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<iframe height="200" style="border: 0px; overflow:hidden" width="100%" scrolling="no" title="Nouveautés" src="https://new.mabib.fr/CMA/java/kiosque?titre=Nouveaut%C3%A9s&style_liste=diaporama&nb_notices=20&only_img=1&aleatoire=0&tri=1&nb_analyse=50&op_hauteur_img=150&op_transition=fade&op_largeur_img=200&op_hauteur_boite=200&op_captions=0&op_autoplay=0&op_visible=0&op_speed=0&op_auto=0&op_scroll=1&rss_avis=1&id_catalogue=&id_panier=&profil_redirect=&boite=boite_de_la_division_gauche&profile_id=1&id_user=0&styles_reload=0&type_module=KIOSQUE&division=1&id_module=7&id_profil=1&vue=diaporama"> </iframe>Nicolas Formé (Paris, -Paris, ) est un compositeur français.
À vingt ans, il est admis comme clerc à la Sainte-Chapelle du Palais, et, trois ans plus tard, comme chantre ordinaire (choriste employé de manière permanente, par opposition à un interprète « extraordinaire »). En 1595, il est haute-contre à la Chapelle royale sous l'autorité du sous-maître, Eustache Du Caurroy (le maître était un ecclésiastique sans fonction musicale). En 1609, il succède à cet auteur réputé. Il sera aussi compositeur de la Chapelle jusqu'à sa mort.
Personnage haut en couleur, de caractère difficile, libre de mœurs et avide d'honneurs, il provoqua quelques heurts à la Sainte-Chapelle. Sa musique était fort appréciée, notamment par Louis XIII et par son premier ministre, le cardinal de Richelieu. C'est ainsi que, prêtre, il sut obtenir des bénéfices lucratifs : abbé commendataire de l'abbaye Notre-Dame de Reclus, au diocèse de Troyes, de 1624 à 1634, il fut également reçu chanoine de la Sainte-Chapelle en 1626. Il avait aussi bénéficié, de 1616 à 1624, des revenus d'une prébende canoniale de la collégiale Saint-Aignan d'Orléans.
Nicolas Formé laissait entendre qu'il était l'introducteur en France de l'écriture à double chœur. La prétention du maître parisien n'était sans doute pas tout à fait exacte, mais il est clair qu'il a su faire vivre une pratique caractéristique de la première moitié du XVIIe siècle : on trouve déjà des indications de double (voire triple) chœur dans des motets d'Eustache Du Caurroy ou de Sauvaire Intermet, notamment. Ce qui est certain, c'est que Formé étendit ce procédé, en l'adaptant à la messe polyphonique.
Louis XIII lui portait un attachement tel qu'après son décès sa musique fut saisie et placée dans une armoire dont le roi gardait personnellement la clé. Plus tard cela n'empêcha pas que, comme pour beaucoup d'autres auteurs, la quasi-totalité de son œuvre a été perdue. On a néanmoins conservé :
Dans sa Missa duobus choris, Formé recourt au style concertant, opposant un quatuor vocal à un autre ensemble à 5 voix. Le caractère est déjà celui du grand motet (celui-ci se développera à la Chapelle royale de Versailles à partir de l'époque de Louis XIV). Il est à noter que nulle part il n'est fait mention de participation instrumentale (contrairement à ce qui se pratiquera dans cette forme musicale à venir), mais les doublures instrumentales éventuelles ne figuraient jamais explicitement sur les livres de chœur sortis des presses des Ballard. Ses Magnificat, d'un usage sans doute plus strictement liturgique, sont d'un style souvent simple et peu orné.
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