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<iframe height="200" style="border: 0px; overflow:hidden" width="100%" scrolling="no" title="Nouveau" src="https://new.mabib.fr/bibliotheque/java/kiosque?titre=Nouveau&style_liste=diaporama&nb_notices=20&only_img=1&aleatoire=0&tri=1&nb_analyse=50&op_hauteur_img=150&op_transition=fade&op_largeur_img=95&op_hauteur_boite=200&op_captions=0&op_autoplay=0&op_visible=0&op_speed=0&op_auto=0&op_scroll=1&rss_avis=1&id_catalogue=5&id_panier=&profil_redirect=&boite=boite_de_la_division_gauche&id_module=7&profile_id=1&id_user=0&styles_reload=0&type_module=KIOSQUE&division=1&id_profil=1&vue=diaporama"> </iframe>Bohumil Hrabal, né le à Brno et mort le à Prague, est l'un des plus importants écrivains tchèques de la seconde moitié du XXe siècle. Son oeuvre est souvent comparée à celle de Jaroslav Hašek, la comparaison également entretenue par Hrabal lui même.
Fils adoptif d’un maître brasseur, Bohumil Hrabal ne s'adonne pas à la lecture dans son enfance. Il découvre véritablement la littérature lors de ses années estudiantines. Il étudie le droit à l’université Charles de Prague, mais doit interrompre ses études, à partir de 1939, à cause de l’Occupation allemande et de la fermeture des universités ; il exerce alors des métiers divers : ouvrier sidérurgiste, voyageur de commerce, emballeur de vieux papiers, figurant de théâtre, cheminot… . En 1946, il achève ses études et obtient le titre de docteur en droit mais n’exercera jamais sa profession.
En 1963, parait son premier recueil de nouvelles Une perle dans le fond (Perlička na dně). Il devient rapidement un des écrivains les plus populaires de son pays. Après l'invasion soviétique de l'été 1968 qui met fin au Printemps de Prague, il connaît des ennuis avec la censure pour « grossièreté et pornographie » et est interdit de publication. Deux de ses livres sont notamment livrés au pilon en 1970. Pour cette raison, nombre de ses ouvrages sont publiés en samizdat.
Il est interdit de publication de 1970 à 1976.
Il compte parmi les signataires de l'Anticharte et lui qui était tombé en disgrâce au moment du Printemps de Prague regagne la faveur du régime qui réenclenche le processus éditorial de ses œuvres.
C'est durant cette période qu'il écrit ses principaux chefs-d'œuvre largement inspirés de sa vie dans un style où percent l'humour noir, le grotesque, l'ironie, la tendresse, et qui mêle le trivial (d'où l'accusation presque fondée, s'il ne s'agissait pas ici de licence créative, de « grossièreté et pornographie ») et l'argot au raffinement d'une langue extrêmement poétique : Moi qui ai servi le roi d'Angleterre (I Served the King of England (en) (1971), Une trop bruyante solitude (1976) court roman dans lequel Hanta évoque son destin de « destructeur » de livres au fond de son atelier, La Chevelure sacrifiée, Les Noces dans la maison (trilogie). Il crée les antihéros inoubliables comme le Baron Prášil (Haňťa de son vrai nom) et l'oncle Pépin qui se distinguent par leur caractère solitaire, leur volonté de survie et l'absence de conflits de conscience.
Entre 1982 et 1985, il est de nouveau interdit de publication.
L'écrivain se rendait presque tous les soirs à la taverne du Tigre d’or, au cœur de la vieille ville de Prague, rejoindre ses amis et ses lecteurs. Un grand buste à son effigie est installé depuis à l'intérieur de l'établissement.
Il passe les dernières années de sa vie dans un chalet du village de Kersko entouré de ses nombreux chats. Ce lieu sera transformé plus tard en musée.
Bohumil Hrabal meurt à Prague le en tombant — ou en sautant ? — de la fenêtre de l'hôpital de Bulovka où il est soigné.
Sept enregistrements réalisés par Hrabal dans les années 1980 dans un presbytère protestant sont découverts par le Pr Pavel Hošek, théologien et érudit religieux. Ce dernier écoute ces enregistrements et, très impressionné, écrit un livre intitulé L’Evangile selon Bohumil Hrabal analysant son oeuvre et sa pensée.
Le prénom Bohumil signifie « aimé de Dieu », formé des mots tchèques Bohu (« Dieu ») et mil (racine de « milovat », « aimer »); et correspond à Théophile (Θεόφιλος), Amédée (Amadeus), Godwin, Jedidjah, Habiboullah, Gottlieb, etc.
Hrabal signifie « celui qui a balayé », « celui qui a (r)amassé ». Un patronyme somme toute assez idoine pour le chroniqueur des petites choses de la vie, des faits sans importance qu'il recense et magnifie.
Son roman Trains étroitement surveillés est porté à l'écran par Jiří Menzel et récompensé par l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1968. Menzel adapte ensuite Alouettes, le fil à la patte, Une blonde émoustillante, Les Festivités du Perce-neige et Moi qui ai servi le roi d'Angleterre. Dans Les Festivités du Perce-neige, Bohumil Hrabal fait une apparition : dans le jardin de sa maison, il est en train de nourrir des colombes.
Cette liste des œuvres mentionne la première date de publication des ouvrages de Hrabal et, si elle a eu lieu en samizdat, celle-ci et la première date de publication « légale » qui, en général, a lieu à l'étranger et en tchèque dans les maisons d'éditions animées par la diaspora tchèque ayant fui son pays après l'invasion du pays en 1968 par les troupes du pacte de Varsovie.
Lorsqu'il ne nous a pas été donné de vérifier le titre d'une traduction française éventuelle, nous faisons suivre d'une astérisque le titre de la [« traduction »]*. Pour une bibliographie des traductions françaises, se référer à celles, très complète, de Bohemica.
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