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AccueilPaul Morand

Paul Morand

 
Paul Morand. Source: Wikipedia

Paul Morand, né le à Paris 8e et mort le à Paris 15e, est un écrivain, diplomate et académicien français.

Populaire durant l'entre-deux-guerres, il est l'auteur d'environ 80 ouvrages qui touchent à tous les genres littéraires. Il inspire après 1945 une nouvelle génération d'écrivains, les Hussards.

Opérant un virage ouvertement antisémite dès les années 1930, collaborationniste durant la Seconde Guerre mondiale, il est ambassadeur de l'État français de Vichy.

Morand posa quatre candidatures à l'Académie française, jusqu'à être accepté en 1968, Charles de Gaulle ayant notamment mis son veto, avant de le lever la dernière fois.

Biographie

Jeunesse

Son père, Eugène Morand (1853-1930), occupe à Paris, notamment grâce à l'entremise de son beau-frère Abel Combarieu, secrétaire général et directeur du cabinet civil de la présidence de la République, plusieurs fonctions liées à l'art : conservateur du Dépôt des marbres en 1902, directeur de l'École nationale supérieure des arts décoratifs en 1908. Il fréquente également des poètes, dont le cercle des Amis de Mallarmé, des artistes et sculpteurs, dont Auguste Rodin, pendant la jeunesse de Paul. On lui prête cette simple réponse à la sempiternelle question : « Que voulez-vous faire de votre fils ? — Un homme heureux. ». Il meurt en 1930.

La mère de Paul, née Marie-Louise Charrier le , issue d'une famille de négociants et de magistrats parisiens, est une femme douce, très catholique. Elle entretient avec son fils une relation faite d'affection et d'admiration, qui aura un rôle majeur dans la vie du diplomate écrivain. Veuve en 1930, elle fait de fréquents séjours estivaux chez son amie Suzanne Lalique, au Prieuré de la Mothe. Paul l'y rejoint souvent, se liant avec les invités habituels, écrivains, tel Jean Giraudoux, ou jeunes peintres dont le fidèle Raymond Legueult, qui fut un élève apprécié d'Eugène Morand aux Arts-Déco. Elle meurt en 1947.

Le jeune Paul apprend l'anglais très tôt et se rend à Londres à plusieurs reprises durant son adolescence (1902, 1903, 1904, 1908, 1909, 1913). Il visite aussi Venise et l'Italie du Nord, et chaque été séjourne pendant un mois près du lac de Côme.

Il entre au collège Jules-Ferry de Paris, puis au lycée Chaptal.

Dans Propos Secrets, Roger Peyrefitte mentionne Morand à propos du « scandale Fersen » dans lequel plusieurs de ses jeunes condisciples du lycée Carnot paraissent avoir été victimes de pédophilie ; il publie la lettre (non datée) que celui-ci lui adressa à la suite de la publication de L'Exilé de Capri (1959) — que Morand rebaptisa Uranus 1900 — qui lui avait rappelé « certains épisodes de son enfance » — sans dire lesquels.

Il rate l'oral de philosophie de son baccalauréat en 1905. Jean Giraudoux devient son précepteur et le jeune Paul se transforme tout d'un coup en élève assidu. Il intègre l'École libre des sciences politiques, dont il est diplômé en 1905 (section diplomatique). Il termine premier au concours du Quai d'Orsay. Son oncle Abel Combarieu introduit Morand aux Affaires étrangères (service du Protocole) en 1912. Tout en débutant dans la carrière administrative, où il reçoit l'appui de Philippe Berthelot, il fréquente les milieux littéraires, fait la connaissance de Jean Cocteau et de Marcel Proust — qui vient d'ailleurs le rencontrer chez lui — et s'essaie à la poésie en composant une Ode à Marcel Proust.

Période d'avant-guerre

Attaché à l'ambassade de Londres, il rentre à Paris et est affecté au cabinet du ministre des Affaires étrangères pendant la Première Guerre mondiale. Il est ensuite en poste à Rome et à Madrid. Son amitié avec Philippe Berthelot lui permet de faire des missions diplomatiques qui sont en fait à but littéraire. Après son mariage, il se fait mettre en congé illimité mais réintègre la Carrière en 1939 : il est nommé à Londres pour diriger la Mission économique française.

Ses premiers textes publiés sont des poèmes, notamment Lampes à Arc en 1919. Mais il fait sa véritable entrée en littérature en 1921 avec la parution de son premier ouvrage en prose, Tendres stocks, un recueil de nouvelles préfacé par Proust.

Au cours des années 1920-30, il écrit de nombreux livres, récits de voyage, romans brefs et nouvelles (Ouvert la nuit, Lewis et Irène…), qui frappent par la sécheresse du style, le génie de la formule et la vivacité du récit, mais aussi par la fine description des pays traversés par l'auteur ou ses personnages, généralement de grands bourgeois cultivés aux idées larges.

Joséphine Baker, qui triomphe alors avec ses « danses nègres » au music-hall, lui aurait inspiré le personnage de la danseuse afro-américaine Congo initiée aux rites vaudou dans le Harlem des années 1920, qui apparaît dans une des huit nouvelles de Magie noire (1928)[réf. souhaitée].

Durant la même période, il pratique le journalisme, notamment pour Le Figaro. Il exerce aussi le métier d'éditeur en dirigeant chez Gallimard la collection « Renaissance de la nouvelle », où paraît en 1938 Nouvelles orientales de Marguerite Yourcenar. Il est également membre du comité de direction de l'association du Foyer de l’abbaye de Royaumont.

Le , à Paris, il épouse la riche aristocrate roumaine d'origine grecque Helena Chrissoveloni, princesse Soutzo (1879-1975). Les Morand donnent à cette époque de somptueuses réceptions dans leur hôtel parisien du no 3 de l'avenue Charles-Floquet, dont le salon d'une surface de près de 100 mètres carrés, ce qui faisait dire à Maurice Martin du Gard qu'« il paraissait désert quand il ne s’y trouvait que vingt personnes », ainsi qu'au château des Mesnuls, propriété du frère d'Hélène, banquier cultivé et polyglotte.

Seconde Guerre mondiale

Parmi les faits marquants de la vie de Morand, on note son attitude durant la Seconde Guerre mondiale et sa proximité avec le régime de Vichy, de même que son antisémitisme, lequel transparaît déjà dans certains de ces textes publiés avant guerre, comme France-la-doulce.

À Londres, son anglophobie et son antisémitisme imprègnent son Journal de Guerre (tome I) : « Ma doctrine n’a jamais varié : cette guerre fut une folie, nous serons battus, nous aurons la commune puis le fascisme […]. Je ne sais pas quelle figure prendra la défaite, mais elle sera. […] Tout nous préparait : les Juifs apparaissant comme des asticots dans ce qui gâte » (). Le , Morand, rallié au nouveau régime, prend l’initiative de se rendre à Vichy et dénonce, dans son dernier rapport, ses collègues anglophiles de l’ambassade. Le gouvernement de Vichy ne le récompense cependant pas pour son ralliement.

Sur le choix de Vichy par Morand, le regard de Charles de Gaulle est ainsi rapporté par Alain Peyrefitte : « […] Laval ne lui demandait même pas de rentrer […]. Il est parti par le même bateau que l'ambassade. On ne voulait pas de lui à Vichy et on lui a tenu rigueur de son abandon de poste. Il était victime des richesses de sa femme. Pour les récupérer, il s'est fait nommer ministre de Vichy à Bucarest. Puis, quand les troupes russes se sont approchées, il a chargé un train entier de tableaux et d'objets d'art et l'a envoyé en Suisse. Il s'est fait ensuite nommer à Berne, pour s'occuper du déchargement. […] Les possédants sont possédés par ce qu'ils possèdent. »

Après avoir été mis à la retraite d'office en 1940, il est nommé, lors du retour de Pierre Laval, membre de son cabinet à Vichy (1942). Fréquentant les élites vichyssoises, il est au courant de la Shoah et de ses modalités, comme il l’écrit dans son Journal de Guerre. Ainsi, en octobre 1942, Morand note dans son journal, à propos des territoires conquis : « Le bruit court depuis quelque temps que les Polonais sont très durement traités […] Quant aux Juifs il n’en reste presque plus. On dit à Vichy couramment qu’ils ont été gazés dans leurs baraquements. Il est nommé en septembre 1943 ambassadeur de France en Roumanie, pays d'origine de la famille de son épouse. Jean Jardin, éminence grise de Pierre Laval, favorise son départ de Bucarest en 1944, lors de l'avancée des troupes russes, et le fait nommer en Suisse.

Lorsque la guerre se termine, il est ambassadeur à Berne, ce qui lui vaut d'être révoqué à la Libération par le général de Gaulle ; son action durant l'Occupation lui vaudra longtemps une solide inimitié de ce dernier qui, après son retour au pouvoir en 1958, empêchera jusqu'en 1968 son entrée à l'Académie française. À cause de cela, Morand l'appelle toujours avec mépris « Gaulle », notamment dans sa correspondance avec son ami Jacques Chardonne.

Louis-Ferdinand Céline, lourdement condamné pour faits de collaboration, a envers Paul Morand la dent encore plus dure, dans son style bien personnel :

« Et Paul Morand donc ! Même pas inculpé ! Qui se balade fort librement en Suisse ! Charmant Jean-foutre deux fois ambassadeur de Pétain ! Grands seigneurs évidemment… auxquels la loi rigoureuse ne s'applique pas comme aux voyous de mon espèce ! »

Période d'après-guerre

Après la Guerre, il est contraint à l'exil à Vevey en Suisse. Il y passe une dizaine d'années avant d'être à nouveau admis sur le sol français. Il lui est toujours reproché ses amitiés du temps de Vichy et le soutien de l'Occupant à la publication de ses ouvrages, tandis que lui-même proteste de son intégrité. Il fait partie, avec Fabre-Luce ou Jouvenel, de ces grands bourgeois exilés qui « ne tolèrent aucun reproche et n'imaginent aucun retour sur eux-mêmes ». Son Journal inutile montre qu’il n’a rien changé, ni amputé, de ses opinions politiques : « [le temps de] Morand semble s'être brutalement arrêté du côté de Vichy en 1942. Spectaculaire phénomène de vitrification » dira Pierre Lepape.

Prémonitoire, il écrit en 1941 :

« Si la vie est un rêve, l'exil est un lourd sommeil qui ressemble à la mort. »

— Chroniques de l'homme maigre

Durant ces années, il se consacre à la poursuite de son œuvre, marquée par des orientations nouvelles et, notamment, par un intérêt nouveau pour l'Histoire, ainsi qu'en témoignent Le Flagellant de Séville et Fouquet ou le Soleil offusqué.

En 1946, il s'exile partiellement à Tanger, fuyant les accusations de collaboration. Il y écrit Hécate et ses chiens, une histoire troublée qui dépeint le Tanger des années 1920. Il y vécut environ dix années, jusqu'en 1956, à la « Villa Shakespeare », rue Bakali.

Il devient à la même époque, avec Jacques Chardonne, le modèle et le protecteur d'une nouvelle génération d'écrivains appelée par la suite les Hussards. Il entretient une relation quasi filiale avec le premier d'entre eux, Roger Nimier.

Fin de vie

Il est élu à l'Académie française le au fauteuil no 11 de Maurice Garçon, élu en 1946. Le chef de l'État, contrairement à la tradition, ne le reçoit pas, après avoir pourtant levé son veto de manière implicite en déclarant au secrétaire perpétuel, Maurice Genevoix : « Paul Morand… qui va être des vôtres, n'est-ce pas ? »

Il survit un an et demi à son épouse, morte le . Il meurt à l'hôpital Necker à Paris. Conformément aux dispositions de son testament, ses cendres sont mêlées à celles de son épouse à Trieste, ville dont sa famille était originaire.

La peintre et décoratrice bordelaise Madeleine Mulle (1898-1979), le peintre Bertrand Morand, ainsi que leur fille, Marie-Claude Morand, née à Bordeaux le , n'ont rien à voir avec lui.

Dans la biographie qu’elle lui a consacrée, Pauline Dreyfus indique que c’est de sa liaison avec May de Brissac que serait née en 1939 l’écrivaine Elvire de Brissac, ajoutant « Cette paternité est, dans le petit milieu parisien, un secret de polichinelle ».

Œuvres

Poèmes

  • Lampes à Arc, avec un dessin de l'auteur, Paris, Au sans pareil, 1920, rééd. René Kieffer, 1926, lithographies de Frans Masereel
  • Feuilles de Température, Paris, Au sans pareil, 1920
  • Poèmes complets (1914-1924), Paris, Au sans pareil, 1924
  • Poèmes, Toulouse, éditions Richard, 1928
  • U.S.A., Paris, Au sans pareil, hors-commerce, 1928

Nouvelles et recueils de nouvelles

Romans

  • Lewis et Irène, E.Flammarion, 1923, Grasset, 1924, Émile-Paul, 1925 — avec illustrations de Jean Oberlé, 1926
  • Flèche d'Orient, Gallimard, 1932
  • France-la-doulce, N.R.F., 1934
  • Bug O' Shea, Laboratoires Deglaude, 1936, Louis Icart illustrateur
  • L'Homme pressé, Gallimard, 1941
  • Montociel, Rajah aux Grandes Indes, Genève, Éditions du Cheval Ailé, 1947
  • Le Flagellant de Séville, Fayard, 1951
  • Hécate et ses chiens, Flammarion, 1954 Certains passages « scabreux » furent utilisés par les opposants à sa candidature à l'Académie pour la boycotter.
  • La Dame Blanche des Habsbourg, Robert Laffont, 1963
  • Tais-toi, Gallimard, 1965
  • Les Extravagants, scènes de la vie de bohème cosmopolite, écrit en 1910-1911, édition posthume en 1986 chez Gallimard
  • Romans, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade (éd. Michel Collomb)

Essais et portraits d'écrivains et de personnages historiques

Récits de voyage et portraits de villes

Chroniques

  • Chronique du XXe siècle
    • I. L'Europe galante, 14 nouvelles (Europe), Vertès, 1927 (avec des lithographies en noir) ; Grasset, 1925 ; Ferenczi, 1928
    • II. Bouddha vivant (Asie), Grasset et Calmann-Lévy, 1927 ; Aux Aldes, 1928 (avec des eaux-fortes d'Alexieiff) ; Ferenczi, 1928
    • III. Magie noire (Afrique), 8 nouvelles, Grasset, 1928 ; Flammarion et Ferenczi, 1930
    • IV. Champions du Monde (Amérique), Grasset, 1930
  • Papiers d'identité, Grasset, 1931
  • Mes débuts, Grasset, 1933
  • Rond-Point des Champs-Élysées, 1935
  • Réflexes et Réflexions, Grasset, 1939
  • Chroniques de l'homme maigre, Grasset, 1940
  • Propos des 52 semaines, Milieu du Monde, 1942
  • L'Eau sous les ponts, Grasset, 1954

Éditions récentes

  • Morand - Mon plaisir en géographie, choix de chroniques présentées par Olivier Aubertin, Éditions NIC :
    • D'autres Venise, 2010 ; Rhin et Danube, 2011 ; Bains de soleil, 2011 ; So British !, 2012
  • Carnets d'un voyage aux Antilles, nov.-déc. 1927, Passage(s), 2016
  • J'ai eu au moins cent chats, Grasset (Les Cahiers Rouges), 2020

Théâtre

  • Le Procès de Fouquet précédé de Orléans et Bourgogne, et suivi de Eugénie et Charlotte, Passage(s), 2018

Correspondance

« Morand est tout entier dans ses lettres […] cet incomparable épistolier offrait de fulgurantes visions sur la politique, les mœurs, l'histoire ou les élans du cœur […] ce qui éclate le plus, c'est la générosité. »

— Prière d'insérer de « Lettres à des amis et à quelques autres »

La longue correspondance inédite de Paul Morand avec Jacques Chardonne (mort en 1968) contient assez de critiques venimeuses sur leurs contemporains, dont Charles de Gaulle, André Malraux, François Mauriac, Josette Day, pour qu'ils en interdisent la publication — « Tout cela dans trente ans ne blessera plus », croit Chardonne — et que Morand la dépose en 1967 à la bibliothèque de Lausanne, où elle est consultable depuis 2000.

Gallimard la publie en trois tomes dans sa collection Blanche à partir de 2013. Le premier tome couvre leurs échanges de 1949 à 1960. Le deuxième (2015) de 1961 à 1963. Le troisième tome a paru en 2021. Gallimard a publié également Correspondance avec Roger Nimier (1950-1962), édition de Marc Dambre en 2015.

François Dufay commente ainsi la nouvelle parution de la correspondance Morand-Chardonne :

« Les deux crocodiles n'ont rien renié de leur vichysme d'antan. Morand y peste contre "l'enjuivement" de l'Académie Goncourt, traite tel écrivain de "merde juive". Sa phobie antisémite n'a d'égale que sa détestation des homosexuels, tombant au niveau de graffiti de vespasienne […]. L'aigreur colérique s'accentue au fil des années 60, mêlée à la nostalgie. »

En 2021, les éditions Albin Michel publient les lettres adressées par Paul Morand à son vieil ami Pierre Benoît, correspondance qui tourne autour de la « fièvre verte » et de son élection manquée à l’Académie française en 1958.

Emmanuel Berl a offert à Bernard Morlino sa correspondance avec Morand; le résultat est Berl, Morand et moi (Le Castor Astral, 2007)

Journaux et souvenirs

  • Journal d'un attaché d'ambassade, 1916-1917 (La Table Ronde, 1948 ; Gallimard, 1963 ; La Table Ronde, 1974)
  • Giraudoux, souvenirs de notre jeunesse (La Palatine, 1948)
  • Le Visiteur du soir, Marcel Proust (La Palatine, 1949)
  • Journal inutile, mémoires en 2 volumes (Gallimard, 2002)
  • Préface de Ce que je voulais vous dire aujourd'hui, choix de lettres de Chardonne avec deux lettres de Morand (Grasset, 1970, mais prépublication dans La Revue de Paris en 1968)
  • Journal de Guerre, Londres-Paris-Vichy, 1939-1943 (Gallimard, 2020)
  • Journal de Guerre, Roumanie-France-Suisse, 1943-1945 (Gallimard, 2023)

Varia

Morand écrit les paroles de trois chansons mises en musique par Maurice Ravel en 1932 pour Don Quichotte à Dulcinée :

  • Chanson romantique
  • Chanson épique
  • Chanson à boire

Notes et références

Annexes

Iconographie

  • Jacques-Émile Blanche, portrait de l'écrivain (musée des beaux-arts de Rouen)
  • Marie Laurencin, Portrait de Paul Morand, pastel de 1927
  • Jean Cocteau, Portrait de Paul Morand, dessin de 1928
  • Raymonde Heudebert, Portrait de Paul Morand en costume chinois (musée des beaux-arts de Rouen)
  • Valentine Hugo, Paul Morand, dessin de son portrait
  • Romaine Brooks, Portrait de Paul Morand, huile sur toile, 1925 (musée de Poitiers)
  • Arno Breker, buste de l'écrivain

Adaptations filmiques

  • 1927 : La Glace à trois faces, film français de Jean Epstein D'après sa nouvelle éponyme publiée en 1925 dans le recueil de nouvelles L'Europe galante.
  • 1937 : La Mort du cygne réalisé par Jean Benoit-Lévy et Marie Epstein
  • 1947 : La Danse inachevée, remake américain de La Mort du cygne
  • 1976 : Milady, téléfilm français de François Leterrier
  • 1977 : L'Homme pressé, film français d'Édouard Molinaro
  • 1982 : Hécate, maîtresse de la nuit, film de Daniel Schmid, d'après Hécate et ses chiens

Bibliographie

Articles

  • Dossier Paul Morand (Le Magazine littéraire, no 129 p. 8 à 24)
  • Anne Struve-Debeaux, « L’Espace de Paul Morand », Etudes de langue et littérature françaises no 60, éd. Hakusuisha, Tokyo, 1992, p. 124-132
  • Benoît Pivert, « Un vieil homme attaché à la quille d'un navire en perdition - Paul Morand et son Journal inutile », Revue d'Art et Littérature, Musique,
  • Samuel Douhaire, « Sous Vichy, les jours sombres de Paul Morand, écrivain en zone grise », Télérama,

Biographies

  • Ginette Guitard-Auviste, Paul Morand, préface de Pierre de Boisdeffre, avec cinq textes inédits, Éditions universitaires, 1956, puis nouvelle édition, Balland, 1994
  • Pauline Dreyfus, Paul Morand, éd. Gallimard, coll. « NRF Biographies », 2020, Prix de la biographie de l'Académie française 2021

Essais

  • Jacques Chardonne, Paul Morand, Les Cahiers de l'Ouest,
  • Denise Bourdet, Paul Morand, cet inconnu, dans Pris sur le vif, Paris, Plon, 1957
  • Bernard Delvaille, Paul Morand - le poète, avec cinq textes inédits, Éditions Seghers, coll. Poètes d'aujourd'hui, no 136, 1966, rééd. 1976, rééd. 1984
  • W. Chevalier, Essai critique sur Paul Morand, Académie canadienne-française, 1971
  • Marcel Schneider, Morand, notes et documents de G. Guitard Auviste, Éditions Gallimard, 1971
  • Pascal Louvrier et Éric Canal-Forgues, Paul Morand, le sourire du hara-kiri, Éditions Perrin, Paris, 1994 (ISBN 2-262-00943-0) ; nouvelle édition Paris, Éditions du Rocher, 2006
  • Michel Collomb, Paul Morand, petits certificats de vie, Hermann, Paris, 2006 (ISBN 978-2-7056-6615-6)
  • François Dufay, Le Soufre et le Moisi. La droite littéraire après 1945. Chardonne, Morand et les hussards, Paris, Éditions Perrin, 2006 (ISBN 2-262-01907-X)
  • Basile Tardivel, La Plume et le Rasoir : style et culture équestres dans Milady de Paul Morand, Gaël, Cheval Culture, 2010

Roman

  • Pauline Dreyfus, Immortel, enfin, Grasset, 2012

Émissions

  • Deux vidéos « Archives du XXe siècle », Paul Morand (août 1970, postface en 1974), par Pierre-André Boutang [accessibles sur abonnement Madelen/INA]

Liens externes

  • Archives conservées par : Archives littéraires suisses (CH-000015-0: ALS-Morand, detail.aspx?ID=940439)
  • Ressources relatives aux beaux-arts :
    • Artists of the World Online
    • Delarge
    • MutualArt
    • National Gallery of Art
    • National Portrait Gallery
    • RKDartists
    • Union List of Artist Names
  • Ressources relatives à la musique :
    • International Music Score Library Project
    • Discogs
    • MusicBrainz
    • Rate Your Music
  • Ressources relatives à l'audiovisuel :
    • AllMovie
    • Allociné
    • Filmportal
    • IMDb
  • Ressources relatives à la littérature :
    • Académie française (membres)
    • Internet Speculative Fiction Database
  • Ressource relative au spectacle :
    • Les Archives du spectacle
  • Ressource relative à la recherche :
    • La France savante
  • Ressource relative à plusieurs domaines :
    • Radio France
  • Publications de et sur Paul Morand dans le catalogue Helveticat de la Bibliothèque nationale suisse
  • Riche album photo des couvertures des livres de Paul Morand
  • Université McGill : « Le roman selon les romanciers », recensement et analyse des écrits non romanesques de Paul Morand
  • Collection Paul Morand dans la base de données Helveticarchives respectivement inventaire en ligne (EAD) aux Archives littéraires suisses
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Source : Article Paul Morand de Wikipédia

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