Historial de la Grande Guerre
brochure
Année :
Auteur : Max Lejeune
Editeur : CONSEIL GENERAL DE LA SOMME KONSAIL JENERAL SOM
Description : Terre d'invasions et de batailles au long des siècles, la Somme résonne aux oreilles des historiens de notre temps comme le lieu, unique dans l'histoire de l'humanité, où trente cinq nations se sont trouvé engagées dans un même conflit. Deux millions d'hommes, de femmes, civils et militaires ont vécu sur ce sol, de part et d'autre du front, tout ce qu'une guerre peut provoquer de souffrances, d'horreurs mais aussi d'exaltations humaines. L'Historial de la Grande Guerre que le Conseil Général de la Somme a entrepris de réaliser à Péronne jette sur cette période un regard résolument moderne. Il constitue une œuvre de paix.

Le Moniteur #6400 : Musée des beaux-arts de Bayonne : Quand l'accrochage répond à l'architecture
revue
Année : 2026
Auteur : Fabien Renou
Editeur : ED LE MONITEUR MONITER
Description : L’évocation du BIM provoque trop souvent sourires crispés et haussement de sourcils. Malgré les initiatives publiques et privées, malgré des démonstrateurs à toutes les échelles, malgré des experts de pointe, la maquette numérique n’a pas, en France, connu la généralisation escomptée. Le plan BIM a fait plouf. Mais l’Europe va peut-être le repêcher. La réforme à venir des directives « marchés publics » se propose en effet de briser cette spirale négative. Ces textes, attendus pour 2027, pourraient imposer le recours à la maquette numérique dans les procédures de passation les plus importantes (lire p. 20) . Une rupture majeure pour le BTP hexagonal, qui connaît bien la capacité de la commande publique à transformer les pratiques. On peut d’ailleurs s’étonner que, dans un pays aussi accro aux règles, l’usage de la maquette numérique n’ait à ce jour bénéficié d’aucune injonction, quand la facturation électronique ou la dématérialisation des marchés publics, elles, font l’objet d’un arsenal juridique contraignant. La maquette numérique n’a pas, en France, connu la généralisation escomptée. Faut-il seulement sauver le soldat BIM ? Après tout, le manque d’enthousiasme à son égard pourrait témoigner d’un déficit d’utilité dont il faut prendre acte. En réalité, rien n’est moins sûr : le BIM tricolore pâtit plus sûrement d’une indécision chronique, de tergiversations et d’atermoiements qui ont rendu impossible une mutation résolue des usages. Par contraste, d’autres pays ont fixé un cap clair et univoque qui a permis d’engager un mouvement collectif pour le bénéfice du plus grand nombre. Ne l’oublions pas : bien utilisée, la maquette numérique promet une conception plus précise, une exécution plus fiable et une exploitation plus performante. L’oukase, seul, ne suffira pas. La montée en compétences des acheteurs publics comme des acteurs du BTP exige un accompagnement à la hauteur. Les règles françaises de passation, marquées par un strict séquençage, méritent probablement d’être ajustées afin de faciliter le travail en commun. Quant à la montée en charge des contraintes, elle doit être suffisamment progressive pour mobiliser les professionnels selon leurs capacités techniques, financières et organisationnelles. A ces conditions seulement, le sauvetage du BIM pourra relever de la pêche miraculeuse.