, chez les promoteurs, maçons ou architectes en mal de projets. La FFB brandit déjà le spectre de 135 000 postes détruits en trois ans. Mais la casse sociale pourrait ne pas s'arrêter là.
Comme l'illustre la panique estivale qui a saisi les employeurs du secteur du tourisme, la dynamique de l'emploi française tout entière se trouve d'ores et déjà grippée par le déficit de logements. Les salariés sont bridés dans leur mobilité et les employeurs freinés dans leurs recrutements. La découverte de ce lien essentiel entre travail et habitat ne date pourtant pas d'hier, ni même d'avant-hier.
La dynamique de l'emploi française tout entière se trouve grippée par le déficit de logements.
Le grand-père de Vincent Bolloré l'avait déjà perçu il y a plus d'un siècle. Celui qui fabriquait du papier et non des journaux avait érigé dans le Finistère un ensemble d'habitations d'une indéniable qualité d'usage à destination de ses employés (lire p. 28) . Puis est apparu le 1 % patronal devenu Action Logement, dont la mission est justement d'offrir un toit aux salariés. Et pourtant, bon nombre de travailleurs rechignent toujours à signer un contrat par crainte de se loger trop mal, trop cher, trop loin.
Rien à ce stade ne suggère un retournement de tendance. L'offre s'étiole dans le neuf. La vacance se concentre dans des zones éloignées des jobs agglutinés dans les métropoles. Ces dernières, quant à elles, regimbent quand on les exhorte à densifier. Bref, un cercle vicieux menace, que tout le monde - employeurs, salariés, élus - a pourtant intérêt à briser. Un sursaut s'impose. René Bolloré était certes pétri d'un paternalisme propre à son époque, mais il était aussi doté d'une forme de lucidité qui semble faire défaut à la nôtre : il avait compris que, sans logement de qualité, point de prospérité.