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AccueilPierre Nora

Pierre Nora

 
Pierre Nora. Source: Wikipedia

Pierre Nora, né le dans le 8e arrondissement de Paris, est un historien français, membre de l'Académie française, connu pour ses travaux sur le « sentiment national » et sa composante mémorielle, sur le métier d'historien, ainsi que pour son rôle dans l'édition en sciences sociales. Son nom est associé à la Nouvelle Histoire.

Biographie

Famille

Juif ashkénaze, Pierre Nora est le fils du médecin Gaston Nora et de Julie Lehman, tous deux issus de familles de vieilles souches lorraines, et le frère du haut fonctionnaire Simon Nora.

Durant la Seconde Guerre mondiale, son père, qui a sauvé la vie de Xavier Vallat durant la Première Guerre mondiale, reste à Paris, tandis que les autres vont se réfugier en zone libre à Grenoble, puis dans un collège à Villard-de-Lans. Il doit finalement fuir pour échapper à la Gestapo. En 1944, la famille est de retour à Paris.

De 1964 à 1976, il a été l'époux de l'historienne de l'art et conservatrice de musée Françoise Cachin, décédée en 2011. Il est, depuis 2012, le compagnon de la journaliste Anne Sinclair.

Parmi ses nombreuses amitiés masculines : Pierre Vidal-Naquet, Gilbert Dagron, Philippe Verdier, René Char, Christian Bourgois, François Furet, Roger Stéphane, André Fermigier, Jean-François Revel, Jacques Derrida, Pierre-Jean Remy...

Parmi ses amitiés féminines, la princesse malgache Marthe (1910c-1983). Il a eu une relation avec Gabrielle van Zuylen[réf. nécessaire].

Formation

Après des études secondaires au lycée Carnot, il est au début des années 1950 élève en hypokhâgne puis en khâgne au lycée Louis-le-Grand, mais échoue trois fois au concours d'entrée à l'École normale supérieure. Il obtient par la suite une licence en philosophie et est reçu 41e à l'agrégation d'histoire en 1958.

Carrière universitaire

Il est professeur au lycée Lamoricière (aujourd'hui lycée Pasteur) d'Oran jusqu'en 1960 ; il en rapporte un essai publié sous le titre Les Français d'Algérie (1961).

Il est pensionnaire de la Fondation Thiers de 1961 à 1963, et assistant, puis maître-assistant à l'Institut d'études politiques de Paris de 1965 à 1977. Depuis 1977, il est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales.

Carrière dans l'édition

Parallèlement, Pierre Nora a mené une carrière importante dans l'édition. Il entre d'abord en 1964 chez Julliard, où il crée la collection de poche Archives. En 1965, il rejoint les éditions Gallimard : la maison d'édition, déjà bien installée dans le marché de la littérature, souhaite développer son secteur des sciences sociales. C'est lui qui accomplira cette mission en créant deux collections importantes, la Bibliothèque des sciences humaines en 1966 et la Bibliothèque des histoires en 1970, ainsi que la collection Témoins en 1967.

Chez Gallimard, Pierre Nora publie dans les collections qu'il dirige des travaux importants qui constituent généralement des références incontournables dans leurs champs de recherche, notamment :

  • Dans la Bibliothèque des sciences humaines, Raymond Aron (Les Étapes de la pensée sociologique, 1967) ; Georges Dumézil (Mythe et Épopée, 1968-1973) ; Marcel Gauchet (Le Désenchantement du monde, 1985) ; Marshall Sahlins (Âge de pierre, âge d'abondance, 1976) ; Étienne Balazs (La Bureaucratie céleste, 1968) ; Claude Lefort (Les Formes de l'histoire, 1978) ; Henri Mendras (La Seconde Révolution française, 1988) ; Michel Foucault (Les Mots et les Choses, 1966, L'Archéologie du savoir 1969) ; Geneviève Calame-Griaule (Ethnologie et Langage, 1966).
  • Dans la Bibliothèque des histoires, François Furet (Penser la Révolution française, 1978) ; Emmanuel Le Roy Ladurie (Montaillou, village occitan de 1294 à 1324, 1975, meilleure vente de la collection avec 145 000 exemplaires) ; Michel de Certeau (L'Écriture de l'histoire, 1975) ; Georges Duby (Le Temps des cathédrales, 1976) ; Jacques Le Goff (Saint Louis, 1997) ; Jean-Pierre Vernant (L'Individu, la mort, l'amour, 1989) ; Oskar Anweiler (Les Soviets en Russie, 1972) ; Maurice Agulhon (Histoire vagabonde, 1988-1996) ; Michel Foucault (Histoire de la folie à l'âge classique, 1972 ; Surveiller et punir, 1975, Histoire de la sexualité, 1976–1984).
  • Des chercheurs étrangers qu'il contribue à introduire en France, comme Ernst Kantorowicz (Les Deux Corps du roi, 1957, publié en 1989) ; Thomas Nipperdey (Réflexions sur l'histoire allemande, 1983-1992, publié en 1992) ; Karl Polanyi (La Grande Transformation, 1944, publié en 1983).

Fonctions administratives

Il a été président de la Librairie européenne des idées au Centre national du livre de 1991 à 1997 et membre du Conseil d'administration de la Bibliothèque nationale de France de 1997 à 2000.

Il est membre du Conseil scientifique de l'École nationale des chartes depuis 1991, du Conseil d'administration de l'Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles depuis 1995, et du Haut Comité des célébrations nationales depuis 1998.

La vie intellectuelle

En , il fait partie des membres fondateurs du Comité des intellectuels pour l'Europe des libertés.

En mai 1980, il fonde chez Gallimard la revue Le Débat avec le philosophe Marcel Gauchet ; elle devient vite l'une des revues intellectuelles françaises majeures, jusqu'à l'arrêt de sa publication en . Il a participé à la Fondation Saint-Simon, créée en 1982 par François Furet et Pierre Rosanvallon et dissoute en 1999.

En 1990, il fait partie du petit nombre d'historiens, avec notamment Pierre Vidal-Naquet et Madeleine Rebérioux, à s'opposer à la loi Gayssot.

Il s'est opposé à la loi du « portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur de Français rapatriés » en cosignant une pétition dans le quotidien Libération intitulée Liberté pour l'histoire. Cette loi, dont l'alinéa 2 de l'article 4 a été abrogé le , établissait que les programmes de recherche devaient accorder plus d'importance à la place de la présence française outre-mer et que les programmes scolaires devaient en reconnaître le rôle positif.

Pierre Nora est également très connu pour avoir dirigé Les lieux de mémoire, trois tomes se donnant pour but de faire un inventaire des lieux et des objets dans lesquels s'est incarnée la mémoire nationale des Français.

Il est signataire de l'appel de Blois (« Liberté pour l'Histoire »), le .

Critiques et controverses

Le pouvoir certain de Pierre Nora dans le monde de l'édition française l'a exposé à des critiques.

L'Âge des extrêmes

Ainsi il refuse en 1997 de faire traduire l'ouvrage d'Eric Hobsbawm The Age of extremes (1994), en raison de l'« attachement à la cause révolutionnaire » de son auteur. Nora explique que l'hostilité au communisme qui règne en France n'est pas propice à ce genre de publication, et que, bon gré mal gré, tous les éditeurs « sont bien obligés de tenir compte de la conjoncture intellectuelle et idéologique dans laquelle s'inscrit leur production ». Il rapporte aussi que François Furet, qui appelait à la traduction du livre dans une longue note du Passé d'une illusion (1995), lui aurait conseillé : « Traduis-le, bon sang ! Ce n'est pas le premier mauvais livre que tu publieras ». L'attitude de Nora donne lieu à polémique avec Serge Halimi, qui l'accuse de « maccarthysme éditorial » dans Le Monde diplomatique. Le livre est finalement publié en 1999 sous le titre L'Âge des extrêmes par les Éditions Complexe à Bruxelles, avec la collaboration du Monde diplomatique. Hobsbawm écrit à cette occasion un article dans Le Monde diplomatique intitulé « L’Âge des extrêmes échappe à ses censeurs », dans lequel il déclare notamment que « la résistance des éditeurs français, seuls parmi les éditeurs des quelque trente pays qui ont traduit L’Âge des extrêmes, ne laisse pas d’intriguer ».

La Pensée tiède

Dans La Pensée tiède, ouvrage constitué de deux articles parus dans la presse anglophone en et publié en français l'année suivante aux Éditions du Seuil, l'historien Perry Anderson impute particulièrement à Pierre Nora et François Furet l'évolution de la vie intellectuelle en France depuis les années 1980, et notamment le tournant conservateur marqué par l'emprise de l'« anti-totalitarisme ». Pierre Nora fait paraître sa réponse à la fin du livre d'Anderson, dans une postface intitulée « La Pensée réchauffée ». Il y interprète les critiques de l'historien britannique comme relevant d'une « nostalgie » de l'ancien poids prépondérant du gaullisme et du communisme dans les milieux politiques et intellectuels français, prédominance suscitant « ce révoltisme natif qui constitue l'autre face de cet autoritarisme militaire caractéristique de la culture et de la société françaises ». Nora souligne que la persistance d'un « révolutionnarisme » devenu sans objet exprime « un fondamental et tragique conservatisme français ». Ce texte donne lieu à une nouvelle polémique avec Serge Halimi.

Génocide arménien

Le , sur France Inter, à propos du génocide des Arméniens, il affirme que l'« affaire arménienne est très compliquée », parle d'immenses victimes et ajoute : « Si vous écrasez trois mouches, on peut aussi vous parler d'un génocide », des propos qui, selon Séta Papazian, du Collectif VAN (Vigilance Arménienne contre le Négationnisme), « interpellent sur la légitimité de l’historien à s’exprimer sur des sujets qu’il ne maîtrise visiblement pas ». Interrogé au sujet de la polémique qui s'ensuit, il indique qu'il est « hostile à toute qualification par la loi de l'Histoire » et que l'expression sur les mouches est une expression à « l'emporte pièce », puisqu'il emploie lui-même l'expression de génocide arménien. Dans un entretien publié par Libération, il précise toutefois que le mot génocide est difficile à manier pour un historien, qui lui préfèrera d'autres expressions (comme massacre de masse, anéantissement, extermination), et que son usage est souvent plus politique et idéologique que moral, précisant qu'« il ne s’agit pas, bien sûr, de nier la réalité et l’ampleur du massacre et du désastre arméniens. Si les Arméniens veulent utiliser le mot génocide, je n’y vois pas d’inconvénient, la République l’a reconnu, ça suffit ».

Dans une tribune du Monde, le chercheur Bruno Chaouat soutient l'opposition de Pierre Nora aux lois mémorielles dans la perspective d'une indépendance de la recherche à l'égard du pouvoir législatif, mais lui reproche de ne pas critiquer l'attitude du gouvernement turc concernant les recherches historiques sur le génocide arménien. Dans son entretien à Libération cité plus haut, il précise qu'il ne soutient pas la Turquie et qu'« il est indispensable que le gouvernement turc prenne l’initiative d’une commission internationale d’historiens à qui toute liberté de consultation des archives arméniennes et turques serait garantie. Ce gouvernement s’engagerait à en reconnaître les conclusions ».

Gérard Granel

Pour le directeur du Monde des livres, Jean Birnbaum, dans son interview de Nora, ce qui fait l’intérêt du livre Jeunesse c’est de savoir comment Nora a surmonté ses échecs, dont celui au concours d’entrée à Normale Sup, à propos duquel Pierre Nora répond :

« Je pense que cet échec, ça a été la chance de ma vie. J'ai connu beaucoup de caciques [élèves reçus premiers au concours] qui n’ont pas fait grand-chose et ont sombré dans la tristesse. L'exemple type, c'est le philosophe Gérard Granel [1930-2000], c'était un phare, en plus il était très beau, eh bien il a fini misérable, polygame, complètement drogué. Si j'avais réussi le concours, j'aurais eu une vie moins riche, moins indépendante. À l'université, j'ai toujours été le mouton à cinq pattes, mais c'est ce qui m'a donné ma liberté de faire ! Quand j'ai dirigé les Lieux de mémoire, j'ai pu traiter les contributeurs avec beaucoup de liberté, alors que je voyais mes amis Emmanuel Le Roy Ladurie ou Maurice Agulhon [1926-2014] être victimes de la hiérarchie et de la platitude universitaires... »

Les proches de Granel, dont sa veuve Élisabeth Rigal, ses étudiants et collègues, font connaître leur désapprobation au journal, qui publie alors un droit de réponse, suivi de la réponse de Pierre Nora.

Publications

Ouvrages

  • Les Français d'Algérie (préfacé par Charles-André Julien), Paris, Julliard, 1961.
  • « Ernest Lavisse : son rôle dans la formation du sentiment national », Revue historique, no 463, 1962.
  • Liberté pour l'histoire (avec Françoise Chandernagor), Paris, CNRS, 2008.
  • Présent, nation, mémoire, Paris, Éditions Gallimard (Bibliothèque des histoires), 2011.
  • Historien public, Paris, Gallimard, 2011.
  • Recherches de la France, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque des histoires, 2013.
  • Esquisse d'ego-histoire, Paris, Desclée De Brouwer, 2013.
  • Jeunesse, Paris, Gallimard, 2021, 238 pages (ISBN 978-2-07-293-867-2).
  • Une étrange obstination, Paris, Éditions Gallimard, 2022, 344 p. (ISBN 978-2-07-299541-5).

Principales directions d'œuvres collectives

  • Faire de l'histoire, avec Jacques Le Goff, Éditions Gallimard (Bibliothèque des histoires), Paris, 1974, 3 tomes : t. 1 Nouveaux problèmes, t. 2 Nouvelles approches, t. 3 Nouveaux objets.
  • Les lieux de mémoire (lieu de mémoire), Gallimard (Bibliothèque illustrée des histoires), Paris, 3 tomes : t. 1 La République (1 vol., 1984), t. 2 La Nation (3 vol., 1986), t. 3 Les France (3 vol., 1992), présentation en ligne.
  • Essais d'ego-histoire, Gallimard (Bibliothèque des histoires), Paris, 1987. Essais autobiographiques par sept grands historiens : Maurice Agulhon, Pierre Chaunu, Georges Duby, Raoul Girardet, Jacques Le Goff, Michelle Perrot et René Rémond.
  • De quoi l'avenir intellectuel sera-t-il fait, avec Marcel Gauchet, Paris, Gallimard (Le Débat), 2010.

Distinctions

Honneurs

  • Doctorat honoris causa de l'Université Laval de Québec en 1999.
  • Membre de l'Académie française, élu le , au vingt-septième fauteuil, où il succède à Michel Droit. Il est reçu le par René Rémond.

Décorations

  • Grand officier de la Légion d'honneur (Il est fait chevalier le , promu officier le , commandeur le , puis est élevé à la dignité de grand officier le ).
  • Grand-croix de l'ordre national du Mérite en 2022, (officier en 1993).
  • Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres (1994).

Prix littéraires

  • 1988 : Prix Diderot-Universalis.
  • 1991 : Prix Louise-Weiss de la Bibliothèque nationale de France.
  • 1993 : Grand prix Gobert de l'Académie française, pour Les lieux de mémoire.
  • 1993 : Grand prix national de l'histoire.
  • 2011 : Prix Jean-Zay.
  • 2012 : Prix Montaigne de Bordeaux, pour son ouvrage Historien public et pour l'ensemble de son œuvre,.
  • 2014 : Prix Dan David dans la catégorie Passé – Histoire et mémoire.
  • 2021 : Prix Jean-Jacques Rousseau de l'autobiographie pour son ouvrage Jeunesse (Gallimard).

Notes et références

Annexes

Bibliographie

  • (en) Richard C. Holbrook, « Pierre Nora (1931- ) », dans Philip Daileader et Philip Whalen (dir.), French Historians, 1900-2000 : New Historical Writing in Twentieth-Century France, Chichester / Malden (Massachusetts), Wiley-Blackwell, , 610 p. (ISBN 978-1-4051-9867-7, présentation en ligne), p. 444-460.
  • Rémy Rieffel, « Nora (Pierre) », dans Jacques Julliard et Michel Winock (dir.), Dictionnaire des intellectuels français : les personnes, les lieux, les moments, Paris, Le Seuil, (ISBN 978-2-02-099205-3), p. 1021-1022.
  • François Dosse, Pierre Nora : homo historicus, Paris, Perrin, 2011.

Articles connexes

  • Égo-histoire
  • Nouvelle Histoire
  • Le Débat
  • Marcel Gauchet

Liens externes

  • Ressources relatives à la recherche :
    • Cairn
    • Canal-U
    • Diffusion des savoirs de l'École normale supérieure
    • Persée
  • Ressources relatives à la littérature :
    • Académie française (membres)
    • Académie française (lauréats)
  • Ressource relative à plusieurs domaines :
    • Radio France
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Source : Article Pierre Nora de Wikipédia

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