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<iframe height="200" style="border: 0px; overflow:hidden" width="100%" scrolling="no" title="Nouveau" src="https://new.mabib.fr/bibliotheque/java/kiosque?titre=Nouveau&style_liste=diaporama&nb_notices=20&only_img=1&aleatoire=0&tri=1&nb_analyse=50&op_hauteur_img=150&op_transition=fade&op_largeur_img=95&op_hauteur_boite=200&op_captions=0&op_autoplay=0&op_visible=0&op_speed=0&op_auto=0&op_scroll=1&rss_avis=1&id_catalogue=5&id_panier=&profil_redirect=&boite=boite_de_la_division_gauche&id_module=7&profile_id=1&id_user=0&styles_reload=0&type_module=KIOSQUE&division=1&id_profil=1&vue=diaporama"> </iframe>Richard Peyzaret, dit F’murr ou F’murrr, né le à Paris, ville où il est mort le , est un auteur français de bande dessinée.
Son pseudonyme est inspiré par Le Chat Murr d’Hoffmann.
Richard Laurent Jacques Peyzaret naît le dans le Paris 15e. Il fait ses études au lycée Charlemagne. Il dessine très tôt et se passionne pour la bande dessinée, notamment pour l'école belge et particulièrement pour Hergé et Franquin, en lisant tout d'abord Le Journal de Mickey puis Tintin qu'il abandonne lorsque celui-ci devient « moralisateur et trop sérieux » au profit de Spirou.
Après avoir testé sans conviction le dessin d'humour, F'murrr passe six ans à l'École supérieure des arts appliqués Duperré puis rejoint l'atelier 63 de la rue des Pyramides de Raymond Poïvet, où il rencontre notamment Gigi, Dimitri et Mandryka. Celui-ci lui fait rencontrer René Goscinny, qui lui permet de débuter dans le journal Pilote, dont il est alors rédacteur en chef, avec les Contes à rebours, série de gags en une, puis deux planches, publiée entre 1971 et 1972, qui sont repris, avec des inédits, dans l'album Au loup ! publié en 1974 par les éditions Minoustchine. Les Contes à rebours font ensuitel'objet d'une adaptation théâtrale par le Théâtre de la Porte Errante de Liège (Belgique).
À ses débuts dans le journal, il veut signer "F'murrr" mais un rédacteur en chef lui indique qu'« en français, il n'y a pas de consonne triplée » et supprime un "r" d'office à son pseudonyme. « Quand il est parti, plus personne ne m'a jamais rien dit », déclare-t-il .
La série la plus populaire de F'murr, Le Génie des alpages, fait son apparition également dans Pilote, dans le no 688 daté du où en paraissent les deux premières planches. On retrouve, dans cette série de gags d'humour absurde en deux planches, la vie délirante, dans un alpage, d'un troupeau de brebis mené par Romuald, le bélier noir, de leur berger et son chien.
L'idée de la série a été inspirée à F'murr par un berger qu'il avait eu l'occasion d'observer lors d'un séjour chez sa sœur, dans les Alpes, qui l'avait marqué parce qu'il « ne se foulait guère et que son chien faisait tout le boulot pour lui ». Peu à peu, F'murr se désintéresse du rapport de force existant entre le chien, les brebis et le vieux berger, qui est de moins en moins présent et finit par disparaître complètement au profit d'Athanase, son jeune remplaçant, pour se concentrer sur Athanase et Romuald. F'murr a toujours à cœur de renouveler sans cesse la série pour éviter la routine et surprendre constamment le lecteur.
La série, publiée en album par Dargaud à partir de 1976, qui n'est pas un franc succès dès le début, finit par s'imposer, F'murr déclarant en 1984 que chaque album enregistrait une progression sur le précédent. Le Génie des alpages paraît régulièrement dans les pages de Pilote, devenu mensuel, jusqu'en 1989, date de fin de publication du magazine, 14 albums étant publiés jusqu'en 2007. À l'arrêt de celui-ci, la série se poursuit directement sous forme d'albums. Les éditions Dargaud débutent une édition intégrale en 2019.
La popularité de la série vaut à F'murr de dessiner pendant plusieurs années diverses affiches et illustrations en rapport avec la montagne, notamment les affiches de la « Fête de la Transhumance » à Die, ainsi que des étiquettes pour des bouteilles de Clairette de Die. Une sculpture représentant une brebis créée par F'murr, intitulée « Brebis à la valise », est exposée devant l'ancienne mairie de Die, devenue "Place de l’Évêché". Ces travaux sont publiés dans le recueil Éloge de la pentitude, aux éditions Glénat en 2002.
En 1976, Jean-Pierre Dionnet propose à F'murr de travailler pour Métal hurlant dont il est le rédacteur en chef, en lui demandant une série de science-fiction. F'murr réalise tout d'abord un épisode de 4 planches intitulé Une aventure de Ludovic Gastéropode : les pieds sur l’estomac, dans lequel interviennent des extra-terrestres, puis un second épisode dans lequel il introduit le personnage de Jeanne d'Arc, ce qui provoque un dérapage de la série « dans une tout autre direction », la chute de chaque récit devant amener Jehanne sur le bûcher. Ainsi naît la série Jehanne d'Arc, qui connaît quelques récits de 2 pages chacun en 1976 et 1977. Alors que des changements interviennent dans la direction de Métal hurlant, F'murr est sollicité par la rédaction du nouveau mensuel (À suivre), auquel il propose Jehanne d'Arc (orthographiée Jehanne d'Arque), réalisant ainsi sa première histoire longue, pour laquelle il réutilise les récits déjà existant en les reliant entre eux, qui est publiée en album par Casterman dans la collection « Les Romans (A suivre) » en 1980 sous le titre Jehanne au pied du mur. Une suite, consacrée à Timofort, le fils de Jehanne, est publiée en 1985 sous le titre Tim Galère.
Toujours dans Pilote, il publie divers récits complets en quelques planches, ainsi quelques planches de Le Tarot de F'murr, publiées en album par les éditions Futuropolis en 1984, entre 1974 et 1983.
Parallèlement à ses créations pour Pilote, F'murr collabore épisodiquement avec l'éphémère magazine Le Canard sauvage où il publie quelques planches et le premier récit de Porfirio et Gabriel, et avec Charlie Mensuel dans lequel il publie quelques planches en 1973 puis 1975.
F'murr réalise également quelques courts récits complets et illustrations publiés dans (À suivre) entre 1978 et 1983.
Un personnage secondaire du Génie des alpages, Naphtalène (dont Thierry Groensteen note que son costume — jean et pull-over — rappelait celui de Gaston Lagaffe), bénéficie de sa propre série éphémère, créée en 1974 pour Pilote alors que le magazine, à l'origine hebdomadaire, devient mensuel, afin d'alterner les récits de cette nouvelle série, en cinq ou six planches, avec ceux du Génie des alpages. Selon F'murr, Guy Vidal, le rédacteur en chef, ne comprenait pas la série et a mis de côté la dernière histoire pendant un an, ce qui l'a amené à l'abandonner. Quelques années plus tard, F'murr entame une longue histoire en 80 planches destinée au mensuel (À suivre) qu'il abandonne après en avoir dessiné les 11 premières planches pour réaliser Jehanne d’Arc. Les planches de Naphtalène sont reprises dans l'album Tartine de clous, avec d'autres récits divers, en 1981.
En 1976, F'murr collabore épisodiquement à Fluide glacial où il publie quelques gags de Robin des boîtes (intitulé initialement F'Robin F'des F'Bois) qui sont repris en album, complétés par des inédits, en 1985 aux éditions Futuropolis puis réédités sous le titre Robin des Pois à Sherwood en 2011, à Circus où il publie quelques gags de Brahms et deux récits de Porfirio et Gabriel, série initialement créée dans Le Canard sauvage, qui sont repris en album en 1980 aux éditions Futuropolis, ainsi qu'au magazine Ah ! Nana dans le no 3 duquel il publie le récit complet L'Père Raoul et Niace Podouce sur scénario d'Evane Hanska en 1977.
F'murr participe également à l'aventure du Trombone illustré pour lequel il réalise en 1977 quelques strips de Les Miroirs de Marguerite, quelques planches de Ala et Lolli et des illustrations.
Les récits de Vingt dieux, c'est le synode paraissent directement en album aux éditions Artefact en 1979.
En 1985 et 1986, F'murr publie dans (À suivre) un récit de récits se déroulant dans l'Afghanistan alors en guerre, sous le titre Histoires déplacées, qui sont repris en album par Casterman dans la collection Les Romans (A suivre) en 1987 sous le titre Le Char de l'État dérape sur le sentier de la guerre.
Pour le 50e anniversaire de la création du personnage de Spirou, F'murr invente Spirella, où Spirou devient un personnage féminin qui disserte avec un Spip devenu un énorme écureuil fumant le cigare, avec lequel elle entretient des relations très intimes, publié en album par les éditions Khani en 1988 sous le titre Spirella mangeuse d'écureuils.
F'murr crée par la suite, après Jehanne d'Arc, deux nouvelles gestes moyenâgeuses, Le Pauvre chevalier en 1990 pour la collection d'albums petit format de la collection « Comics » de Casterman, puis Les Aveugles en 1994.
Il meurt le dans le 3e arrondissement de Paris, à l'âge de 72 ans. Loin d'être retraité, il travaillait alors sur un quinzième tome du Génie des Alpages, dont les quelques pages réalisées seront publiées dans le dernier tome de l'intégrale chez Dargaud.
En 2020, Barbara Pascarel et Elisabeth Walter, amies de longue date de F'murrr, sont désignées gérantes de l’indivision successorale par les sœurs de l'artiste. Elles décident de régler les frais de succession par une dation de 238 originaux et autres documents à l'État, une première dans l'histoire de la bande dessinée. La dation est accueillie par la BnF, qui en dépose les œuvres au musée de la Bande dessinée à Angoulême et au musée Tomi Ungerer à Strasbourg.
Barbara Pascarel et Elisabeth Walter créent ensuite le fond de dotation "F'murrr au futur", visant à promouvoir et pérenniser l’œuvre de F'murrr, en travaillant notamment à des rééditions augmentées de ses albums.
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