Copier le code suivant sur le site où vous voulez afficher le kiosque
<iframe height="200" style="border: 0px; overflow:hidden" width="100%" scrolling="no" title="Nouveau" src="https://new.mabib.fr/bibliotheque/java/kiosque?titre=Nouveau&style_liste=diaporama&nb_notices=20&only_img=1&aleatoire=0&tri=1&nb_analyse=50&op_hauteur_img=150&op_transition=fade&op_largeur_img=95&op_hauteur_boite=200&op_captions=0&op_autoplay=0&op_visible=0&op_speed=0&op_auto=0&op_scroll=1&rss_avis=1&id_catalogue=5&id_panier=&profil_redirect=&boite=boite_de_la_division_gauche&id_module=7&profile_id=1&id_user=0&styles_reload=0&type_module=KIOSQUE&division=1&id_profil=1&vue=diaporama"> </iframe>Christiane Rochefort est une écrivaine française, née le à Paris 14e et morte le à La Garde (Var).
Elle publie certains livres sous les pseudonymes de Benoît Becker et Dominique Féjos, avant le véritable début de sa carrière littéraire avec Le Repos du guerrier, à 41 ans.
Christiane Rochefort était la fille de René Rochefort et Jeanne Écolan . Pendant la Seconde guerre mondiale, sa mère Jeanne Écolan était intégrée sous le pseudo de « Flora » au dispositif clandestin de planques de la direction du Parti communiste français chapeauté par Arthur Dallidet puis par son frère Raymond. Elle avait notamment hébergé Henri Raynaud après l'évasion de ce dernier du camp de Châteaubriant en juin 1941 Après des études inachevées de psychiatrie, puis d'ethnologie et de psychologie à la Sorbonne, Christiane Rochefort occupe des emplois de bureau au ministère de l'Information et, pendant plusieurs années, du journalisme pour le Festival de Cannes d'où elle sera renvoyée. Elle travaille également avec Henri Langlois à la Cinémathèque de Paris.
En , elle signe le Manifeste des 121, titré « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie ».
Militante, elle participe activement au premier MLF et, en 1971, contribue avec Simone de Beauvoir, Gisèle Halimi, Jean Rostand et quelques autres, à créer le mouvement féministe Choisir la cause des femmes.
Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (22e division).
Deux fois lauréate de prix littéraires (Prix de la Nouvelle Vague en 1958, Prix Médicis en 1988), elle élabore une œuvre composite où les études psychologiques (Les Petits Enfants du siècle, 1961) côtoient les études de mœurs (Le Repos du guerrier, 1958, Encore heureux qu'on va vers l'été, 1975) et des ouvrages faisant appel au surnaturel et à l'excessif baroques, tel Archaos ou le Jardin étincelant (1973), qui décrit, sous des allures de conte traditionnel sinon d'historiographie officielle imaginaire, la naissance et les aventures de celui qui deviendra, par succession héréditaire, le Roi du pays d'Archaos.
Christiane Rochefort est surtout connue pour son engagement féministe. Membre du MLF, elle a notamment participé au dépôt de gerbe à la femme du Soldat inconnu à l’Arc de triomphe en 1970. Mais l'engagement de l'autrice était bien plus large : elle luttait contre toutes les dominations. Celle des adultes sur les enfants, par exemple, à laquelle elle a consacré plusieurs livres. Interrogée par France Culture en 1976, elle disait :
« Les enfants on ne les connaît pas parce que tout en les observant on les contrôle et on les surveille, tout simplement car on est des adultes. On est le pouvoir, l'enfant sait qu'il est contrôlé et qu'il peut être puni.»
Son chef-d'œuvre, La Porte du fond (1988), raconte l'insoumission d'une jeune fille confrontée à un père incestueux. Dans Printemps au parking (1969), un adolescent fuit sa famille et découvre l'amour homosexuel tandis que Encore heureux qu'on va vers l'été (1975) narre la fugue de toute une classe de cinquième.
Elle n'en signe pas moins au côté notamment de Gabriel Matzneff une pétition en faveur d'un pédophile dans le cadre de l'Affaire des films de la FNAC parue dans le journal Libération le 23 mars 1979, et partant du principe que l'enfant de 7 ans au moment du viol aurait été consentante.
Écologiste, elle a rejoint Les Amis de la terre dans les années 1980 et a contribué à la revue Le Sauvage , créé par le fondateur de l'association. Elle a soutenu le premier candidat écologiste à l'élection présidentielle René Dumont. Dans une de ses œuvres les plus connues, Les Petits Enfants du siècle, « Rochefort s'attaque à l'urbanisme, à la violence de l'architecture, qui impose un mode de vie et de pensée, et elle dénonce les ravages de la société de consommation », détaille la professeure de littérature française Martine Sagaert dans Nouvelles Questions féministes.
« Au fait, j'aime la littérature de révolte, de résistance, de remise au clair », résume l'autrice dans un entretien, en 1981.
Christiane Rochefort a utilisé le pseudonyme collectif de Benoît Becker pour des histoires écrites avec Guy Bechtel, Jean-Claude Carrière, Stephan Jouravieff et José-André Lacour aux éditions Fleuve Noir, coll. « Angoisse" ».
Ce contenu est mis à disposition selon les termes de Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les Mêmes Conditions 3.0
Contributeurs : voir la liste
| Accès pro. |
© 2006-2026 - Propulsé par Bokeh
|
